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Photos de Rose-Marie Serrano militante très active en région parisienne pour la mémoire des républicains espagnols. Un grand merci à Rose-Marie pour son engagement et son aide précieuse
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Compte rendu et photos de Rose-Marie Serrano de la commémoration du 25 août 2013

Compte rendu de Rose-Marie Serrano de la commémoration du 25 août 2013

Hommages de la Libération de Paris le 25 août 2013

Cet après-midi, nos associations (Amis des Républicains Espagnols en région parisienne, Ay Carmela, ASEREF, MHRE-89, qui en juillet ont demandé, avec l’appui de nombreuses associations espagnoles et françaises, que l’on mentionnât les républicains espagnols, comme hommage, puisque pour la deuxième fois - non la première comme dit l’association FFREEE dans l’Indépendant du 24 août 2013- le drapeau tricolore de la Deuxième République espagnole serait dans les tribunes) ont rendu hommage sur la place de l’Hôtel de Ville de Paris, avec l’ACER (1) et des représentants de plusieurs associations espagnoles, aux combattants de la Nueve, arrivés le 24 août 1944 avec la deuxième Division Blindée du général Leclerc et entrés les premiers jusqu’à la Mairie de Paris. Jacques Milhas, de Cuba Sí, se joignit à nous avec amitié et fraternité.

D’abord nous prîmes quelques symboliques et amicales photos devant la café « Le Drapeau » et nous allâmes vers les minuscules mais très importantes plaques à la Nueve situées au N° 9 de la place de l’Hôtel de Ville.

Eloi Martínez, président d’ASEREF, notre porte-drapeau en 2012, transmit le Drapeau Tricolore de la II République à Marianne Vasquez, petite-fille de Joaquín Vasquez, combattant de la Nueve, en évoquant l’émotion que cela représentait pour nous tous, qu’une jeune reprît le grand symbole de la République espagnole et le portât avec fierté afin d’honorer tous les vaillants combattants de cette division, dont le courage et l’audace ont été reconnus par leurs chefs français.

Marianne nous fit un discours émouvant devant les plaques à la Nueve, « la colonne Dronne », que nous conclûmes en criant « Vive la République ! », suivi de l’intervention de Pascal Gabay, secrétaire de l’ACER, qui évoqua « nos frères brigadistes » inoubliables, qui arrivèrent en Espagne pour défendre la République, avec tant de détermination et d’acharnement.

Tamara Guerrero Vall, présidente de MERR-32, n’ayant pu nous rejoindre en raison du décès de sa mère, à son grand regret, et au nôtre, nous lui transmettons nos condoléances et notre salut fraternel.

Mari Sol González, déléguée d’ AGE Cantabria, évoqua les grandes luttes menées là-bas pour honorer les guérilleros, en particulier avec le guérillero Jesús de Cos Borbolla, qui nous accompagna en 2012 avec grand enthousiasme et dont nous nous souvenons avec amitié et nostalgie en raison de son absence.

Maria Amparo Sánchez- Monroy évoqua aussi, comme déléguée d’ AGE en France, la non-réparation et la non-reconnaissance envers les guérilleros, reconnus du point de vue « moral » mais non dans les faits, car ils sont toujours en Espagne, pour une grande partie de la population, des « bandits ». Cela rappelle le titre du passionnant livre « Ni bandits, ni vaincus, mémoires d’une geste héroïque, la guérilla antifranquiste en Cantabrie », dont nous fit cadeau l’an dernier Jesús de Cos.

Arrivèrent ensuite et intervinrent aussi Javier Moreno, président de l’Association Foro por la Memoria (Forum pour la Mémoire), qui souhaita que les Espagnols « soient libérés du franquisme » et qui exprima sa joie de voir que nous honorons les républicains espagnols en France, et Javier Ruiz Rico, secrétaire de la Fondation Domingo Malagón, qui souligna que notre hommage et celui de la Mairie de Paris constituent « une reconnaissance aux Espagnols qui participèrent à la Résistance au nazisme et qui aidèrent à la Libération de Paris et de tout le territoire français occupé, qui ne se fait pas dans leur patrie ; les gouvernements qui suivirent la mort du dictateur n’ont pas été capables encore de reconnaître leur pari pour la défense des valeurs d’égalité et de démocratie. Simplement pour eux ils n’existent pas et donc, non plus pour l’éducation des jeunes qui étudient dans les écoles et lycées l’histoire contemporaine de l’Espagne et de l’Europe. »

Nous chantâmes entre autres chansons « Ay Carmela », que nous savons tous, avec grand enthousiasme. Les aînées, Enriqueta et Julia, déposèrent de superbes fleurs tricolores sous les plaques et nous fîmes des photos avec tous les drapeaux des associations, avec les amis venus de loin et avec Julia, Enriqueta, Sylvia, Elsa, Michel, Félix, Jacques Milhas, Christina, Palmyre, Olivier, Enrique, notre porte-drapeau de París, toujours courageux malgré la pluie.

Nous partîmes vers les cérémonies officielles, sous une pluie tenace, qui découragea certains, qui nous obligea à nous cacher sous des parapluies. L’année prochaine nous en apporterons des tricolores (rouges, jaunes et mauves) afin de nous réjouir, si le soleil refuse de briller.

Ce furent, comme toujours, (j’y assiste pour ma part depuis 2010, année où je constatai avec stupéfaction l’absence totale de drapeaux républicains espagnols) des cérémonies très émouvantes et cette année, si on y a assisté en 2010 et en 2011 (comme un groupe de la région parisienne nous y étions - avec l’écrivain Enriqueta de la Cruz et Julián Vadillo, en vacances alors à Paris – avec un drapeau tricolore en 2011 mais dehors, car nous n’avions pas d’invitations, drapeau que l’on nous ordonna de baisser de façon péremptoire), surprenantes puisqu’ aujourd’hui il y en avait cinq : deux (ou trois) de la II République espagnole et deux (ou trois) d’associations diverses :

Marianne Vasquez, selon notre décision commune, portait le drapeau Tricolore au nom de toutes les associations signataires de la lettre au Maire de Paris, qui lui sont reconnaissantes de la présence de notre cher étendard et lui demandèrent aussi quelques mots de reconnaissance.

On ne mentionna que « le Régiment du Tchad » (dans lequel luttèrent tant de républicains espagnols), le général Leclerc, la Deuxième Division Blindée en Normandie, Alençon, Paris, Strasbourg. Selon les amis de l’ACER il était logique que l’on ne mentionnât pas la Nueve puisque le thème était le Conseil National de la Résistance et le changement de nom de la Place, qui est devenue « Place de la Libération », changement fort judicieux.

A part notre porte-drapeau de la République, la Tricolor étant acceptée encore cette année comme l’an dernier (où l’on nous précisa que l’on n’accepterait « que le drapeau de la II République »), accompagnée avec grande fraternité par le porte-drapeau de l’ACER-AVER (Pascal Gabay, qui vint avec des renforts de l’association), se trouvaient Joan Fabra, du Mémorial des Républicains espagnols de la base sous-marine de Bordeaux, qui portait aussi un drapeau tricolore, José Gonzalez d’ AGEF-FFI, portant le drapeau de son association, comme de l’autre côté des tribunes se trouvaient H. Farreny, portant le drapeau d’AGEF-FFI, comme l’an dernier ou (on ne voyait pas bien depuis l’ouest de la Place) un troisième drapeau tricolore et Rosy Godet, présidente de FFREEE, portant celui de son association. C’est-à-dire que si l’on compare avec la situation de 2010 et de 2011, la situation actuelle des symboles de la lutte des guérilleros en France, de l’exil et de l’étendard de la II République est presque parfaite à Paris, à moins que ne s’ajoutent quelques drapeaux de plus d’autres associations mémorielles à l’avenir, ce que beaucoup approuveront.

Selon moi, le drapeau de la République résume tous les autres puisque les guérilleros, les déportés, les résistants, et même les libertaires, étaient, pensons-nous, républicains dans la mesure où ils souffrirent les persécutions dues à leur appui au Front Populaire ou des luttes de 1934, mais on peut concevoir le besoin de la présence de tous les drapeaux, comme sont présents ceux de nombreuses associations, de déportés (celui porté par Madame Claude Berducad, porte-drapeau de la Fédération Nationale de Déportés, Internés Résistants et Patriotes), celui porté par Katy Giraud, porte-drapeau des familles de fusillés assassinés dans le Calaisis, un porte-drapeau des combattants en Algérie, beaucoup d’autres.

Nous déplorons que cette année, par contre, Monsieur le Maire de Paris ne parlât point, qu’on ne nous laissât pas entrer avec des pins et des écharpes tricolores (mais que nous remîmes le contrôle passé).

Nous admirâmes les défilés et les régiments nommés, les généraux, les uniformes, les chants émouvants, comme « le Chant des Partisans », chanté avec grand talent par le Chœur Universitaire de Caen.

On souligna l’importance de la Journée Nationale de la Résistance, de celle de la Déportation, de la Commémoration de l’Appel du 18 Juin, comme nous souhaiterions tant qu’il y eût, par exemple, en Espagne, un Jour Officiel des Victimes du franquisme-fascisme. Cet ensemble mémoriel permet en France de « ne pas oublier les pages les plus douloureuses de notre histoire ».

En Espagne, cet ensemble n’existe pas et cela est visible dans les réactions des espagnols. Dans le métro, après avoir bavardé amicalement avec les amis français et espagnols (les deux amis appelés Javier), je me suis retrouvée au milieu d’un groupe de touristes espagnols et je leur ai demandé s’ils venaient des cérémonies de la Libération, où intervinrent des républicains espagnols. L’un d’entre eux me répondit que non, et que cela, « c’était du passé ». Je lui parlai de mémoire mais cela ne les intéressait pas, ils regardèrent ailleurs et moi aussi. Cela ne m’étonne pas car ils devaient avoir dans les soixante à soixante-dix ans, l’âge de la génération née avec le franquisme, l’idéologie de l’oubli.

Par contre, ici, le jeune Lukas Graziani, lauréat du Prix de la Résistance, dit que « quatre années d’occupation provoquèrent 78000 morts parmi les résistants et qu’il fallait avoir une pensée pour tous les disparus, comme le dit Jean Vico : « Le nazisme a pu broyer vos vies, mais de votre combat, Résistants, a jailli l’Europe de l’espoir, les valeurs et l’esprit de la Résistance sont éternels et universels ».

Comme l’espèrent les amis de Madrid, de Cantabrie, de Santander, c’est ce que nous espérons pour l’Espagne, la reconnaissance véritable pour les combattants de la démocratie, de la liberté et du progrès social, ce que furent « nos chers républicains espagnols » (titre du livre d’André de Mingo).

Je joins les interventions remarquables d’Eloi Martínez et de Marianne Vasquez, en attendant que les autres amis envoient les leurs ou les liens de leurs sites pour que nous puissions aussi les lire, car elles le méritent toutes par leur enthousiasme et leur rigueur.

Nous les remercions tous de leur participation par cette belle (bien que pluvieuse) et émouvante journée parisienne.

Vive la République !

¡ Viva la Tercera !

Rose-Marie Serrano (Amis des Républicains espagnols en région parisienne)

  1. Abréviations : ACER : Amicale des Combattants en Espagne Républicaine ; ASEREF : Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France ; MERR-32 : Mémoire de l’ Espagne Républicaine y Résistante du Gers ; MHRE-89 : Mémoire et Histoire des Républicains Espagnols de l’Yonne ; AGE : Archives, Guerre y Exil.

Tag(s) : #Paris 25 Août 2013

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