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Exil vers le Mexique: le Sinaïa quitte le port de Sète le 25 mai 1939

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Le Sinaïa est le premier bateau d'exilés Républicains Espagnols en partance pour le Mexique. Il a quitté le port de Sète le 25 mai 1939. A son bord 1600 réfugiés en provenance pour la plupart des camps de concentration français. Notre association a décidé de commémorer à Sète le 25 mai 2009, le 70ème anniversaire de cet évènement. D'ores et déjà le Conseil Régional Languedoc Roussillon s'associe à cette manifestation et une plaque sera posée sur le môle Saint-Louis près du phare. Le gouvernement Mexicain et surtout le Président Lazaro Cardenas a toujours refusé de reconnaître le régime franquiste. La France de la troisième République pour sa part ne s'est pas honorée en envoyant Pétain à Burgos en tant qu'ambassadeur auprès de Franco alors que la République livrait enconre ses derniers combats. Le Mexique est le seul pays à avoir maintenu les relations diplomatiques avec le gouvernement républicain espagnol en exil. C'est aussi un pays qui a accueilli dignement les espagnols exilés. Pour toutes ces raisons et pour bien d'autres encore, nous seront nombreux le 25 mai pour rendre hommage à la fois aux Républicains Espagnols exilés au Mexique, mais aussi au Président du Mexique Lazaro Cardenas qui a eu le courage de défendre les valeurs républicaines au moment ou d'autres pays dont la France les foulaient au pied.
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ASEREF va suivre de près la suite qui sera donnée à ses demandes

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Le Chef de l'Etat, voir courrier ci-dessous (cliquer sur le courrier pour l'agrandir), a donc répondu à notre courrier. Le Président de la République transmet nos demandes au Ministre de l'Education ainsi qu'au Secrétaire d'Etat à la Défense et Aux Anciens Combattants afin qu'ils puissent étudier nos suggestions et nous fassent connaître la suite possible qu'il paraîtra possible de leur réserver. Nous prenons acte de cette réponse. ASEREF va suivre de très près la suite qui sera donnée à ses demandes.
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Réponse de la Présidence de la République à notre courrier

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Rencontre avec le Maire de Sète

Publié le par Eloi Martinez Monegal


Notre association a été reçue ce jeudi 16 avril par le maire de Sète François Commeinhes, Antoine de Rinaldo adjoint aux finances ainsi que par Gérard Bastide conseiller municipal délégué aux anciens combattants.
Cette entrevue fait suite à la demande d’ASEREF, qui a souhaité faire part au maire de propositions de manifestations commémoratives à l’occasion 70ème anniversaire de la Retirada.
La délégation était conduite par Eloi Martinez président d’ASEREF. Celui-ci a fait part des projets immédiats et à plus long terme à propos de l’hommage aux républicains espagnols exilés. Parmi ces projets:
Le 25 mai prochain, se déroulera à l’initiative d’ASEREF une commémoration quai d’Alger qui rappellera que le 25 mai 1939 le paquebot « Le Sinaïa » prenait la mer en direction du Mexique avec à son bord 1800 républicains espagnols qui venaient de passer par les camps de concentration français. Par ailleurs, fin 2009 en accord avec la direction du centre de vacances du Lazaret, se déroulera une cérémonie en souvenir des enfants d’Espagne accueillis sur ce site en 1937 après leur évacuation de Bilbao suite aux bombardements des forces fascistes allemandes soutenant Franco. Le Maire et les élus présents ont pris acte de ces propositions soulignant que la ville apporterait son aide logistique.
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ASEREF rencontrera jeudi 16 avril le Maire de Sète

Publié le par Eloi Martinez Monegal


L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) rencontrera jeudi 16 avril à 11h30 le Maire de Sète François Commeinhes.
ASEREF lors de l’exposition consacrée à l’exil des républicains espagnols s’était adressée à François Commeinhes pour solliciter cette rencontre dans la perspective d’une commémoration officielle à Sète du 70èmme anniversaire de l’exil. Dès 1937 des enfants évacués du Pays Basque lors de bombardements dans la région de Bilbao ont été accueillis au Lazaret et à la caserne Vauban notamment, avant d’être placés dans des familles d’accueil. Du port de Sète est parti pour le Mexique le 25 mai 1939 un paquebot, le Sinaïa, avec à son bord 1600 réfugiés espagnols qui venaient de passer par les camps de concentration français. Ce fut le premier bateau en partance pour le Mexique suite aux accords entre le gouvernement Mexicain et le gouvernement républicain espagnol en exil.
A Sète, les réfugiés républicains espagnols, ont contribué à la reconstruction du port après le bombardement de la ville en 1944. Enfin, de nombreuses familles espagnoles ont trouvé refuge à Sète et s’y sont installées.
L’immigration issue de la guerre d’Espagne est bien présente dans cette ville comme dans toute la région, les enfants et petits enfants pour la plupart français aujourd’hui y ont grandi.
ASEREF, fera part jeudi 16 avril de ses propositions au maire de Sète afin qu’un hommage officiel soit rendu au Républicains Espagnols.
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La presse espagnole fait écho à notre courrier au Président de la République

Publié le par Eloi Martinez Monegal

L'agence de presse espagnole Europa press a diffusé le 1er avril notre courrier adressé à Nicolas Sarkozy


Exiliados republicanos en Francia piden a Sarkozy un homenaje oficial y reconocimiento en sus libros de texto
miércoles, 1 de abril, 19.30

La Asociación para el Recuerdo del Exilio Republicano Español en Francia (ASEREF) ha enviado una carta al presidente francés, Nicolás Sarkozy, para pedir "un acto fuerte de reconocimiento", que rinda homenaje "oficial" a los republicanos españoles que fueron internados en campos de concentración galos y a los que se lucharon junto a sus tropas contra "la barbarie nazi". Además, quiere que esta parte de la Historia francesa "oculta" se integre en los manuales escolares de texto.
En la carta, a la que ha tenido acceso Europa Press, la asociación recuerda a los "decenas de miles" de españoles que, tras huir de la Guerra Civil y la represión franquista, acabaron internados en campos de concentración. "La Francia de la Tercera República no tenía ninguna razón para ejercer represión y vigilancia frente a los españoles refugiados, excepto si les considerara enemigos", afirma la misiva.
Además, denuncia la "gran responsabilidad" de Francia en las deportaciones de refugiados españoles, que si llegaban a España eran "fusilados o encarcelados y torturados", y si eran expulsados por "el lado nazi" acaban en campos de concentración y de exterminio como el de Mauthausen y su anexo Gusen" y recalca que el "importante papel" desempeñado por los republicanos españoles en la Resistencia para la liberación de Francia.
TRATADOS COMO PARIAS EN FRANCIA
Por todo ello, la asociación pide, "sin odio y sin espíritu de revancha", lo que, en su opinión, "debe ser simple justicia y debe contribuir al deber de la Memoria". En concreto, instan a Francia a "que rinda homenaje oficialmente a estas mujeres y hombres que luchaban por la libertad de los pueblos, expulsados por su país por un golpe de Estado militar contra un gobierno republicano legalmente elegido y tratados en el territorio de la República francesa como parias".
"Señor presidente de la República --continúa--, pedimos solemnemente que en nombre de Francia os expreséis para rendir justicia a estos olvidados de la Historia de Francia. Pedimos un acto fuerte de reconocimiento por parte de la República francesa ante aquellos que perdieron todo en su país y que dieron todo por Francia".
Además, solicitan al Estado francés que integre en los manuales de historia "esta parte de Historia de Francia oculta". Para ello, se ofrecen a mantener un encuentro con los ministros franceses implicados, para examinar "las modalidades de un verdadero reconocimiento y del derecho a la reparación moral, así como un enfoque que permita una nueva reflexión histórica sobre el contenido de las obras escolares".
Para la ASEREF, los jóvenes franceses "deben saber que extranjeros se levantaron junto a los franceses para defender el país que les acogió tan mal para defender las libertades frente a la barbarie nazi".
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ASEREF écrit au Président de la République

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF)

Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République Française.

Demande du droit à reconnaissance et à réparation morale des victimes républicaines espagnoles internées dans les camps de concentration français en 1939 et utilisées par la suite comme main d’œuvre forcée.

18 juillet 1936, un coup d’Etat tente de renverser la République Espagnole et son gouvernement légalement élu. Très vite Hitler et Mussolini soutiennent militairement les rebelles. La France qui, dans un premier temps fait mine de soutenir la République, se réfugie rapidement dans la politique de « non intervention ». En Espagne, le peuple résiste, mais faute d’aide, la République chute irrémédiablement en 1939.

Dans cette tourmente, la France tiraillée par sa conscience accueille dès 1937, de nombreux réfugiés espagnols sur son territoire suite, notamment, aux bombardements de Guernica et du pays Basque par l’aviation allemande au service de Franco. Cet exil s’est amplifié au fil des mois. Adultes et enfants ont pu trouver refuge en France grâce souvent à la solidarité et aux nombreux Comités d’Aide à l’Espagne Républicaine.
Mais, début 1939, après la capitulation de Munich, la France opère un blocus encore plus meurtrier à l’encontre de la République espagnole qui manque cruellement d’armement. Pendant ce temps les populations civiles sont bombardées en Catalogne par l’aviation fasciste italienne.

Des centaines de milliers de réfugiés républicains espagnols civils et militaires convergent vers la frontière française. Par dizaines de milliers, ils ont été internés dans des camps de concentration notamment dans le Sud de la France. Parmi eux des milliers sont morts dans ces camps suite à leurs conditions d’internement.

La France de la Troisième République n’avait aucune raison d’exercer répression et surveillance à l’encontre des espagnols réfugiés, sauf à les considérer comme des ennemis sur le territoire français.
Nous savons que la France c’est d’abord le peuple et que la solidarité du peuple français s’est exercée à l’égard des républicains espagnols dans cette sinistre période. Des français ont su porter haut les valeurs de fraternité de la patrie des droits de l’Homme, comme ceux aussi qui s’engagèrent dans les Brigades Internationales pour défendre la République espagnole lâchée notamment par la France et l’Angleterre sous prétexte d’une fausse neutralité, ce que les gouvernements de l’époque appelaient « la non intervention ».

Dès février 1939, la surveillance et le fichage de ces espagnols par les Préfets à la demande du gouvernement Daladier a permis plus tard au gouvernement de collaboration de Vichy de livrer ceux-ci soit à Hitler soit à Franco.
En Espagne, ils étaient fusillés ou emprisonnés et torturés à leur arrivée. Du côté nazis ils étaient déportés dans des camps de concentration et d’extermination tels Mauthausen et son annexe Gusen.
La responsabilité de la France est grande dans ces déportations, et pas seulement la France de Vichy mais aussi celle de la troisième République.
Monsieur le Président de la République, lors de votre discours en tant que candidat aux élections présidentielles le 3 mai 2007 à Montpellier vous avez dit notamment « les républicains espagnols qu’on a parqué dans les camps n’ont rien oublié ».
Non, ils n’ont rien oublié, leurs familles non plus.
Nous demandons, sans haine et sans esprit de revanche, ce qui doit être simple justice et doit contribuer au devoir de Mémoire. Nous demandons que la France rende hommage officiellement à ces femmes et hommes qui luttaient pour la liberté des peuples, chassés de leur pays par un coup d’Etat militaire contre un gouvernement républicain légalement élu et traités sur le territoire de la République française comme des parias.
N’oublions pas non plus, le rôle important joué par beaucoup de républicains espagnols dans la Résistance pour la libération de la France, n’oublions pas que la Deuxième DB de Leclerc rentrée victorieuse à Paris le 24 août 1944 étaient composée de nombreux républicains espagnols.
Monsieur le Président de la République, nous vous demandons solennellement qu’au nom de la France vous vous exprimiez pour rendre justice à ces oubliés de l’Histoire de France.
Nous demandons un acte fort de reconnaissance de la part de la République Française à l’égard de celles et ceux qui ont tout perdu dans leur pays et qui ont tout donné pour la France.
Nous demandons que soit intégrée dans les manuels scolaires cette partie de l’Histoire de France occultée.

L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) , est disponible pour envisager en coopération avec l’ensemble des associations engagées dans le devoir de mémoire qui le souhaitent, une rencontre avec les ministères concernés (Anciens Combattants et Education Nationale) pour que nous examinions les modalités d’une véritable reconnaissance et du droit à la réparation morale ainsi qu’une approche permettant une nouvelle réflexion historique sur le contenu des ouvrages scolaires. La jeunesse française doit savoir que des étrangers se sont levés aux côtés des français pour défendre le pays qui les avait si mal accueillis afin de défendre les libertés face à la barbarie nazie.

Eloi Martinez
Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France
aseref@netcourrier.com
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