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La "non-intervention" une trahison française

Publié le par ASEREF

La Marseillaise du 11 07 2026
La Marseillaise du 11 07 2026

La Marseillaise du 11 07 2026

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L'Hommage à Pepita Gros Martinez décédée à l'âge de 99 ans

Publié le par ASEREF

Elle repose au cimetière de Montredon des Corbières près de Narbonne. Notre ami Miguel Ayala qui a relaté son exil dans le livre "La poupée perdue" lui a rendu un dernier hommage lors des obsèques. Ci-dessous le discours prononcé par Miguel.

Miguel Ayala l'auteur de "La poupée perdue", aux côtés de Pepita Gros Martinez, qui retrace l'histoire de l'exil de Pepita de son village de Gaucin (Almeria) jusqu'en France

Miguel Ayala l'auteur de "La poupée perdue", aux côtés de Pepita Gros Martinez, qui retrace l'histoire de l'exil de Pepita de son village de Gaucin (Almeria) jusqu'en France

Le livre de Miguel Ayala qui relate l'exil de Pépita

Le discours de Miguel Ayala lors des obsèques en hommage à Pepita
"Un matin de 1936, une petite fille de neuf ans, nommée Pepita s'apprête à quitter son village natal. Accompagnée par sa famille, elle n'a comme seul bagage que sa poupée qu'elle serre fort contre sa poitrine, une poupée qui est pour elle le seul lien avec ses neuf premières années de bonheur  . Le soulèvement fasciste à l'origine de la guerre d'Espagne, vient de la chasser comme des milliers d'autres au nom d'une croisade qui n'a comme seule ambition que l'assassinat de la liberté, de la démocratie et de l'espoir.

C'est à pied que Pepita va parcourir les 350 kilomètres qui séparent Gaucin, son village natal, d'Alméria. Le voyage d'exil se poursuivra en train jusqu'à Valence, puis en camion jusqu'au Val d'Aran. C'est enfin à pied qu'elle franchira un col des Pyrénées dans la neige, la neige qui sera le linceul de sa poupée définitivement perdue.

Une nouvelle vie va se construire en France, d'abord à Millau où elle rencontrera celui qui deviendra son mari, Paco, un espagnol en exil comme elle, passé par le tristement célèbre camp d'Argelès, puis à Bize, à Mirepeisset, à Narbonne et à Montredon. Deux enfants, Lydia et Floreal viennent donner du bonheur au couple. Un bonheur qui sera une porte ouverte vers des petits enfants Valérie et David et arrières petits enfants Amandine, Mathilde, Evann et Corentin.

Mais Pepita n'oubliera rien des premières années de sa vie. Comment oublie l'horreur lorsqu'à neuf ans on se cache sous un pont pour se protéger des mitraillages allemands ? Comment oublier lorsqu'à neuf ans elle doit enjamber des cadavres pour continuer à avancer sur la route qui relie Malaga à Alméria ?

Pepita s'en souvient et répète : « Mon père me disait : apprends à lire et écrire, ça te servira toute la vie. » Des mots qui l'inciteront à écrire sur un cahier d'écolier les choses essentielles de sa vie, comme un précieux héritage, la transmission de son vécu et de sa mémoire. Elle ne se trompait pas. Il y a exactement un an, le 19 juin 2025, elle me disait « Il faut défendre la liberté et la démocratie et transmettre aux générations actuelles et futures pour que de telles atrocités ne se reproduisent pas. ».

C'est sa petite fille Valérie qui a pris le relais et qui met tout en œuvre pour continuer à porter et transmettre cette mémoire à ses enfants et à ses neveux. C'est elle qui a été le gardien des valeurs et de la solidité familiale, fidèle aux traditions de l'Espagne. C'est elle qui m'a confié les écrits de Pepita pour en faire l'ouvrage que beaucoup connaissent.

Je terminerai en reprenant les dernières phrases du livre qui lui est consacré : « Pepita écoute attentive les commentaires sur sa vie. Elle insiste encore sur l'importance d'apprendre à lire et à écrire pour transmettre aux générations futures. Elle me gratifie de son éternel sourire. Avant de partir je me surprends à la regarder ému tant Pepita est admirable et sa vie entière est un hommage aux 500 000 républicains espagnols exilés. »

Miguel Ayala

ASEREF présente ses plus sincères condoléances à la famille de Pepita et ses remerciements à Miguel Ayala pour avoir été la plume talentueuse qui a su retranscrire dans son livre "La poupée perdue" l'histoire de Pepita. Une histoire qui pourra ainsi être transmise

 

 

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L’attaque fasciste contre l’Andutz-Mendi près du Grau du Roi

Publié le par ASEREF

Photos du journal l'intransigeant du 1er aout 1937. L'andutz Mendi remorqué et photo du bas les rescapés aux obsèques de leurs camarades au Grau du Roi

Photos du journal l'intransigeant du 1er aout 1937. L'andutz Mendi remorqué et photo du bas les rescapés aux obsèques de leurs camarades au Grau du Roi

Le 29 juillet 1937, en pleine guerre d’Espagne, vers 15 heures, plusieurs navires de commerce de la République espagnole sont victimes d’un canonnage de la part d’un ou plusieurs sous-marins franquistes dans les eaux territoriales françaises près du Grau du Roi (Gard). En provenance de Barcelone ces bateaux se dirigeaient vers Marseille. A bord de l’un de ces bateaux, l’Andutz Mendi qui fut fortement touché et à bord duquel se déclara un important incendie se trouvaient 34 marins, 22 d’entre eux sont morts ou portés disparus. Ce jour-là, la solidarité des marins pêcheurs ne fit pas défaut, plusieurs d’entre eux en mer à ce moment-là de l’après-midi, participèrent rapidement au sauvetage des rescapés. Le journal communiste « Rouge Midi » du 3 août 1937 cite un témoignage d’un rescapé « les sous-marins étaient au nombre de quatre, ils ont attaqué par babord et tribord à coups de canon et à la mitrailleuse. Les appareils de bord ont été détruits et un incendie s’est déclaré, des hommes meurent. On a mis un canot à la mer et il a été immédiatement mitraillé, d’autres hommes tombent. Le capitaine et quelques hommes ont pu se sauver à bord d’une chaloupe… »

Quarante ans après ce drame, en 1977, sur proposition de Jean Pierre Bas adjoint communiste au maire du Grau du Roi, une stèle en souvenir des marins morts et disparus fut érigée au cimetière du Boucanet au Grau du Roi. Chaque année, à l’initiative de l’Association des Marins et Marins anciens combattants (AMMAC) du Grau du Roi dont le Président est 3 Denis-Pierre Gozioso et de la Municipalité, se déroule une cérémonie d’hommage à ces marins à laquelle participe l’association pour le souvenir de l’exil républicain espagnol en France (ASEREF), afin de perpétuer la mémoire de ceux qui furent d’innocentes victimes d’un guet-apens fasciste en Méditerranée. Le témoignage du capitaine rescapé de ce bateau, rapporté dans la presse de l’époque, est accablant pour les autorités maritimes françaises. Le capitaine a affirmé à plusieurs reprises que dans le carnet de bord qui lui a été retiré par les affaires maritimes, une page a été déchirée celle où il écrivait que le navire lors de l’attaque se trouvait bien dans les eaux territoriales françaises. Très rapidement la presse française, à quelques exceptions près, s’en tenait à la version officielle : l’Andutz Mendi n’était pas dans les eaux territoriales lors de l’attaque par un sous-marin inconnu et donc il n’y aurait pas d’enquête diligentée.

Cette version arrangeait particulièrement le gouvernement de l’époque, qui prônait aux côtés de l’Angleterre la non-intervention dans la guerre d’Espagne. Affirmer que cette attaque avait eu lieu hors des eaux territoriales françaises évitait pour la France une nécessaire condamnation de cet acte et la recherche des responsabilités. Par ailleurs, plusieurs sources font état de complicités de français et d’agents franquistes à Marseille dans les télécommunications et dans les affaires maritimes qui auraient informé les franquistes des mouvements des navires de la République espagnole en Méditerranée. Depuis plusieurs mois déjà les agents franquistes introduits sur le territoire français agissent depuis Saint Jean de Luz. Dans les ports comme Marseille, notamment, les soutiens français du général Franco signalent les mouvements des navires de la République espagnole.

Des émetteurs récepteurs installés dans les ports de Méditerranée permettent eux espions franquistes d’établir des connexions avec d’autres services d’espionnage afin de signaler les positions des bateaux de la République espagnole. Il est probable que les navires canonnés au Grau du Roi l’aient été grâce à des renseignements venus de terre et particulièrement de Marseille où les agents franquistes avaient leurs entrées dans les services maritimes. 4 L’Humanité du 17 août 1939 révèle qu’à Marseille « les sous marins italiens viennent jusqu’à nos côtes. Ces jours derniers, les pêcheurs de Carro à l’embouchure du Rhône ont aperçu un sous marin qui n’était sûrement pas français en surveillance à quelques milles de la côte. Qui nous expliquera les raisons qui auraient fait agir les gendarmes du Grau du Roi, lesquels ont arraché les feuilles u journal de bord de l’Andutz Mendi, précisément les pages qui indiquaient que ce navire se trouvait dans les eaux territoriales françaises lorsqu’il a été attaqué par un sous-marin dont la nationalité n’est que trop connue ? » dans le même article l’Humanité constate que « la haute société marseillaise a nettement pris parti pour Franco, les espagnols qui peuvent se réclamer des rebelles et qui prennent une part active à la lutte contre la République, bénéficient à Marseille d’un traitement de faveur de la part des autorités françaises… ». De nombreuses zones d’ombre entourent encore l’affaire de l’attaque de l’Andutz Mendi des investigations menées par l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) se poursuivent. 

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L'indispensable lecture de "Surcos de mis Memorias" de Ramon Morales Morago

Publié le par ASEREF

Ramon Morales Morago a subi la prison et la torture sous le franquisme. Il raconte dans ce livre sa vie de militant communiste, ses combats, ceux de ses camarades, son exil. Une nouvelle pierre à l'édifice fragile de la construction de la Mémoire Historique... A lire absolument. Eloy Martinez Monegal

Ramon Morales sera à Béziers le 14 août à 11h à la Colonie espagnole pour présenter son livre

Ramon Morales sera à Béziers le 14 août à 11h à la Colonie espagnole pour présenter son livre

"SURCOS DE MIS MEMORIAS"

EL AUTOR RAMON MORALES MORAGO PRESENTARA SU LIBRO EN LA COLONIA DE BEZIERS EL 14 DE AGOSTO A LAS 11H

En Surcos de mis memorias. Encontrarás historias de mi infancia en la  lucha por la subsistencia.  Desde niño conocí la lucha de los jornaleros, así que comencé a asimilar la lucha de clases.

A los diez años tuve mi primera reivindicación como aprendiz en un taller de carpintería donde trabajaba doce horas y no podía asistir a la escuela nocturna. Llegó a Mataró a la edad de 14 años. A los 16 ingresé en el PSUC que me aconseja y guía para organizar el JCC. A los 18 años fui detenido y torturado durante 13 días en  Jefatura Superior de Policía en Vía Laietana 43 y Llevadó a la presión Modelo.  En 1972, como resultado de una maniobra por los servicios secretos del Estado fascista,nos inculpan a los hermanos Morales en las condenan a doce años de prisión una de las condenas más largas desde el año 54 Mataró. Me veo obligado a exiliarme en Francia,  pasando por Bucarest.

Mi hermano Pablo es detenido cumpliendo 5 años de prisión. En el exilio  participó en las movilizaciones por la amnistía y el retorno de los exiliados, así como en la defensa y ayuda (desde CGT), de los trabajadores temporales que vienen de toda  España a tareas agrícolas.

Regreso a Mataró tras la muerte del tirano, hoy con casi 75 años sigo activo en la lucha a través de grupos  memorialistas y del sindicalismo de clase, representados por CCOO y UGT.

Surcos de mis memorias no és solo una historia personal en las luchas antifranquistas y por las conquistas salariales de la que muchos de vosotros fuisteis partícipes.... Es también una alerta para la consolidación de la democracia...

Article paru dans la Marseillaise le 20 novembre 2025

Article paru dans la Marseillaise le 20 novembre 2025

Publié dans Actualité mémorielle

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La Résistance française et espagnole fut déterminante pour le succès du débarquement

Publié le par ASEREF

LA RESISTANCE A PERMIS LA REUSSITE DU DEBARQUEMENT EN NORMANDIE. LES GUERILLEROS ESPAGNOLS ONT PRIS UNE PART IMPORTANTE
 
Les FFI ont largement contribué à la réussite de l'opération et parmi eux les guérilléros espagnols en Normandie. Les républicains espagnols avec les brigadistes parmi les premiers à entrer en résistance en France ont récupéré et caché des officiers américains, effectué de nombreux sabotages, ont facilité l'avancée des troupes américaines en Normandie (voir le document d'homologation des FFI ci dessous). Je suis fier de ma famille ( mes parents, mes oncles et tantes) qui a participé activement à la résistance dans le département de l'Eure notamment à Pacy sur Eure à Evreux et à Conches au péril de leur vie. Les guérilléros ont ensuite pour nombre d'entre eux accompagné la Nueve de la 2ème DB jusqu'à Paris le 24 août et poursuivi le combat avec les autres FFI dans Paris insurgé depuis le 19 août
L'Humanité du 6 juin 1945, un an après le débarquement et document d'homologation des FFI sur lequel ont rapporte l'action des guérilléros notamment à Conches (Eure)
L'Humanité du 6 juin 1945, un an après le débarquement et document d'homologation des FFI sur lequel ont rapporte l'action des guérilléros notamment à Conches (Eure)

L'Humanité du 6 juin 1945, un an après le débarquement et document d'homologation des FFI sur lequel ont rapporte l'action des guérilléros notamment à Conches (Eure)

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Recherche des familles des marins de l'Andutz Mendi

Publié le par ASEREF

Nous recherchons les familles des  marins de l’Andutz Mendi morts, disparus, survivants qui constituaient l’équipage de ce bateau de commerce de la République espagnole canonné par un ou plusieurs sous marins franquistes dans les eaux territoriales françaises au large du Grau du Roi (Gard) le 29 juillet 1937.

Cette investigation  menée par ASEREF qui s’implique depuis plusieurs années à l’hommage qui leur est rendu  a pour but  de réunir les familles pour le 90ème anniversaire de l’attaque du bateau par les fascistes qui aura lieu en juillet 2027. Nous ne disposons pas des noms des 14 disparus hormis Emilio de Murga  dont nous avons le contact avec la famille

 

Buscamos a las familias de los marineros del Andutz Mendi muertos, desaparecidos y supervivientes que formaban la tripulación de este barco comercial de la República Española, acorralado por uno o varios submarinos franquistas en aguas territoriales francesas frente al Grau du Roi (Gard) el 29 de julio de 1937.
Esta investigación llevada a cabo por ASEREF, que se ha involucrado durante varios años en el homenaje que se les rinde, tiene como objetivo reunir a las familias para el 90 aniversario del ataque al barco por los fascistas que tendrá lugar en julio de 2027. No tenemos los nombres de los 14 desaparecidos, excepto Emilio de Murga, cuya familia tenemos el contacto
 
 
Recherche des familles des marins de l'Andutz Mendi
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Réactivation du blog ASEREF

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Après de longs mois sans mises à jour, ce blog va de nouveau vous informer sur l'actualité mémorielle, sur les différentes initiatives et actions d'ASEREF, sur les différentes investigations que nous menons, sur les recherches des familles...

N'hésitez pas à commenter les différents articles, à nous faire parvenir de l'information 

 

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L'actualité mémorielle de Malaga aux Pyrénées

Publié le par ASEREF

L'actualité mémorielle de Malaga aux Pyrénées

Communiqué du Mémorial du camp d'Argelès

𝟑𝐞̀𝐦𝐞 𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐌𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞 "𝐃𝐞 𝐌𝐚́𝐥𝐚𝐠𝐚 𝐚 𝐥𝐨𝐬 𝐏𝐢𝐫𝐢𝐧𝐞𝐨𝐬" !!

Depuis le début et pour la 3ème année consécutive, la ville d'Argelès-sur-Mer et son Mémorial du camp sont coorganisateurs de la Marche de la Retirade "De Málaga aux Pyrénées".
C'est avec la toujours précieuse et fidèle collaboration de notre association partenaire FFREEE que nous sommes en mesure de proposer à ces "marcheurs de la Mémoire" leur étape argelésienne dans les meilleures conditions.

Vous trouverez ci-après le lien avec tous les éléments de cette marche commémorative qui se déclinera sur 6 jours et 6 étapes !!
Vous pouvez vous inscrire pour y participer soit en totalité, soit par étape.


https://ladesbanda.es/tercera-marcha-de-la-retirada/ 

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L'actualité mémorielle dans les Pyrénées Atlantique

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L'actualité mémorielle dans les Pyrénées Atlantique

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L'actualité mémorielle dans le département de l'Yonne

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L'actualité mémorielle dans le département de l'Yonne
L'actualité mémorielle dans le département de l'Yonne

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L'actualité mémorielle à Argelès sur mer

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Journal l'Indépendant 10 et 11 mars 2025
Journal l'Indépendant 10 et 11 mars 2025

Journal l'Indépendant 10 et 11 mars 2025

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Décès de Daniel Serrano Recio à l'âge de 104 ans

Publié le par ASEREF

Daniel Serrano, en 2008, avec la plaque en hommage à son frère Eulaldo

Daniel Serrano, en 2008, avec la plaque en hommage à son frère Eulaldo

COMMUNIQUE D'ASEREF
 
Nous apprenons avec beaucoup de tristesse et d'émotion le décès de Daniel Serrano Recio à l'âge de 104 ans, c'est une des derniers combattants de la République espagnole qui disparaît. Il aura lutté toute sa vie pour défendre ses idéaux, nos idéaux de justice, de paix, de liberté, Daniel était de tous les combats, j'avais personnellement fait sa connaissance le 25 août 2012 lors de la commémoration de la libération de Paris où pour la première fois nous avions imposé la présence du drapeau de la République espagnole, avec Rose Marie Serrano sa fille nous avions rassemblé de nombreuses associations ce jour là est c'était pour nous tous une immense fierté de voir ce drapeau sur le parvis de la l'Hôtel de Ville. Daniel Serrano ne manquait aucune commémoration tant qu'il le pouvait. Nous publions ci-dessous sa biographie écrite par lui-même en 2015 témoignant de cette vie riche d'un communiste républicain espagnol qui n'a jamais rien lâché. Soyons dignes de son combat et de celui de tous les républicains espagnols. Honneur et gloire à eux, Honneur et gloire à Daniel Serrano Recio. ASEREF présente ses condoléances Rose-Marie sa fille ainsi qu'aux membres de sa famille et à tous ses amis et camarades.
Eloy Martinez Monegal président d'ASEREF le 23 septembre 2024
 
Un hommage sera rendu à Daniel Serrano Recio le vendredi 27 septembre de 16h à 16h30 au cimetière du Père Lachaise lors de ses obsèques
 
Con gran tristeza y emoción nos enteramos del fallecimiento de Daniel Serrano Recio a los 104 años, uno de los últimos combatientes de la República española que desaparece. Él habrá luchado toda su vida para defender sus ideales, nuestros ideales de justicia, paz, libertad, Daniel fue de todas las luchas, La conocí personalmente el 25 de agosto de 2012, en la conmemoración de la liberación de París, donde por primera vez habíamos impuesto la presencia de la bandera de la República española, Con Rose Marie Serrano su hija habíamos reunido a muchas asociaciones ese día fue para todos nosotros un inmenso orgullo ver esa bandera en el atrio del Ayuntamiento. Daniel Serrano no se perdió ninguna conmemoración mientras pudo. publicamos a continuación su biografía escrita por él mismo en 2015, que atestigua esa vida rica de un comunista republicano español que siempre lucho. Seamos dignos de su lucha y la de todos los republicanos españoles. Honor y gloria a ellos, Honor y gloria a Daniel Serrano Recio. ASEREF presenta sus condolencias a Rose-Marie, su hija y a los miembros de su familia y a todos sus amigos y compañeros.
Eloy Martinez Monegal presidente de ASEREF el 23 de septiembre de 2024
 
Se rendirá homenaje a Daniel Serrano Recio el viernes 27 de septiembre de 16:00 a 16:30 en el cementerio del Padre Lachaise
 
Biografía de Daniel Serrano escrita por el mismo en 2015
Nací en la Torre de Esteban Hambrán, Toledo, el 3 de enero de 1920. Mi padre me destinaba a cultivar sus tierras con mi hermano Eudaldo Serrano Recio. Eudaldo fue teniente alcalde (socialista) del Frente Popular en 1936 y fusilado el 6 de marzo de 1941 en el cementerio del Este de Madrid, con otros cuatro torreños que defendieron la legalidad republicana. Yo tenía diecinueve años al acabar la guerra y estuve tres años en la cárcel por ser hermano del teniente alcalde de mi pueblo y por lo tanto acusado de « auxilio a la rebelión ». Auxilié a la República : fui sargento del ejército republicano durante la guerra.
Cuando salí de la cárcel tuve que ser desterrado a 250 km de mi pueblo, como lo pedían los falangistas de la localidad, quienes nos habían denunciado en 1939. Me fui a Valencia y conocí a la que sería mi esposa, originaria de Barx y de Argelia, donde nació. En 1949 después de la riada de Valencia, donde vivíamos con nuestra hija de tres años, tuve permiso para regresar a mi pueblo, donde mi padre me necesitaba para cultivar las tierras.
Allí vivimos hasta 1963 en que mi cuñado francés, quien había logrado pasar clandestinamente la frontera, me envió un contrato de trabajo. En julio de 1963 me fui en el autobús de línea para Madrid y en agosto se juntaron conmigo en París mi esposa y dos hijas.
Mi hija mayor tenía casi diecisiete años y si volvía soltera tenía que hacer el servicio social.
No regresó hasta estar casada. Mi hija menor (Rose-Marie) con siete años fue escolarizada y cursó todos los estudios en francés. Yo aprendí francés como pude leyendo el libro Assimil, los libros de Georges Soria sobre la guerra de España y el periódico l’Humanité, ya que militaba en el PCE y en el PCF.
Compré una casa en Drancy, donde conocí al camarada y alcalde Maurice Nilès, que se portaba excelentemente con los niños d e las escuelas. Viajé por toda la región parisina para limpiar fachadas y pintar edificios con Parinet y otras empresas. Militaba en una célula del partido comunista francés y en una del partido comunista español, iba a cuantas manifestaciones hubiera en París, pegaba prospectos antifranquistas por las afueras de París, vendía entradas de la fiesta de l’Humanité para ayudar al partido y durante la fiesta me iba todo el sábado y a veces el domingo a ayudar en el puesto, vendiendo paellas y sangrías en el mostrador. Pero en 1978 llegué al puesto y habían puesto una bandera de Franco en vez de la de la República. Les dije que no podía quedarme debajo de la bandera porque « me chorrearía encima la sangre de mi hermano ». Un camarada me dijo que « si no estaba de acuerdo que me podía marchar ». Fue lo que hice. Fundamos el PCOE con Líster, quien al poco tiempo envió de Madrid la consigna de reintegrar el PCE. No lo hice. No regresé a la fiesta hasta 2009 o 2010 con mi hija y su colega historiadora. Juntos buscamos el puesto del PCE pero al no dar con él nos marchamos sin ver a un español.
En 2006 murió mi esposa. Regresé a España con mi hija Rose-Marie y estuve en Galicia, donde vi el Minho y a una luchadora galega de Barcelona, Maria José Bernete, quien hablaba en un pueblo de la primera alcaldesa republicana. En 2007 nos enteramos de que había un Foro de Fusilamientos Franquistas en Madrid que había organizado un homenaje a los fusilados. Mi hija Rose-Marie contactó a los responsables y en abril de 2008 estuvimos en el homenaje de la Almudena donde conocimos a Emilio Sales Almazán, a Carmen Cid y a Ludivina García Arias, quien en octubre nos llevó a la Torre a poner una placa a mi hermano Eudaldo en la tumba de nuestros padres. Allí sigue. Les propuse a todos rodar una película sobre la sublevación y la represión franquista por Toledo, incluyendo las de mi pueblo pero nadie pudo hacerlo y por lo tanto cuando en 2009 Henri Belin y Susana Arbizu nos propusieron rodar una película en parte ficción y en parte documental, aunque sin incluir a todos los represaliados de la Torre a los que además no habíamos documentado entonces, nos alegramos. María José Bernete nos propuso crear un blog para las Víctimas del Fascismo de la Torre de Esteban Hambrán. En 2010 Emilio Sales Almazán iba a recibirnos en Esquivias pero por el volcán groenlandés humeante se anularon los viajes en avión. Nos recibió en 2011 en Talavera con la película No darse por vencido de Henri Belin y Susana Arbizu, que menciona a mi hermano Eudaldo y mi esperanza republicana. Severiano Montero, de la AABI, nos llevó a Pico y Pala, enfrente de Brunete, donde estuve en la guerra en las transmisiones.
Estuve con Rose-Marie en los Glières a homenajear a Avelino Escudero Peinado, del que quisiera saber cómo llegó a Alta Saboya, tras ser pontonero en el Ebro. También estuvimos en Alençon con Carmen Cid y la Asociación de la Resistencia y en La Baule, al homenaje a Companys. Tuve también la gran felicidad de ver ondear en París el 25 de agosto de 2012 la bandera tricolor que conseguimos que fuera aceptada en los homenajes de la Liberación d e París gracias al apoyo de miles de personas entusiasmadas.
Ahora quisiera que lográramos que pusieran, como en Bobigny, donde resido, una calle o avenida de los Republicanos españoles en París, un lugar para recordarlos a todos, para homenajearlos a todos y donde festejar el 14 de Abril en espera de hacerlo algún día en mipatria perdida, España. En Madrid quisiera que estuvieran los nombres de los tres mil fusilados de la Almudena en grandes placas o en un monumento. Se lo pedí a la nueva alcaldesa. Espero conteste.
Tengo en España a la mayoría de mi familia, a mi hija mayor que tiene cuatro nietos a los que quisiera conocer un día y a los que deseo que conozcan la República, una República federal o confederal que se encamine hacia la libertad, la fraternidad y la igualdad, hacia el socialismo. Espero que mis nietos nacidos en Francia se acuerden d e este país que nos acogió generosamente, nos dio trabajo, libertad de pensar y hablar, lo que no conocí en la España deFranco.
Mi nieta la de Canarias es maestra con el francés, algún día estudiará la Comuna de París yla Revolución francesa, que tanto marcaron o cambiaron las ideologías imperantes en elmundo entonces. Algunos brigadistas franceses estaban en la Brigada la Comuna de París.
Siempre les tendré gran agradecimiento a quienes dieron la vida por denfender nuestra República. Eso quisiera que recordaran mis nietos y bisnietos que viven en España. Mi hijaRose-Marie ayuda con toda su energía a los republicanos españoles.
Les doy las gracias a todos los que se unen por difícil que sea para lograr la vuelta en mi país de la Republica
 
 
Je suis né à la Torre de Esteban Hambrán, Toledo, le 3 janvier 1920. Mon père m’avait destiné à l’agriculture avec mon frère Eudaldo Serrano Recio. Eudaldo a été maire adjoint (socialiste) du Front populaire en 1936 et fusillé le 6 mars 1941 dans le cimetière de l’Est de Madrid, avec quatre autres torreños qui ont défendu la légalité républicaine. J’avais 19 ans à la fin de la guerre et j’ai passé trois ans en prison pour être le frère du maire adjoint de mon village et donc accusé d'« aider la rébellion ». J’ai aidé la République : j’étais sergent dans l’armée républicaine pendant la guerre.
Lorsque je suis sorti de prison, j’ai dû être banni à 250 km de mon village, comme le demandaient les falangistes du village qui nous avaient dénoncés en 1939. Je suis allé à Valence et j’ai rencontré ma future épouse, originaire de Barx et d’Algérie, où elle est née. En 1949, après le déluge de Valence où nous vivions avec notre fille de trois ans, j’ai eu la permission de retourner dans mon village, où mon père avait besoin de moi pour cultiver les terres.
Nous y avons vécu jusqu’en 1963, lorsque mon beau-frère français, qui avait réussi à passer clandestinement la frontière, m’a envoyé un contrat de travail. En juillet 1963, je suis parti dans le bus de ligne pour Madrid et en août, j’ai rejoint ma femme et mes deux filles à Paris.
Ma fille aînée avait presque dix-sept ans et si je revenais célibataire, elle devait faire le service social.
Elle n’est pas revenue avant d’être mariée. Ma fille cadette (Rose-Marie) de sept ans a été scolarisée et a suivi tous ses études en français. J’ai appris le français comme je pouvais en lisant le livre Assimil, les livres de Georges Soria sur la guerre d’Espagne et le journal l’Humanité, puisque j’étais membre du PCE et du PCF.
J’ai acheté une maison à Drancy, où j’ai rencontré le camarade et maire Maurice Nilès, qui était excellent avec les enfants des écoles. J’ai parcouru la région parisienne pour nettoyer des façades et peindre des bâtiments avec Parinet et d’autres entreprises. Il militait dans une cellule du parti communiste français et dans une cellule du parti communiste espagnol, allait à toutes les manifestations qu’il y avait à Paris, collait des prospectus anti-franquistes dans la banlieue de Paris, Je vendais des billets de la fête de l’Humanité pour aider le parti et pendant la fête, j’allais tout le samedi et parfois le dimanche pour aider au stand, en vendant paellas et sangria sur le comptoir. Mais en 1978, je suis arrivé au poste et ils avaient mis un drapeau de Franco à la place de celui de la République. Je leur ai dit que je ne pouvais pas rester sous le drapeau parce que « le sang de mon frère coulerait sur moi ». Un camarade m’a dit que « si je n’étais pas d’accord, je pouvais partir ». C’est ce que j’ai fait. Nous avons fondé le PCOE avec Líster, qui a peu de temps après envoyé de Madrid la consigne de réintégrer le PCE. Je ne l’ai pas fait. Je ne suis pas retourné à la fête jusqu’en 2009 ou 2010 avec ma fille et son collègue historienne. Ensemble, nous avons cherché le poste du PCE, mais en ne l’ayant pas trouvé, nous sommes partis sans voir un espagnol.
En 2006, ma femme est morte. Je suis retourné en Espagne avec ma fille Rose-Marie et j’étais en Galice, où j’ai vu le Minho et une combattante galicienne de Barcelone, Maria José Bernete, qui parlait dans un village de la première maire républicaine. En 2007, nous avons appris qu’il y avait un forum des fusillades franquistes à Madrid qui avait organisé un hommage aux fusillés. Ma fille Rose-Marie a contacté les responsables et en avril 2008 nous étions à l’hommage de la Almudena où nous avons rencontré Emilio Sales Almazán, Carmen Cid et Ludivina Garcia Arias, qui en Octobre nous a emmenés à la Tour pour mettre une plaque à mon frère Eudaldo sur la tombe de nos parents. Il est toujours là. Je vous ai proposé de faire un film sur la révolte et la répression franquiste à Tolède, y compris celles de mon peuple mais personne ne pouvait le faire et donc quand en 2009 Henri Belin et Susana Arbizu nous ont proposé de tourner un film en partie fiction et en partie documentaire, Sans compter tous les représailles de la Tour que nous n’avions pas documentés alors, nous sommes heureux. Maria José Bernete nous a proposé de créer un blog pour les victimes du fascisme de la tour d’Esteban Hambrán. En 2010, Emilio Sales Almazán devait nous recevoir à Esquivias mais le volcan fumant du Groenland a annulé les voyages en avion. Nous a reçus en 2011 à Talavera avec le film Ne pas abandonner de Henri Belin et Susana Arbizu, qui mentionne mon frère Eudaldo et mon espoir républicain. Severiano Montero, de l’AABI, nous a emmenés à Pico y Pala, en face de Brunete, où j’étais en guerre pour les transmissions.
J’étais avec Rose-Marie aux Glières pour rendre hommage à Avelino Escudero Peinado, dont je voudrais savoir comment il est arrivé en Haute-Savoie, après avoir été pontonier sur l’Ebre. Nous étions aussi à Alençon avec Carmen Cid et l’Association de la Résistance et à La Baule, à l’hommage à Companys. J’ai aussi eu le grand bonheur de voir défiler à Paris le 25 août 2012 le drapeau tricolore que nous avons réussi à faire accepter dans les hommages de la Libération de Paris grâce au soutien de milliers de personnes enthousiastes.
Maintenant, je voudrais qu’on fasse mettre, comme à Bobigny où j’habite, une rue ou avenue des républicains espagnols à Paris, un lieu pour les rappeler tous, pour les honorer tous et où fêter le 14 avril en espérant le faire un jour dans ma patrie perdue, Espagne. À Madrid, je voudrais que les noms des trois mille fusillés de l’Almudena soient inscrits sur de grandes plaques ou sur un monument. J’ai demandé à la nouvelle maire. J’espère qu’elle répondra.
J’ai en Espagne la majorité de ma famille, ma fille aînée qui a quatre petits-enfants que je voudrais connaître un jour et que je souhaite qu’ils connaissent la République, une République fédérale ou confédérale qui se dirige vers la liberté, la fraternité et l’égalité, vers le socialisme. J’espère que mes petits-enfants nés en France se souviendront de ce pays qui nous a accueillis généreusement, nous a donné du travail, la liberté de penser et de parler, ce que je n’ai pas connu dans l’Espagne française.
Ma petite-fille des Canaries est professeur de français, un jour elle étudiera la Commune de Paris et la Révolution française, qui ont marqué ou changé les idéologies dominantes dans le monde à l’époque. Quelques brigadistes français étaient dans la Brigade de la Commune de Paris.
Je serai toujours reconnaissant envers ceux qui ont donné leur vie pour protéger notre république. Je voudrais que vous vous souveniez de mes petits-enfants et arrière-petits-enfants qui vivent en Espagne. Mon beau-fils, Rose-Marie, aide les républicains espagnols avec toute son énergie.
Je remercie tous ceux qui s’unissent, même si c’est difficile pour obtenir le retour dans mon pays de la République
 
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Réécriture de l'Histoire: ASEREF a envoyé un droit de réponse à Midi Libre

Publié le par ASEREF

L'interview de l'historien Alain Alquier à propos de la libération de Montpellier qui fait l'objet d'un droit de réponse d'ASEREF Association Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France

L'interview de l'historien Alain Alquier à propos de la libération de Montpellier qui fait l'objet d'un droit de réponse d'ASEREF Association Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France

Droit de réponse d'ASEREF adressé à Midi Libre par notre Vice-Président Benjamin Garcia suite à l'interview de l'historien Alain Alquier publiée le samedi 31 août 2024. 

 ASEREF (Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol  en France).  Dans votre édition du 31/08/2024, vous publiez un entretien tenu avec  Mr Alain Alquier, concernant ”la fin de l’occupation allemande dans  l’Hérault au mois d'août 1944”, sous le titre “Plus une évacuation qu’une  libération”.  La lecture du titre puis celle des propos reportés nous fait réagir  fortement et contester l’esprit de cet exposé et certains des énoncés  formulés.  Prétendre, pour les Allemands, à une évacuation, voire une retraite,  c’est faire fi d’un mouvement organisé par l’Etat Major de la Wehrmacht  pour renforcer l’opposition Allemande aux forces Alliées venant de  débarquer en Normandie, puis en Provence.. Les occupants auraient ils  achevé leurs vacances dans le Sud de la France, et s’en retourneraient  ils tranquillement chez eux?...Non, il s’agissait bien de mouvements à  destinations de combats !  Alain Alquier évoque “quelques incidents comme le 25 août à  Montferrier”. Il feint d’ignorer que les objectifs de la Résistance étaient  de contrarier, entraver, freiner, le cheminement des occupants vers les  nouveaux fronts ouverts par les débarquements Alliés. Luttant à armes  inégales, les groupes de Résistants opéraient par embuscades sur les  convois et sabotage des voies et moyens de communications. Alain  Alquier, a-t-il consulté (j’espère que oui, pour écrire sa thèse), l’ouvrage  de J. Harris et J.C. Richard, “Libération de Montpellier”, d'après Andrew  Croft, François Rouan et Gilbert de Chambrun, acteurs directs à  l’époque? La publication “Etudes Héraultaises” est riche de compte  rendus de ces événements, bien loin de simples “incidents” comme  prétendu par Mr Alain Alquier. Également édifiante, la publication “Les  Espagnols dans la Résistance Cévenole”; Y sont exposées des actions de combats, dans notre Région, contre les occupants, bien loin de  simples incidents!  Ce que l’auteur de votre publication évoque comme étant des  ”attentats”, était bien des opérations à caractère militaire, inscrites dans  une tactique et une stratégie élaborée; loin d’actes spontanés, décousus  et désordonnés; même s’il put y en avoir parfois, malheureusement à  contre emploi.  L’épisode dramatique sur la Place de la Comédie est présenté comme  une bévue de foule irresponsable, les militaires Allemands n’ayant fait  que légitimement protéger leur sécurité; le contexte de violences et  sévices passés, subis par la population, Alain Alquier l’occulte  allègrement…La coupe était pleine, le débordement a été violent.  A lire l’auteur, cette guerre n’aurait été qu’une “confrontation d’idéaux  totalitaires” (les démocrates républicains apprécieront…), et l’occupation  du Sud de la France en particulier présentée comme une fête foraine  que quelques énergumènes locaux ont gâchée au moment du départ  des comédiens…  L’auteur ignore les innombrables stèles et plaques commémoratives qui  jalonnent chemins, routes et places publiques des agglomérations de  notre Département; elles portent des dizaines et des dizaines de noms  de victimes, Résistants Français ou étrangers (et les Républicains  Espagnols y sont en nombre), payant de leur vie la défense de la Liberté  contre l’oppresseur nazi; et ce n’était pas suite à quelque malencontreux  “incident” comme il est écrit.  Alain Alquier ne manifeste aucun respect à la mémoire de ces hommes  et de ces femmes.  Ce n’est même plus du ripolinage grossier de l’Histoire; c’est du  négationnisme assumé.  Le dévouement des Résistants, sans considération d’origines ou de  confessions, leur sacrifice, mérite sans cesse qu'il soit rappelé et  honoré. Nous leur devons nos libertés d’aujourd’hui .  ASEREF s’y emploie depuis des années et poursuivra ses actions en ce  sens sans jamais s’en départir.

 Pour ASEREF  Benjamin Garcia Mansilla, vice Président.

Après cela, ma colère n’est toujours pas apaisée.  Benjamin

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ASEREF met en évidence le rôle des guérilléros lors de la cérémonie de la libération de Montpellier

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Lina Angles prononçant l'intervention d'ASEREF devant la stèle en hommage aux résistants et guérilléros du maquis Bir Kakeim

Lina Angles prononçant l'intervention d'ASEREF devant la stèle en hommage aux résistants et guérilléros du maquis Bir Kakeim

Benjamin Garcia notre porte drapeau

Benjamin Garcia notre porte drapeau

Michael Delafosse le Maire socialiste de Montpellier et Hervé Martin adjoint communiste

Michael Delafosse le Maire socialiste de Montpellier et Hervé Martin adjoint communiste

Libération de Montpellier: L'hommage au Maquis Bir-Hakeim ce dimanche matin 31 août 2024 .

Le discours de Lina Angles Vice-Présidente d'ASEREF:

Mesdames, messieurs,

En ce 80èmeanniversaire de la libération il est encore et toujours nécessaire de rappeler le rôle des républicains espagnols dans la résistance, ceux que l’on appelait les guérilléros.

Toujours nécessaire car, hormis les associations mémorielles de descendants de l’exil républicain espagnol, cette histoire est occultée année après année. Dans les nombreux articles que l’on a pu lire dans la presse nationale et régionale en ce mois d’août 2024 sur le thème de la résistance et la libération, soit le rôle des républicains espagnols est minimisé, soit il carrément ignoré.

Une tendance de certains historiens, vise à montrer davantage ce qu’ils appellent des règlements de compte avec les collabos à la libération, que les véritables actes de résistance de la population, concernant Montpellier on peut même lire récemment dans une interview d’un historien qualifier d’incidents la bataille de Montferrier, et qu’il n’y a pas eu de combats à proprement parler ! Et qu’à Montpellier il s’agissait davantage d’une évacuation que d’une libération ! Les résistants français, espagnols et d’autres nationalités doivent se retourner dans leur tombe.

Revenons donc au contexte des années 1939 – 1944

En février 1939, après la chute de Barcelone 500 000 réfugiés républicains espagnols civils et militaires traversaient les Pyrénées. Le gouvernement de la troisième République va enfermer plus de 200 000 d’entre eux dans des camps de concentration notamment sur les plages du Roussillon et aussi sur l’ensemble du territoire et en Afrique du Nord.

Les Espagnols qui luttèrent en Espagne pour la paix, la liberté et la justice vont poursuivre leur combat ensuite dans la Résistance et dans les Forces Françaises Libres, notamment avec le général Leclerc. Ils vont participer à la libération des principales villes du Pays dont Paris avec les FFi et aussi dans la deuxième DB avec la fameuse « Nueve ». A Montpellier, Toulouse, Foix, Nîmes ils seront de tous les combats… des milliers furent déportés à Mauthausen, dès 1940 près de 1000 d’entre eux étaient livrés aux allemands par le gouvernement de collaboration basé à Vichy.

Dans le Gard, le combat de la madeleine reste comme un des plus connus de la libération de notre région

Des dizaines et des dizaines de combats, d’embuscades témoignent de leur engagement et de leur haute conscience politique et la dimension humaine de ces guérilléros.

Le colonel français Serge Ravanel ex chef des FFI de la région de Toulouse témoignait « valeureux parmi les plus valeureux résistants ils ont su se sacrifier avec héroïsme et courage, de plus nos résistants français qui se confrontaient à la nécessité de la lutte sous forme de guérilla pour laquelle ils n’étaient pas préparés trouvaient avec les camarades espagnols une expérience inestimable. Nos camarades, poursuit Ravanel, ont acquis durant la guerre d’Espagne les connaissances que nous autres ne possédions pas : ils savaient fabriquer des bombes avec des explosifs artisanaux, ils savaient tendre des embuscades, ils connaissaient à fond la technique de la guérilla, c’était pour nous des frères de combat. A la libération en les voyant défiler nous nous demandions : mais quand pourront-ils rejoindre leur patrie ? Quand pourront-ils vraiment fêter cette liberté pour laquelle ils ont tant lutté à nos côtés ? Que va faire la nation française pour les aider répondant ainsi à l’aide tant généreuse qu’ils nous ont apporté ? »

Dans l’Hérault :

Regroupés souvent dans des compagnies de travailleurs étrangers, comme à Clermont l’Hérault, les espagnols étaient très actifs, ils menèrent une forte campagne contre le travail obligatoire. Ils eurent à subir une répression féroce qui coûta la vie à nombre d’entre eux.

Fin 1943, Galvez fut détaché de la brigade de guérilléros de l’Aude et fut envoyé dans l’Hérault par la direction de la résistance espagnole afin de constituer les premiers groupes armés qui devaient composer la 11ème brigade.

En début d’année des groupes se créèrent à Pézenas, Clermont l’Hérault et à Bédarieux. Ils ont été nombreux à combattre avec le maquis Bir Hakeim.

Une fois ces bases établies, le commandement fut confié à Luis Bermejo qui établira d’étroits contacts avec des officiers appartenant l’Armée Secrète, à Pézenas, contribuant au succès des opérations d’envois aériens.

Le groupe de Clermont l’Hérault était composé dans sa quasi-totalité par les espagnols encadrés militairement dans une compagnie de travailleurs, c’est-à-dire officiellement « légale ».

Dans cette compagnie à part le commandement qui était français, les espagnols occupaient tous les postes dans les bureaux (incorporations, signature des contrats avec les employeurs, etc.).

Les fausses cartes d’identité abondaient parmi les espagnols, les guérilléros allaient et venaient ainsi plus facilement du fait que les papiers étaient en règle.

Ce n’était pas un cas isolé c’était ainsi dans la plupart des compagnies de travail qui servirent souvent de base pour développer des groupes de guérilléros en France.

Les employés de la compagnie de Clermont l’Hérault attaquèrent une nuit le dépôt de celle-ci emportant chaussures, vêtements, vivres qui devaient servir à aider le maquis souvent dépourvu de l’essentiel et qui était stationné dans les exploitations forestières ou autour.

Les espagnols de l’Hérault prirent contact avec un détachement du commandant Léon ancien des brigades internationales, de nationalité polonaise. Dans ce groupe il y avait aussi beaucoup d’espagnols.

Le détachement était en contact avec le commandement FTPF basé à Lodève.

De nombreuses actions furent menées :

En mars 1944 furent détruits 14 postes de haute tension près de Montpellier et à Graissessac fut partiellement détruit le pont sur la route de Millau à Béziers.

An avril sabotage de la voie ferrée entre Agde et Vias, aussi à Saint-Jean de Védas et au Sud de Bédarieux.

En juillet le pont de la route de Millau fut entièrement détruit au cours d’une embuscade contre un détachement allemand.

Si les guérilléros devaient déplorer la mort de l’un d’entre eux et trois blessés, les allemands laissèrent sur le terrain avant de se disperser 43 morts et plusieurs blessés.

Le 4 août réception d’envois aériens en collaboration avec les français, ce qui procura aux guérilléros un abondant matériel de guerre.

A partir du 20 août la quasi-totalité des forces espagnoles participèrent aux combats pour la libération de Montpellier au cours desquels six guérilléros furent blessés.

Béziers, Saint-Pons et d’autres localités furent libérés avec la participation des espagnols aux côtés des français.

Les résistants républicains espagnols, les guérilléros, méritent aujourd’hui que la France reconnaissance véritablement leur rôle dans la libération du pays.

Nous voudrions citer avant de terminer, quelques combattants de la résistance, il y en eu beaucoup d’autres : Robert Euvrard alias capitaine Vincent, un ancien des brigades internationales qui s’engagea auprès des républicains espagnols en 1937 à l’âge de 20 ans et qui participa activement à la libération de Montpellier et aux combats de Montferrier à la tête de 200 hommes parmi lesquels de nombreux guérilléros.

Avec beaucoup d’autres espagnols qui ont combattu pour la libération de Montpellier il y a avait aussi Juan Puig le père de Lina Angles vice présidente de notre association puis aussi Jean Miras de Mauguio qui, très jeune, participa aux combats de la libération jusqu’à l’esplanade, Enrique Escoms qui participa à la bataille de Montferrier qui fut longtemps le président héraultais des anciens guérilléros espagnols, Domitien Muñoz qui participa avec le maquis Bir Hakeim à de nombreuses actions dans la région.

Merci monsieur le maire de Montpellier de nous donner la possibilité de perpétuer le nécessaire devoir de rappel historique.

Soyons dignes des valeurs de la résistance. Honneur et gloire à tous les résistants français, espagnols et de toutes nationalités qui ont versé leur sang pour nos libertés.

ASEREF Montpellier le 31 août 2024

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Grau du Roi: l'Hommage aux marins républicains espagnols de l'Andutz Mendi

Publié le par ASEREF

Benjamin Garcia, vice-président d'ASEREF, dépose les fleurs d'ASEREF à son côté Raphael Gutierrez notre porte drapeau

Benjamin Garcia, vice-président d'ASEREF, dépose les fleurs d'ASEREF à son côté Raphael Gutierrez notre porte drapeau

Le consul général d'Espagne lors de son intervention

Le consul général d'Espagne lors de son intervention

La cérémonie annuelle en hommage aux marins morts et disparus de l'Andutz Mendi s'est déroulée le lundi 29 juillet à 18h au cimetière du Boucanet au Grau du Roi (Gard) en présence du maire de la ville Robert Crauste, de Denis-Pierre Gozioso président de l'Association des Marins et Marins Anciens Combattants (AMMAC) du nouveau consul général d'Espagne D. Ramón Abaroa Carranza t de Benjamin Garcia vice président de l'Association pour le Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF). Le porte drapeau pour ASEREF était cette année Raphael Gutierrez. Nous remercions pour la présence de nos adhérents et renouvelons notre gratitude à Denis Pierre Gozioso et à l'AMMAC ainsi que le maire du Grau du Roi pour leur fidélité à commémorer cet évènement qui marqua en juillet 1937 ce petit port de pêche gardois. Benjamin Garcia au nom d'ASEREF a lu le message (ci-dessous) d'Eloy Martinez président d'ASEREF qui n'a pu se rendre à cette cérémonie.

"Monsieur le consul général d’Espagne

Monsieur le Maire du Grau du Roi

Monsieur le Président de l’association des marins et marins anciens combattants (AMMAC)

Mesdames, Messieurs,

Comme chaque année nous nous retrouvons ici pour rendre hommage aux marins de l’Andutz Mendi morts et disparus le 29 juillet 1937 suite à une attaque d’un ou deux sous-marins cédés par l’Italie fasciste aux franquistes qui ont agressé la république espagnole un an plus tôt.

Je voudrais cette année encore remercier chaleureusement le Président de l’AMMAC Denis-Pierre Gozioso qui est à l’origine de cette commémoration pour cet hommage de marins à d’autres marins, et qui témoigne de la solidarité des gens de mer. Une pensée aussi pour Jean-Pierre Bas l’élu communiste du Grau du Roi qui en 1977 a convaincu le conseil municipal de la pose d’une stèle dans ce cimetière en hommage à ces marins. Remerciements également à monsieur Robert Crauste maire du Grau du Roi qui a décidé de renouveler chaque année cette cérémonie.

Notre association ASEREF est très sensible à votre volonté d’honorer la mémoire de ces marins victimes d‘un acte de guerre au large de votre commune.

Je voudrais comme chaque année souligner la solidarité qui s’est manifestée quand des pêcheurs du Grau du roi se sont portés au secours des marins espagnols

Ces valeurs de solidarité, de fraternité sont à rappeler en ces périodes où l’on voit réapparaitre l’obscurantisme, l’intolérance, où le fascisme prend de nouvelles formes mais s’appuie toujours sur l’ignorance.

L’histoire a plus que jamais besoin d’être enseignée et aujourd’hui nous tous ici faisons œuvre utile. L’Histoire de la guerre d’Espagne est largement occultée elle ne figure que très peu dans les livres d’histoire pourtant ici en France cette guerre devrait être enseignée comme étant le prologue de la seconde guerre mondiale.

Venons-en au 29 juillet 1937

Ce jour-là en pleine guerre d’Espagne, au large du Grau du Roi, dans les eaux territoriales françaises semble t-il, trois navires de commerce battant pavillon de la République espagnole sont attaqués par un ou deux sous-marins « inconnus » expression officielle à l’époque pour ne pas désigner l’agresseur.  Bilan 22 morts et disparus malgré l’intervention rapide des pêcheurs du Grau du Roi qui se portèrent au secours des marins espagnols. La solidarité des gens de mer avait fonctionné, quelques marins avaient pu être sauvés dont le capitaine de l’Andutz Mendi bateau le plus gravement touché.

Ces trois bateaux se trouvaient non loin de l’Espiguette près du Grau du Roi. La presse française majoritairement s’empressait d’écrire aussitôt que ce canonnage se situait hors des eaux territoriales françaises. Le gouvernement avait déjà donné les consignes. Il n’était pas question de se confronter à ce moment-là à un problème dans les eaux territoriales françaises alors que la France aux côtés de l’Angleterre refusait le soutien à la République espagnole sous prétexte de non-intervention. Le ton était donné, l’attaque de ces bateaux avait eu lieu hors des eaux territoriales, aucune enquête ne serait donc diligentée. Le capitaine de l’Andutz Mendi constatait quelques jours plus tard, après son hospitalisation, qu’une page de son carnet de bord avait été déchirée, celle où il avait noté la position de son navire dans les eaux territoriales françaises lors de l’attaque du ou des sous-marins.

Quel est le contexte fin juillet 1937 ? La guerre d’Espagne a éclaté un an plus tôt le 18 juillet 1936. Un soulèvement de généraux soutenus par le fascisme international. Hitler apportera l’essentiel de l’armement au général Franco qui dirige la rébellion contre le gouvernement légal de la République, dont la si funestement connue Légion Condor qui dévasta notamment Guernica et le Pays basque. Mussolini fournira pour sa part les hommes mais aussi l’aviation, les Savoïa qui bombarderont les civils début février 1939 sur les chemins de l’exil entre Barcelone et la frontière française et des forces navales tels des sous-marins qui procèderont à plusieurs actes de guerre et de piraterie contre des navires de commerce de la République espagnole en Méditerranée.

Un an après le déclenchement de cette guerre, l’Espagne républicaine, à qui on ne donnait que quelques jours, résiste et combat aidée par les volontaires internationaux venus de 53 pays, les brigades internationales. Ces volontaires avaient compris que ce qui se jouait en Espagne était la paix mondiale. L’Histoire leur donnera raison. Des milliers d’entre eux sont morts pour les défendre alors que des pays tels la France et l’Angleterre prônaient la non-intervention une sorte de non-assistance à République en danger.

Ce petit rappel historique est nécessaire pour resituer le contexte de cette attaque contre ces bateaux de commerce de la République espagnole.

Il y a encore beaucoup de zones d’ombre sur les circonstances de cette attaque et sur les complicités de français en lien avec les services franquistes d’espionnage situés notamment à Marseille qui alertait les fascistes des mouvements des bateaux de commerce espagnols en Méditerranée.

ASEREF poursuit ses investigations afin de faire la lumière sur cet acte de guerre près des cotes françaises. ASEREF poursuit également ses recherches afin de retrouver des descendants de ces marins. Nous avons eu le plaisir d’accueillir lors de la cérémonie de 2021 Fernando de Murga dont l'oncle était un des pilotes de l’Andutz Mendi malheureusement porté disparu.

J’ai eu récemment un contact avec Fernando qui aurait aimé être présent mais cela ne lui est pas possible cette année. Il espère être des nôtres l’année prochaine.

Pour ma part, résidant désormais en Espagne il ne m’a pas été possible d’être parmi vous aujourd’hui, j’espère pouvoir venir en 2025, je remercie les membres du bureau d’ASEREF présents qui assurent la continuité de nos actions mémorielles.

Je renouvelle au nom d’ASEREF nos remerciements à vous tous qui maintenez année après année l’hommage à ces marins espagnols victimes de cette attaque fasciste le 29 juillet 1937  gravée dans la mémoire de votre ville qui a su faire preuve de solidarité comme savent le faire les marins"

Grau du Roi: l'Hommage aux marins républicains espagnols de l'Andutz Mendi
Grau du Roi: l'Hommage aux marins républicains espagnols de l'Andutz Mendi
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L'hommage aux républicains espagnols au collège de Bueil (Eure)

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Article d'Eure Infos du 4 juin 2024

Article d'Eure Infos du 4 juin 2024

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Eure : une semaine pour se souvenir des réfugiés espagnols arrivés en 1939

Publié le par ASEREF

Bravo à monsieur Jean-Louis Breton, à Caroline Legendre notamment ainsi qu'au groupe de travail pour cet utile travail de mémoire sur le souvenir de l'exil des républicains espagnols. Au nom de l'Association pour le Souvenir de l'Exil républicain Espagnol en France (ASEREF) je leur transmets tous nos vœux de pleine réussite pour cette semaine intense autour de cette Mémoire. ASEREF en complément de ce travail a entamé des recherches sur le département de l'Eure et la Normandie sur le rôle des républicains espagnols dans la Résistance. Sur ce point merci à Roberto Sanchez Vicente qui pour sa part a déjà commencé à défricher le terrain de cette histoire en montant en 2022 l'exposition sur les républicains espagnols dans la libération de Rouen et qui sera présentée à Gaillon cette semaine. Nous avons à travailler tous ensemble pour mettre en évidence cette histoire méconnue et largement occultée. Pour ma part j'interviendrais au collège de Bueil près de Pacy sur Eure, le 27 mai prochain, pour évoquer l'arrivée des réfugiés espagnols dans la région de Pacy sur Eure, dont ma famille, puis aussi leur rôle pour certains dans la résistance interviendra également lors de cette journée Carmen Congora petite fille d'un combattant républicain espagnol de la Nueve la compagnie de la 2ème DB qui entra dans Paris le 24 août. Nous nous adresserons à l'ensemble des élèves de 3ème des classes d'espagnol à l'invitation du collège et de leur professeur d'espagnol Madame Aurélie Lenroue que je remercie pour cette initiative.

Eloy Martinez Monegal Président d'ASEREF Association Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France

 

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Aseref a commémoré le 93ème anniversaire de la Seconde République espagnole à Montpellier

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Une délégation d'ASEREF a déposé des fleurs devant la plaque de l'allée des républicains espagnols sur l'esplanade à Montpellier dimanche 14 avril.
Une délégation d'ASEREF a déposé des fleurs devant la plaque de l'allée des républicains espagnols sur l'esplanade à Montpellier dimanche 14 avril. Une délégation d'ASEREF a déposé des fleurs devant la plaque de l'allée des républicains espagnols sur l'esplanade à Montpellier dimanche 14 avril.
Une délégation d'ASEREF a déposé des fleurs devant la plaque de l'allée des républicains espagnols sur l'esplanade à Montpellier dimanche 14 avril.

Une délégation d'ASEREF a déposé des fleurs devant la plaque de l'allée des républicains espagnols sur l'esplanade à Montpellier dimanche 14 avril.

LA SECONDE RÉPUBLIQUE ESPAGNOLE

14 AVRIL 1931 - 31 mars 1939

14 Avril 1931. Naissance de la Seconde République

Au début du XXe siècle, l’Espagne est une monarchie constitutionnelle et depuis 1902, Alphonse XIII en est le roi. Elle a sombré dans un marasme économique et politique avec la perte au XIXe siècle de ses dernières colonies.

En 1923, suite au coup d’Etat du général Primo de Rivera, le parti conservateur et le parti libéral gouvernent successivement via un pacte qu’ils ont formé ; l’opposition est marginale; Primo de Rivera prétend régler les problèmes de l’économie et de la société selon le modèle de l’organisation fasciste.

Pour l’opposition, l’alternative au fascisme et à la royauté ne peut venir que dans l’instauration d’une République.

À la veille de l’avènement de la Seconde République en 1931, l’Espagne compte 24 millions d’habitants (la France en comptait 42 millions) dont près de la moitié d’illettrés, (dont 60 à 90 % de femme). Plus d’un million d’enfants ne sont pas scolarisés; on compte 8 millions de pauvres, 2 millions de paysans sans terre, alors que 20 000 personnes détiennent la moitié du pays.

C’est un pays qui se caractérise par un grand archaïsme agricole et une très grande inégalité des propriétés.

Les classes dirigeantes ont conservé une mentalité seigneuriale et aristocratique.

L'Église occupe une place importante; elle exerce une influence déterminante sur le plan des mœurs et de l’éducation où elle détient le monopole des institutions d’enseignement; cela n’empêchant pas l’Espagne d’accuser un retard considérable dans ce domaine.

A la suite  des élections municipales le 12 avril 1931, les Espagnols, qui n’avaient pas voté depuis 1923, donnent la victoire aux républicains;

Le 14 avril 1931, la seconde République est proclamée.

Le Roi Alphonse XIII, se considère désavoué, est pris de panique et deux jours après le scrutin quitte l’Espagne, mais sans pour autant avoir abdiqué. Après Paris, il se réfugie à Rome.

La Constitution est votée dès le 9 décembre de la même année 1931.

L’article premier consacre « une République démocratique des travailleurs de toutes classes qui s’organisent en régime de liberté et de justice », les pouvoirs de ses organes émanant du peuple.

Le texte établissait le droit de vote aux femmes, le droit à la liberté de résidence et de circulation, le droit de manifestation, et garantissait la liberté de conscience et de culte et autorisait le divorce. Elle reconnaissait aux régions espagnoles le droit de s’organiser en “régions autonomes “.

Instaurer la séparation de l’Église et de l’État, base de la laïcité, garantir la liberté de conscience et de culte, instituer le mariage civil et le divorce par consentement mutuel, avaient le sens d’une révolution culturelle, et l’Église le considéra comme une provocation.

Les programmes du Gouvernement de la République sont ambitieux.

On peut rappeler ici :

La situation agraire qui mènera à une expropriation symbolique des Grands d’Espagne, et à une augmentation des tarifs des journaliers.

La création, dès 1932, d’un impôt sur le revenu.

Le ministre du Travail, Largo Cavallero,  promeut un salaire minimum et la journée de huit heures, un système d’assurance maladie et de prévention des accidents du travail, les tribunaux prud’homaux pour garantir les droits du travail.

Les femmes obtiennent le droit de vote.

Le gouvernement supprime l’enseignement religieux dans les écoles, met en chantier une éducation laïque mixte et unique, prise en charge par l’État. Il crée 7 000 postes d’instituteurs et augmente leurs salaires de 20 à 40 %. Il ouvre 7 000 écoles supplémentaires.

Le maître d’école, “el maestro”, devient la figure emblématique de la République;  (le corps des instituteurs sera épuré par le franquisme à 90%, et 80% des Universitaires en sont morts ou exilés).

Mais, la réforme agraire progresse lentement ; des révoltes de paysans se heurtent de plus en plus à la répression des propriétaires d’extrême droite.

Le chômage explose en 1931, contrecoup de la grande dépression américaine. Les tensions sociales et les grèves se multiplient, le gouvernement en paie le prix fort aux élections générales de 1933.

S’en suivent deux années noires : c’est l’instauration de la “République des droites” qui s’emploie à défaire ce qu’avait fait le gouvernement réformateur. La droite va gouverner de 1933 à 1935.

Le 16 février 1936 (contre toute attente),

le Front populaire (union des gauches) ,remporte les élections.

 Les droites ne l’admettent pas, et mettent au point secrètement une insurrection militaire dans le but d’abattre la République et de détruire à la racine les bases sociales du syndicalisme et des partis de gauche.

Minutieusement préparé par des généraux hostiles,

 le coup d’Etat éclate le 18 juillet 1936.

La Guerre d’Espagne commence.

L’Église d’Espagne, profondément intégriste, allait alors inspirer la politique du dictateur : « la rédemption par le sang »…

 Le contexte international n’était guère favorable au soutien de la République Espagnole; les démocraties occidentales refusant de voir le danger que représentait la montée du fascisme en Allemagne et en Italie, adoptaient une posture de non interventionnisme suicidaire.

 Prophétique, Juan Negrin, Président du Conseil Espagnol, écrivait le 11 novembre 1938 :

 “Si l’Espagne est battue, je doute que l’été 1939 finisse sans qu’éclate une guerre générale”.

Si la Seconde République espagnole a été le laboratoire de la modernité, elle a été également le terrain de manœuvre des puissances allemandes et italiennes se préparant au conflit de la Seconde Guerre mondiale.

L’Histoire, très vite, donnait raison à Negrin.

Le 25 février 1939, à Burgos, le gouvernement Français signait les accords dits de Bérard-Jordana, reconnaissant de-facto la légitimité de Franco sur l’Espagne, signant ainsi l'arrêt de mort de la Seconde République Espagnole.

Elle se terminera de fait le 31 mars 1939, les forces de Franco, appuyées par celles de l’Allemagne Nazie de Hitler et de l’Italie fasciste de Mussolini, occupant alors la totalité du territoire Espagnol.

Un gouvernement de la République Espagnole en Exil sera formé aussitôt au Mexique, puis en France en 1946; il a été dissous en 1977.

Les Présidents de la République:

de 1931 à 1936 = Niceto Alcala Zamora

de 1936 à 1939 = Manuel Azana y Diaz, mort exilé en France en 1940; inhumé à Montauban.

L'ÉPHÉMÈRE SECONDE RÉPUBLIQUE ESPAGNOLE,

C’était une démocratie qui avait osé instaurer un régime de libertés dans le pays le plus en retard de toute l’Europe.

Qui voulut moderniser l’Espagne et convertir ses sujets en citoyens.

Une république qui voulut investir davantage dans l’éducation que l’armée, et a payé cette audace par le sang.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

Sources :

 - celles du Web; particulièrement https://www.cairn.info/revue-humanisme-2007-1-page-39.htm

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2000 à Madrid ce 14 avril pour la Troisième République et la Paix

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2000 à Madrid ce 14 avril pour la Troisième République et la Paix
Près de 2000 personnes ont manifesté ce dimanche 14 avril en milieu de journée à Madrid à l'occasion du 93ème anniversaire de la seconde République espagnole, contre la monarchie et pour l'avènement d'une Troisième République de nombreux manifestants ont scandé également des slogans pour la paix en Palestine et contre la guerre. Commencée vers 12h30 place de Cibeles la manifestation a rejoint la Puerta del Sol vers 14 heures. Un cortège très dynamique et combatif marqué par la présence de nombreux jeunes

 

Cerca de 2000 personas se manifestaron este domingo 14 de abril a mitad de día en Madrid con motivo del 93 aniversario de la Segunda República Española, contra la monarquía y por el advenimiento de una Tercera República numerosos manifestantes gritaron también lemas por la paz en Palestina y contra la guerra. La manifestación comenzó alrededor de las 12.30 horas en la plaza de Cibeles y llegó a la Puerta del Sol alrededor de las 14.00 horas. Un cortejo muy dinámico y combativo marcado por la presencia de numerosos jóvenes

2000 à Madrid ce 14 avril pour la Troisième République et la Paix2000 à Madrid ce 14 avril pour la Troisième République et la Paix
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Exposition "Anatomie du franquisme"

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Article de La Dépêche de Toulouse du 16 mars. On peut se réjouir de cette exposition et de ce colloque avec 25 chercheurs venus partager leurs connaissances. Juste une remarque: monsieur Godicheau ignore superbement toutes les expos et colloques organisés en France depuis de nombreuses années par les associations mémorielles, une fois de plus certains historiens estiment qu'ils ne peuvent être que les seuls à défricher les chemins de l'histoire et de la mémoire.
EMM
Exposition "Anatomie du franquisme"
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Le blog d'ASEREF reprend du service au service de l'Histoire et de la Mémoire de l'Exil Républicain Espagnol

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Le blog d'ASEREF reprend du service au service de l'Histoire et de la Mémoire de l'Exil Républicain Espagnol

Près de trois années sans publications, c'est long, mais ce blog reprend du service. ASEREF, notre association a malgré tout continué à organiser différentes actions mémorielles et continue de le faire. 

En préparation: notre participation aux cérémonies du 80èeme anniversaire de la libération; notre traditionnelle participation à la commémoration du Grau du Roi en honneur aux marins de l'Andutz Mendi; exposé fin mai dans un collège de l'Eure sur la retirada et le rôle des espagnols dans la résistance dans ce département; préparation d'un voyage mémoriel en Espagne dans le deuxième semestre....

Par ailleurs notre groupe ASEREF sur Facebook ASEREF Association Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France | Facebook compte plus de 2000 membres et nous avons créé récemment un groupe spécifique sur Facebook Résistants Espagnols Eure et Normandie pour favoriser dans cette région l'échange d'informations et l'émergence de témoignages Résistants Espagnols Eure et Normandie | Facebook

Eloy Martinez Monegal

 

Casi tres años sin publicaciones es mucho tiempo, pero este blog está volviendo a funcionar. A pesar de todo, ASEREF, nuestra asociación ha seguido organizando diferentes acciones de memoria y sigue haciéndolo. 

En preparación: nuestra participación en las ceremonias del 80º aniversario de la liberación; nuestra tradicional participación en la conmemoración del Grau du Roi en honor de los marineros de Andutz Mendi; Presentación a finales de mayo en un colegio de la Eure sobre la Retirada y el papel de los españoles en la resistencia en este departamento; preparación de un viaje a España en el segundo semestre....

Por otra parte, nuestro grupo ASEREF en Facebook ASEREF Association Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France | Facebook cuenta con más de 2000 miembros y hemos creado recientemente un grupo específico en Facebook Resistentes Españoles Eure y Normandía para favorecer en esta región el intercambio de información y la aparición de testimonios Résistants Espagnols Eure et Normandie | Facebook

Eloy Martinez Monegal

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Memoria antifranquista del Baix Llobregat" la represion franquista en Cataluña

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Bulletin de l'Amicale des Anciens guérilléros en France FFI

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Bulletin de l'Amicale des Anciens guérilléros en France FFI

Le bulletin à télécharger

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Phrases du poète Antonio Machado et hymne de la République espagnole

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Aseref le mag' de mars 2021

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Un article de La Dépêche

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Publié dans Médias

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La France doit reconnaître sa part de responsabilité dans la chute de la République Espagnole, elle doit justice et reconnaissance aux républicains espagnols

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La France doit reconnaître sa part de responsabilité dans la chute de la République Espagnole, elle doit justice et reconnaissance aux républicains espagnols

Publié dans Activités ASEREF

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Intervention en visioconférence dans une école d'une ville de la communauté de Madrid

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Publié dans Initiatives en Espagne

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Los nietos de las abuelas del exilio tendrán nacionalidad española

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Jean-François Bueno: Oran, la nostalgie et l'exil

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Jean-François Bueno est fils d'un républicain espagnol ancien responsable du parti communiste espagnol de l'Oranie , il est retraité de l'édition et a été aussi professeur d'espagnol. Ecrivain, son dernier livre "El espejo para alondras" relatant l'opération Cervantès à laquelle participa son père en 1943 est paru récemment aux éditions "triciclo editores". Il est aussi chanteur.
Nous sommes très fiers de le compter parmi les adhérents d'ASEREF qu'il a rejoint récemment. Ia réalisé un clip sur la ville d'Oran, en droite ligne de la nostalgie et de l'exil.
Il a réalisé le clip sur la ville d'Oran en droite ligne de la nostalgie
et de l'exil. Il nous le fait partager.
"Oran, cette ville si espagnole, terre d'accueil de nos parents, méritait bien que je lui dédie une chanson." nous écrit Jean-François
Oran, esa ciudad tan española, tierra de exilio de nuestros padres, merecia una cancion."
Le dernier livre de Jean-François Bueno

Le dernier livre de Jean-François Bueno

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Retour en images sur quelques unes de nos actions mémorielles 2019 - 2020

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Retour en images sur quelques unes de nos actions mémorielles 2019 - 2020
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Publié dans Activités ASEREF

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Nous voulons redonner vie à ce blog

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La période est difficile pour tout le monde, de nombreuses associations comme la notre sont au ralenti et nous ne pouvons mener à bien actuellement un certain nombre d'actions et initiatives. Cependant il est important que nos liens ne se distendent pas, d'une part entre adhérentes et adhérents d'ASEREF mais aussi, plus largement avec l'ensemble de la communauté mémorielle de l'exil républicain espagnol. 

A compter de ce 24 octobre nous allons alimenter à nouveau ce blog avec des informations, des contributions, des articles, des commentaires, des analyses.

Le combat pour la vérité, la justice et la reconnaissance des républicains espagnols ne doit pas prendre de pause. Nous comptons sur votre interactivité et votre réactivité, n'hésitez pas à commenter ou à nous faire parvenir des articles.

Notre groupe ASEREF sur facebook compte actuellement 1300 membres de différents pays, notamment de France, Espagne, Amérique latine...  nous recevons par ce biais une multitude d'informations que nous relayons régulièrement.

Afin de compléter notre dispositif en matière de communication, en préparation un bulletin au format PDF qui sera publié sur ce blog et qui sera transmis aux adhérentes et adhérents par mail.

 Prenez soin de vous.

Eloy Martinez Monegal

Président d'ASEREF

Publié dans Activités ASEREF

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l'association pour le souvenir de l'exil attend que l'Etat reconnaisse "l'accueil indigne" des réfugiés

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Publié dans Presse

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Les femmes dans la lutte antifranquiste le 7 mars à Sète

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Les femmes dans la lutte antifranquiste le 7 mars à Sète
Les femmes dans la lutte antifranquiste le 7 mars à Sète

Publié dans Initiatives en France

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Equipo Nizkor: la ley de Amnistía fue "una traición a las víctimas del franquismo"

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Publié dans impunité

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Pour une véritable reconnaissance officielle des républicains espagnols. Nous attendons le 25 août 2014 que le Président de la République rende l’hommage que la France n’a jamais rendu depuis 70 ans.

Publié le par ASEREF

Le 24 août 2014 un hommage officiel devrait être rendu aux républicains espagnols lors de la cérémonie du 70ème anniversaire de la libération de Paris. L’association pour le souvenir de l’Exil républicain espagnol en France (ASEREF) a pris une part importante aux côtés d’autres associations mémorielles pour ce combat pour la vérité, la justice et la reconnaissance.

En effet le secrétaire d’Etat aux anciens combattants Kader Arif rendra hommage aux soldats républicains espagnols de la Nueve le dimanche 24 août à 18h esplanade des Villes Compagnons de la Libération à Paris à l’issue d’une marche commémorative voulue par Anne Hidalgo. L’actuelle Maire de Paris, alors première adjointe, nous l’avait annoncé le 25 août 2013 à l’Hôtel de Ville après la cérémonie officielle. Elle répondait ainsi à notre demande de voir la Nueve davantage honorée. Nous la remercions d’avoir tenu cet engagement.

Le 25 août 2014 à 21h le Président de la République s’exprimera lors de la cérémonie officielle à l’Hôtel de Ville nous souhaitons que cet hommage soit intégré dans son discours lui donnant ainsi encore plus de signification. Dans ses récents discours et notamment celui du Mont Mouchet lors d’une cérémonie le Président de la République rendant hommage aux résistants d’Auvergne a parlé de « ceux venus de loin » à aucun moment il n’évoque les résistants espagnols qui ont été partie prenante des combats pour la libération dans cette région comme ils l’ont été pratiquement dans toutes les régions de France. Méconnaissance ? Oubli ? Le 25 août 2014 nous attendons du Président de la République un hommage appuyé aux républicains espagnols et cette reconnaissance tant attendue par les descendants et familles de ceux qui ont versé leur sang pour la France après l’avoir versé en Espagne toujours pour la même cause : le combat contre le fascisme pour la liberté et la paix.

Rappelons qu’Il y a maintenant deux ans le 25 août 2012, le drapeau de la seconde République espagnole a flotté officiellement pour la première fois sur le parvis de l’Hôtel de Ville lors des cérémonies de la libération de Paris en présence du Président de la République. C’est pour nous une grande fierté mais ce n’est que justice, ce drapeau qui aurait dû être présent ces 68 dernières années à chaque commémoration. Suite à cette cérémonie nous adressions au Président de la République un courrier le 8 septembre 2012 dans lequel nous demandions vérité, justice et reconnaissance pour les républicains espagnols qui luttèrent pour la liberté en Espagne et en France. Les termes de ce courrier sont plus que jamais d’actualité et nous renouvelons cette demande.

Extraits du courrier adressé au Président de la République le 8 septembre 2012 :

« L’appel des républicains espagnols, de descendants de républicains espagnols et de leurs amis à assister officiellement à ces cérémonies avec le drapeau de la seconde République espagnole a recueilli un millier de signatures en provenance de France, d’Espagne et de bien d’autres pays. Cet appel avait pour objectif de participer à cette commémoration de la Libération de paris et d’honorer les républicains espagnols de « la Nueve », la 9ème Compagnie intégrée dans la deuxième Division Blindée du Général Leclerc, qui contribuèrent à libérer la capitale et dont les chars de combat qui entrèrent les premiers dans paris le 24 août 1944 portaient le nom de batailles de la guerre d’Espagne.
L’action unie de nombreuses associations mémorielles, de leurs adhérents et sympathisants a permis ce premier pas vers la reconnaissance du rôle des républicains espagnols dans la libération de Paris, des républicains espagnols qui étaient certes dans les premiers à entrer avec les chars de la deuxième DB du général Leclerc mais qui étaient aussi dans les rues de Paris aux côtés des autres résistants et FFI pour mener le combat de la victoire.

Nous demandons la reconnaissance officielle nationale qu’attendent les républicains espagnols, leurs descendants pour le rôle qu’ils ont joué dans la libération de la France et de nombreuses grandes villes, plusieurs milliers y perdirent la vie.

Ces républicains espagnols qu’un gouvernement de la troisième République française enferma en 1939 dans des camps de concentration bien français, plusieurs milliers y laissèrent leur vie. Ces républicains espagnols déportés sur dénonciation de la police de Vichy vers les camps nazis, notamment Mauthausen, plusieurs milliers y furent exterminés. La France doit reconnaître sa responsabilité historique pour ces déportations.

Ces républicains espagnols contraints aussi au travail forcé sous surveillance policière en France dans les années quarante.

La France doit reconnaître leur rôle de libérateurs au même titre qu’elle l’a fait pour les autres résistants. Ces pages d’histoire de France occultées depuis trop longtemps doivent être intégrées dans les manuels scolaires.

Nous demandons, Monsieur le Président de la République : vérité, justice et reconnaissance pour les républicains espagnols qui luttèrent pour la liberté en Espagne et en France. »
Aujourd’hui nous réitérons cette demande à l’occasion de la cérémonie du 70ème anniversaire de la libération de Paris le 25 aôut 2014.
Eloi Martinez Monegal
Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil républicain Espagnol en France

(ASEREF)

le 25 août 2012 François Hollande n'avait pas eu un mot pour rendre hommage aux républicains espagnols. Le 25 août 2014 va t-il continuer à occulter cette page de l'histoire de France

le 25 août 2012 François Hollande n'avait pas eu un mot pour rendre hommage aux républicains espagnols. Le 25 août 2014 va t-il continuer à occulter cette page de l'histoire de France

le 25 août 2012 François Hollande n'avait pas eu un mot pour rendre hommage aux républicains espagnols. Le 25 août 2014 va t-il continuer à occulter cette page de l'histoire de France

Publié dans Initiatives en France

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ABDIQUER POUR REPRENDRE LA MAIN? un article de Jean Ortiz

Publié le par ASEREF

Depuis quelques années, en Espagne, les manifestations populaires se hérissent du drapeau républicain tricolore. Il y a une petite décennie, la République et son étendard relevaient encore du tabou, et en parler, le brandir, provoquait souvent des réactions agressives. Désormais le choix République/Monarchie est entré pleinement dans le débat citoyen. L'abdication, le 2 juin 2014, du roi Juan Carlos, négociée avec le parti populaire, de la droite, et le parti socialiste (PSOE), traduit la fébrilité de la monarchie et des classes dominantes espagnoles. En cinq ans, l'image de la monarchie s'est tellement dégradée que, pour la première fois depuis 1975, elle ne recueille l'adhésion que d'un Espagnol sur deux. Selon les sondages du Centre de recherches sociologiques, en avril 2014, les Espagnols notent 3,72 sur 10 le monarque. Tout l'édifice de la "transition", sur lequel repose la domination de l'oligarchie financière, vacille; devenu obsolète, il appelle une rapide opération cosmétique: l'abdication d'un roi empêtré dans "les affaires", finissant, et l'accession au trône d'un roi jeune, "moderne", accessible, compétent, réformateur... La crise et les saignées imposées par la "troïka" ont provoqué, et suscitent toujours plus, chez le peuple, un rejet majoritaire de la "classe politique", un discrédit des institutions, une perte de légitimité de l'Etat espagnol. Les élections européennes ont vu le bipartisme perdre du terrain (recul de cinq millions de voix) au profit notamment de "Izquierda Unida" et du jeune mouvement "Podemos". Le 22 mars 2014, la "Marche de la dignité" a inondé le centre de Madrid de plus d'un million et demi d'indignés, au cri emblématique de : "Oui, c'est possible!" L'abdication négociée du Bourbon désigné en 1969 successeur par Franco, a vu les "élites" politiques et économiques serrer immédiatement les rangs. L'heure est à préserver les "pactes de la transition": ils garantissent la "libre entreprise dans le cadre de l'économie de marché": c'est écrit dans la constitution. Médias, justice, patrons, PP et PSOE, ont rivalisé d'hommages dithyrambiques au roi qui "a octroyé aux Espagnols la démocratie". Les mots des uns et des autres sont interchangeables. Insupportable réécriture de l'histoire. Niés les dizaines de milliers d'antifranquistes morts, exilés, disparus, torturés, garrotés, emprisonnés à Burgos, à Carabanchel, communistes, anarchistes, syndicalistes, militants basques, catalans... ensevelis sous des montagnes de mensonges. Le quotidien "El País", de la multinationale socialiste "Prisa", en a rajouté des tonnes dans l'apologie, titrant son éditorial du 2 juin 2014: "Un monarque nécessaire". A qui? Le 4 juin, Juan Luis Cebrian, dirigeant de "Prisa", qualifie dans une tribune le monarque de "moteur du changement". A quand la canonisation? Le secrétaire des socialistes, le social-libéral Rubalcaba, se déclare "fier du consensus monarchique" (público.es, 3 juin 2014); les socialistes "n'entendent pas le rompre". Les grands patrons de l'IBEX 35 se sont répandus en louanges aux cris de "Vive le roi!" (El País, 4 juin 2014) lors de la remise, par Juan Carlos, du prix "Royaume d'Espagne à la trajectoire entrepreneuriale", au palais du Pardo. Le monarque a répété, comme il l'a souvent matraqué, que les contributions des patrons sont "fondamentales". Et le roi ne serait qu'un "simple arbitre"? Neutre? Tout au long des 36 ans de règne, il n'a cessé de défendre le néo-libéralisme. Les uns et les autres comptent sur le nouveau roi "Felipe Seis" (et la reine Leticia Ortiz, ex roturière) pour "diriger les changements que le pays nécessite" (et nécessaires pour redorer le blason de la Maison royale). Quid de la volonté et la souveraineté populaires? Au-delà de l'incompatibilité République/Monarchie, se pose en fait le problème de la démocratie bafouée. L'article 57.5 de la constitution oblige, en cas d'abdication, à fabriquer (sur mesure?) une "loi organique" pour assurer la succession, mais pas l'impunité du sortant. "Inviolable", citoyen au-dessus des autres, le roi l'est dans ses fonctions. Lorsqu'il n'a plus de couronne, il devient un justiciable comme les autres. Or, la "loi organique" PP-PSOE va sans doute garantir à l'abdiquant l'impunité à vie. La constitution stipule également que le roi est "chef de l'Etat". Un nouveau chef de l'Etat espagnol va donc être intronisé sans passer par les urnes. Nous sommes dans le coup d'Etat permanent. Un processus constituant vers une constitution et une République nouvelles s'impose, comme seule issue démocratique. Mais l'émergence de programmes alternatifs et la convergence des forces de transformation sociale, tardent. Brandir le drapeau républicain constitue un historique pas en avant, mais cela ne saurait suffire à la conquête d'une République sociale, plurinationale, fédérale, anticapitaliste.

Jean Ortiz Universitaire Pau (France)

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Pétition en ligne: Monarchie ou République? la parole au peuple d'Espagne

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Appel à manifester devant le consulat d'Espagne à Bordeaux

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AY CARMELA

MEMBRE DE LA COORDINATION « ¡ CAMINAR ! »

APPELLE A MANIFESTER

Le roi d’Espagne Juan Carlos vient d’annoncer qu’il abdique en faveur de son fils Philippe, prince des Asturies.

Simultanément, Mariano Rajoy, chef du gouvernement, a précisé qu’il convoquait le congrès pour ratifier cette décision. Rien de plus facile puisque la constitution exige une majorité simple qu’il détient seul avec le Parti Populaire.

Ainsi, en Espagne, on hériterait des plus hautes fonctions de l’état comme on hérite d’une propriété !

Ainsi, le Parti Populaire, parti majoritaire au congrès qui n’a recueilli que 26, 06 % des votes lors des récentes élections européennes du 25 mai 2014, avaliserait le bon vouloir du monarque et déciderait de l’avenir de l’Espagne en lieu et place de son peuple !

C’est aux peuples d’Espagne qu’il incombe de dire si cette monarchie, héritière du franquisme, obsolète, déconsidérée et corrompue, doit se perpétuer.

C’est aux peuples d’Espagne seuls qu’il appartient de se déterminer souverainement, au terme d’un processus constituant, entre Monarchie et République.

Plus que jamais nous pouvons aider les Espagnols à se réapproprier leur destin.

AY CARMELA

appelle tous les descendants des exilés de l’Espagne Républicaine,

toutes les associations mémorielles amies

tous les Républicains démocrates et amis de l’Espagne

à se rassembler mercredi 4 juin 2014 à 18 heures 30

Place Jean Moulin pour partir en cortège au Consulat d’Espagne

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A Montpellier ce 2 juin le drapeau républicain en solidarité aux peuples d'Espagne

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Ce soir à Montpellier place de la Comédie le drapeau de la République espagnole a flotté en solidarité aux peuples d'Espagne pour réclamer un référendum : monarchie ou République? Mercredi un rassemblement aura lieu à Nîmes.

Ce soir à Montpellier place de la Comédie le drapeau de la République espagnole a flotté en solidarité aux peuples d'Espagne pour réclamer un référendum : monarchie ou République? Mercredi un rassemblement aura lieu à Nîmes.

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Article publié depuis Overblog

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Abdication du roi d'Espagne, communiqué d'ASEREF

Publié le par ASEREF

L'association pour le souvenir de l'exil républicain espagnol en France (ASEREF) suite à l'abdication du roi Jean Carlos en faveur de son fils ce 2 juin 2014 dénonce une opération de ravalement de la monarchie qui probablement voudra se doter de moyens exécutifs supplémentaires.
Mettre en place un nouveau roi serait une nouvelle usurpation de la démocratie. Les héritiers de Franco soutenus par le parti socialiste espagnol et la droite ont peur de la montée d'une exigence républicaine. ASEREF appelle à participer à tous les rassemblements qui vont se dérouler ces jours-ci organisés en France et en Espagne par des citoyens et des partis politiques de gauche tels Marea granata, Izquierda Unida Podemos et Equo, pour demander un référendum pour que le peuple espagnol choisisse s'il veut abolir la monarchie et instaurer la troisième République. La parole doit revenir au peuple après cette abdication du monarque mis en place par Franco dans un pays où les crimes du franquisme jouissent d'une totale impunité.


Nous appelons dès ce soir tous les démocrates et républicains amis de l'Espagne à participer au rassemblement à Montpellier à 19h place de la Comédie

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Abdication du roi Juan Carlos, un article de Jean Ortiz

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Putsch en Espagne

Un chef d'Etat (car le roi est en Espagne chef de l'Etat) va être désigné sans passer par les urnes!! Nous écrivons depuis des mois que la monarchie espagnole vacille, qu'elle est corrompue, illégitime, que pour la première fois dans un sondage (janvier 2014) elle est passée en dessous de la barre des 50% de sympathie, que tout l'édifice de la "transition modélique" est en crise... Et dire qu'on nous les présentaient comme "immaculées"! Le PP et le PSOE sont en Espagne plus monarchistes que le roi!!

Comme le demandaient plus de 60% des Espagnols, y compris de nombreux secteurs de droite, le roi vient d'abdiquer et de désigner "du doigt", suivant des privilèges héréditaires et totalitaires, en faveur de son fils, le Bourbon Philippe VI, frère d'une Infante mise en examen pour corruption et abus de biens sociaux.

Le roi Juan Carlos demanda jadis à Hugo Chavez de "se taire". Aujourd'hui, c'est lui, créature de Franco, qui devrait "se taire". Il revient aux Espagnols désormais de choisir, par référendum, entre République et monarchie. Tout autre fonctionnement relèverait d'un néo-franquisme insupportable. On sait que le roi verrouilla le système pour garantir l'impunité de la dictature, de ses crimes contre l'Humanité, pour protéger le capitalisme espagnol, et qu'il est depuis toujours "l'homme de Washington".

Discrédité par les scandales dans lesquels on l'a dit compromis, il vient d'abdiquer, prenant les devants par rapport à une opinion publique qui se républicanise. Ceci dit, il n'est plus "inviolable" comme le stipule la constitution à propos du monarque. Il doit donc relever de la justice ordinaire et être traduit devant les tribunaux, comme un citoyen parmi d'autres.

Si un nouveau roi devait succéder à Juan Carlos, cela relèverait du putsch.

Jean Ortiz, universitaire, Pau (France)

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MARCHE DE LA MEMOIRE ET DE LA POESIE

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Le mercredi 28 mai, à partir de 18h, Serge Pey sera à Perpignan, pour une rencontre autour de son livre

La boite aux lettres du cimetière et un apéritif dans la rue Mailly, devant la Librairie TORCATIS.

Le lendemain, jeudi 29 mai, il présentera, à Saint-Cyprien, le livre La barque de pierre, paru aux éditions Voix.

En 1939, cinq cent mille républicains espagnols arrivent à la frontière française.

Parmi eux, marche, le poète magnifique des transparences : Antonio Machado.

Le mercredi 22 février à trois heures et demie de l’après-midi, il meurt. La nouvelle de la mort du poète se répand très vite parmi les exilés catalans et espagnols. Mais aujourd’hui, beaucoup l’ont oublié. Les fonctionnaires patentés de notre civilisation de l’oubli organisent méthodiquement l’effacement de l’histoire. Une poignée pourtant se la rappelle, dans ses poings.

Dans une époque où les poèmes sont jetés dans les rigoles et les tout-à-l’égout de la marchandise, la poésie doit inventer de nouvelles pages.

Serge Pey va ainsi partir de l’avenue Antonio Machado, adresse historique de l’Université de Toulouse-Le Mirail où il anime ses chantiers d’art provisoire, et marcher jusqu’au cimetière de Collioure où se trouve la tombe d’Antonio Machado. La seule tombe du monde où est érigée une boîte aux lettres.

Depuis le mois d’octobre 2013, Serge Pey a fait écrire des centaines de lettres destinées au poète espagnol qu’il ira poster dans cette boîte aux lettres de l’espérance, à Collioure.

Cette marche de la mémoire et de la poésie, aura lieu du 16 au 31 mai. Elle sera jalonnée, à chaque étape, par des rencontres, ainsi que des lectures.

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Izquierda Unida à Montpellier au meeting du Front de gauche

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AMICAL MAUTHAUSEN CONVOCA A ALUMNOS DE TODO EL PAÍS PARA CONSTITUIR LA RED DE ALUMNOS Y ALUMNAS PARA LA PREVENCIÓN DEL FASCISMO, DE CATALUÑA

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El jueves 22 de mayo en el Molí de Mar de Vilanova i la Geltrú, alrededor de 80 alumnos y alumnas de secundaria de más de una veintena de centros catalanes se reúnen para intercambiar experiencias y mostrar su compromiso contra el fascismo

Amical de Mauthausen y otros campos ha convocado, para este jueves 22 de mayo, a alumnos y alumnas representantes de los centros de secundaria de Cataluña -integrantes de la Red de centros para la prevención del fascismo, de Cataluña- al I Encuentro de alumnos que tendrá lugar en Vilanova i la Geltrú, en la sede del Centro de Recursos Pedagógicos de la capital del Garraf.

Ante el rebrote de les actitudes fascistas y racistas en Europa y la amenaza del crecimiento de la extrema derecha, es imprescindible, desde la Amical, impulsar y potenciar el trabajo con la juventud y unificar esfuerzos. Para ello, hay que trabajar juntos, especialmente en el ámbito pedagógico, para sensibilizar en la defensa de los valores democráticos, de la tolerancia y la libertad, y para mantener viva la memoria de los que fueron los primeros luchadores y luchadoras antifascistas en Europa, los republicanos y las republicanas.

En este encuentro, la Amical reúne a profesores y al alumnado de 4º de ESO y de 1º y 2º de Bachillerato de centros que, desde hace tiempo, vienen participando en proyectos de prevención del fascismo y de recuperación de la memoria histórica, con trabajos en los propios centros y con los viajes que organiza la Asociación a los campos de concentración. Asimismo, también se han invitado a numerosos centros que recientemente se incorporan a esta labor.

Los objetivos básicos del encuentro son crear la Red de alumnos para la prevención del fascismo, de Cataluña, en el marco de la Red de centros y ciudades para la prevención del fascismo, una Red que desde el ámbito local quiere unir a la ciudadanía, las administraciones locales y los centros educativos en la defensa de los valores humanos y democráticos; intercambiar experiencias de trabajo y metodologías entre alumnos y centros (visitas a los campos, trabajos en los centros, acciones concretas, actividades artísticas, publicaciones, etc.); y definir un decálogo de ideas básicas que permita elaborar una declaración o manifiesto de los jóvenes para ser leído en todas partes el próximo Día Internacional del Holocausto, en enero del 2015.

En este encuentro se presentará también una propuesta de espacio virtual joven y un perfil de facebook, que sean las plataformas de relación, información, reflexión y debate para todo el alumnado participante.

El encuentro se iniciará a las 10:30 de la mañana hasta las 14:30, con la presencia de alumnos y profesorado, entre otros, de centros de Vilanova, Sitges, Sant Pere de Ribes, Cubelles, Gavà, Manresa, Santa Coloma de Gramanet, Sant Celoni, Barcelona o Lleida.

A la jornada asistirán también representantes del Memorial Democrático de la Generalitat y la regidora de Educación del Ayuntamiento de Vilanova i la Geltrú, Ariadna Llorens, acompañados por el presidente de la Amical.

Este trabajo en Red, promovido por la Amical, pretende ampliarse con los enlaces con centros y ciudades de todo el Estado y Europa, como Weimar o Mauthausen, donde el intercambio entre ayuntamientos, ciudadanos y ciudadanas y alumnos, puede ayudar a consolidar este espacio antifascista consistente, que evite el peligro del rebrote de la ideología nazi en el viejo continente.

Barcelona, 19 de mayo del 2014

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Deux journées qui vont compter pour "L'avenir de la Mémoire"

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La Coordination nationale d’organisations mémorielles

des descendants et amis des exilés de l’Espagne républicaine

“ i Caminar !”,

a le plaisir de vous inviter à la cérémonie officielle

de signature de sa Charte de coopération

qui aura lieu les 31 mai et 1er Juin 2014,

Espaces des diversités, 38, rue d’Aubuisson à TOULOUSE.

Conférences, débats, table ronde et spectacle seront au programme

que vous pouvez découvrir en pièce jointe.

Nous espérons avoir le plaisir de vous compter parmi nous

pendant ces deux journées intitulées “L’AVENIR DE LA MEMOIRE”.

Deux journées qui vont compter pour "L'avenir de la Mémoire"
Deux journées qui vont compter pour "L'avenir de la Mémoire"
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Francia omite a los republicanos espanoles al recordar su liberacion

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Commémoration du 8 mai : les républicains espagnols une fois de plus oubliés de l’Histoire

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Association pour le Souvenir de l’Exil républicain Espagnol en France

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Commémoration du 8 mai : les républicains espagnols une fois de plus oubliés de l’Histoire

Après Harlem Désir, Kader Arif réécrit aussi l’Histoire

Monsieur Kader Arif secrétaire d’Etat aux anciens combattants dans son message du 8 mai 2014 a rendu hommage aux combattants artisans de notre libération. Un message lu par tous les maires de France devant les monuments aux morts lors de la commémoration du 69ème anniversaire de la victoire contre le nazisme du 8 mai 1945.

Dans son message, à propos du 70ème anniversaire de la libération (1944 – 2014), Monsieur Arif rend hommage à « ceux venus de près de 15 nations engagés dans l’opération overlord qui débarquèrent en Normandie le 6 juin 1944, ceux venus de métropole et d’Afrique du Nord engagés dans la campagne d’Italie qui entrèrent dans Rome le 4 juin 1944, ceux sous commandement du général de Lattre qui prirent pied en Provence le 15 août 1944. »

Une fois de plus les républicains espagnols sont oubliés eux qui ont été si mal accueillis en France en 1939 et qui ont contribué à la libération par leur engagement notamment dans la résistance dès les premiers moments de l’occupation nazi.

En septembre 2012 au nom de l’association pour le souvenir de l’exil républicain espagnol en France je demandais au président de la République la reconnaissance officielle nationale qu’attendent les républicains espagnols, leurs descendants pour le rôle qu’ils ont joué dans la libération de la France et de nombreuses grandes villes. Rappelons que les premiers chars de la division Leclerc entrés dans Paris le 24 août 1944 étaient pilotés par des républicains espagnols.

Ces républicains espagnols qu’un gouvernement de la troisième République française enferma en 1939 dans des camps de concentration bien français, plusieurs milliers y laissèrent leur vie. Ces républicains espagnols déportés sur dénonciation de la police de Vichy vers les camps nazis, notamment Mauthausen, plusieurs milliers y furent exterminés. Ces républicains espagnols contraints aussi au travail forcé sous surveillance policière en France dans les années quarante. La France doit reconnaître sa responsabilité historique pour ces dizaines de milliers de morts républicains espagnols, La France doit reconnaître leur rôle de libérateurs au même titre qu’elle l’a fait pour les autres résistants. Ces pages d’histoire de France occultées depuis trop longtemps doivent être intégrées dans les manuels scolaires.

Cette reconnaissance n’a toujours pas eu lieu. Pire, monsieur Harlem Désir alors secrétaire du parti socialiste aujourd’hui ministre devait lors d’une émission de télévision le 21 janvier 2013 déclarer à propos du Mali « « Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames, ou des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants ».

Nous écrivions alors dans un courrier de protestation « Monsieur Harlem Désir n'ignore pas l'Histoire. Ces propos ne relèvent pas d’une méconnaissance de ce qui s’est passé en 1939 lors de l’exil des républicains espagnols, ces propos confirment la volonté au plus haut niveau de l’Etat de nier certaines pages honteuses pour la France. S’il y a eu en France solidarité à l’égard des réfugiés espagnols, elle venait du peuple français et non pas des autorités gouvernementales de la troisième République.

C’est bien le gouvernement du Président du Conseil Radical-socialiste Edouard Daladier qui enferma des dizaines et des dizaines de milliers de républicains espagnols dans des camps de concentration, plusieurs milliers y sont morts.

C’est bien le gouvernement de la troisième République qui en 1939 a signé des décrets de surveillance des espagnols, qui les a fiché camp par camp. Des fiches récupérées ensuite par Vichy pour faire déporter les espagnols vers l’Allemagne nazie ou les renvoyer chez Franco.

C’est bien la France de la troisième République qui a utilisé les espagnols dans l’économie nationale pour remplacer la main d’œuvre française mobilisée par la mise en place de compagnie de travailleurs étrangers étroitement surveillées. »

Aujourd’hui en ce 8 mai 2014 un ministre de la République récidive en omettant sciemment le rôle des républicains espagnols dans la libération de la France.

Au nom de notre association pour le souvenir de l’exil républicain espagnol en France (ASEREF) j’exprime l’indignation de tous les descendants et amis de celles et ceux qui ont versé leur sang pour la liberté et dénonce cette volonté de réécrire l’histoire. Il est temps que la France reconnaissance officiellement l’apport important des républicains espagnols aux côtés des autres forces de la Résistance.

Eloi Martinez Monégal

Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil républicain Espagnol en France (ASEREF)

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Lettre ouverte à Anne Hidalgo et Manuel Valls pour sauver le Grenier des Grands Augustins où Picasso peignit Guernica

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