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Les associations de la mémoire de l'exil républicain espagnol ont la tristesse de faire part du décès de Monsieur Manuel RODRIGUEZ BLANCO Sociologue, Architecte, Ecrivain survenu à l'âge de 67 ans.

L'incinération aura lieu le mercredi 6 mars 2013, à 14 h 45, au crématorium de Cornebarrieu.

Ci-dessous un texte hommage de Jean Ortiz

A Manuel Rodriguez-Blanco (Toulouse,1945...)

Eh Manu...

Faut pas partir comme ça Manuel...La monarchie espagnole pourrit et l'exigence républicaine monte, monte, Manuel. Le jour où nous hisserons le drapeau tricolore jaune-rouge-violet, tu seras avec nous. Nos tomaremos un fino.

Putain de crabe. Je ne me souviens pas s'il y en avait dans "Le chien andalou" de ce Bunuel que tu as tant aimé. Réussir une biographie de ce géant du cinéma, il fallait le faire Manuel. Tu resteras l'homme qui s'est hissé très haut pour nous faire adorer et comprendre davantage un Bunuel engagé avec et dans son époque, provocateur génial, révolutionnaire des idées et du cinéma, de ses formes, de ses thèmes, de son esthétique...Un Bunuel rouge comme nos Brigadistes et noir comme Durruti, noir comme la noirceur de Camaron.

Tu râlais tout le temps Manuel, et tu avais raison. "Vivimos tiempos que huelen a mierda, a neofranquismo". Et combien tu étais fidèle, en amitié, en convictions...Tu m'avais invité à "Cine Espana", de la belle ouvrage...Tu fus sociologue, architecte, , gentil chasseur de soutanes, professeur aux Beaux-Arts...mais surtout un passionné d'images, de ciné-ciné, de la vie quoi, et de vins, d'utopies émancipatrices, de nostalgies, de paysages, et que Dieu non de Dieu nous pardonne: de tauromachie. Qui se joue la vie aujourd'hui pour une esthétique Manuel, pour la beauté d'une "naturelle", éphémère mais gravée à jamais dans nos rétines, pour une "manoletina" millimétrée? Pour un frisson? Qui se la joue vraiment Manuel? Les militants, les toreros, notre immense José Tomas, les militants, les fous..."pero quedan pocos". "Eras, eres, uno de ellos". Tu étais l'un d'eux."Con duende".

Si tu veux nous écrire, tu connais notre adresse: "si nos quieres escribir, ya sabes nuestro paradero": en première ligne du combat républicain. Demain, l'Espagne sera Républicaine.

Jean Ortiz

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