Il y a cinquante ans Julian Grimau était assassiné
Ce 20 avril à Sète à 18h à la Bourse du travail un hommage sera rendu par ASEREF en mémoire de Julian Grimau
Mèmoire de l`Exil Rèpublicain Espagnol Actualité Mémorielle
Ce 20 avril à Sète à 18h à la Bourse du travail un hommage sera rendu par ASEREF en mémoire de Julian Grimau
Au soir du 24 août 1994, une petite avant-garde de la 2ème DB du général Leclerc fonçait dans Paris insurgé mais toujours occupée par les Allemands et atteignait l’hôtel de ville. La quinzaine de blindés prenait position pour défendre le Comité National de Libération qui s’y était installé.
Les Parisiens accourus s’étonnaient de découvrir les noms de ces blindés: Madrid, Guadalajara, Brunete, Guernica, Teruel et même Don Quichotte…
Deux jours plus tard, le général de Gaulle, le général Leclerc, les membres du Comité de Libération, remontaient à pieds les Champs Elysée au milieu de la liesse populaire.
Les images d’actualité montrent ces mêmes blindés ouvrant cette marche et assurant la protection des deux hommes et celle de la foule des Parisiens qui les acclament, mais ces images laissent anonymes les hommes à bord de ces blindés.
L’histoire officielle a été frappée d’amnésie à l’égard de ces hommes.
Pour le grand public, ils sortiront enfin de l’anonymat et de l’oubli soixante ans plus tard, en août 2004, dans un article du Nouvel Observateur signé par le général Michel Roquejoffre.
Il écrit :
« Ce sont les véhicules du lieutenant Amado Granell, qui rêvait de la restauration de la République en Espagne ;
De l’adjudant-chef Campos, anarchiste, évadé d’Espagne, chef de commando dans les corps francs d’Afrique ; du sergent chef Garcès, Aragonais de Saragosse, matador sous le nom de Larita II, ancien de la Légion ; d’Enguinados, né au Mexique d’une mère indienne et d’un père espagnol, engagé à 15 ans dans les rangs républicains ; de Juan Reiter, Allemand d’origine, ancien chef de bataillon de l’armée républicaine espagnole, évadé d’Espagne ; de Carino Lopez, marin pêcheur galicien qui, après la débâcle des Républicains, rejoignit Oran sur une petite chaloupe… »
Et le général Roquejoffre souligne :
« Ces Espagnols avaient repris les armes pour libérer la France. Les Français doivent le savoir(…) Ils ont droit à toute la reconnaissance des Français ».
La reconnaissance de la France officielle fut, elle, bien modeste.
Pourtant la France avait une dette d’honneur qu’elle aurait dû acquitter pour effacer le profond sentiment de honte inspiré par son attitude envers ces hommes, envers les Républicains espagnols, envers vous qui êtes ici aujourd’hui en leur nom.
Quand vous aviez besoin d’aide, la France vous a abandonné.
Quand elle aurait du vous accueillir bras ouverts, elle le fit baïonnettes pointées.
Oui, dans l’Espagne de 1939, « ILS » sont passés… .
Mais cela a eu lieu à cause de la trahison des grandes démocraties de l’époque, trahison à laquelle, après l’échec du Front Populaire, la France a pris part.
Depuis sa proclamation le 14 avril 1931, la République espagnole en effet faisait peur à tous les biens pensants, comme elle faisait peur à la City de Londres et à Wall Street.
Elle représenta au contraire un espoir pour les peuples du monde entier qui s’organisèrent en un formidable mouvement pour la soutenir.
Des dizaines de milliers de femmes et hommes, en particulier en France, s’enrôlèrent dans les Brigades internationales pour combattre à ses côtés, à vos côtés.
Avec ses ombres et ses lumières, les Brigades écrivirent une des pages qui ont marqué le siècle.
Leur héroïsme, celui des combattants républicains n’ont pas suffi.
La politique de non intervention des grandes puissances démocratiques abandonna de fait l’Espagne à Franco.
Elle laissa le champ libre au soutien massif que lui apportèrent l’Italie de Mussolini et surtout l’Allemagne de Hitler qui utilisa l’Espagne pour expérimenter ses techniques de guerre, les bombardements massifs de populations civiles.
Comment oublier ? Ce jour là, le 26 avril 1937,à Guernica c’était jour de marché lorsque survinrent les avions de la légion Condor envoyée par Hitler. Ils rasèrent Guernica sous une pluie de bombes. Aujourd’hui, l’horreur de cet acte est toujours ressentie. Picasso en effet a rendu à jamais ce crime imprescriptible en peignant son célèbre et dramatique tableau du nom de la ville du pays basque, tandis que Paul Eluard annonçait en visionnaire la ‘Victoire’ future des morts de Guernica :
« Parias la mort la terre et la hideur
De nos ennemis ont la couleur
Monotone de notre nuit
Nous en aurons raison ».
Face à une puissance technologique supérieure, mal équipées, faiblement soutenues par la fausse générosité de Staline, les armées de la République finirent par céder.
Les historiens n’ont pas fini de creuser les charniers de la guerre d’Espagne qui hante toujours notre mémoire d’images terribles.
Comment oublier celles de la ‘Retirada’ ?
Ces centaines de milliers de femmes, d’enfants, de soldats exténués, hagards, frissonnant de froid, de faim, blessés ou malades, marchant -fourmilières humaines de désespoir et de misères- vers l’espoir que représentaient à leurs yeux, à vos yeux, la France.
Vous y avez été accueillis comme des bandits.
Parqués dans des camps où abandonnés à votre faim, à votre soif, sans soins, sans abris, livrés aux poux, au typhus, beaucoup d’entre vous moururent.
Les blindés de la Libération que vous meniez au combat auraient pu porter d’autres noms.
Ceux d’Argelès, du Vernet, de Gurs, d’Agde, de Bram, de Septfonds…tous ces camps de concentration du Sud Ouest où la France d’alors vous a parqué.
Ils auraient pu s’appeler également, Setat Relizane, Bou-Arfa, camp Morand, Oued-Akrouch, Kenadsa,Tandara…ces camps d’Afrique du Nord avec notamment les sinistres camps dit « de punition »de Hadjerta M’Guil,
Ain el Ourak, Meridja ou Djelfa, véritables bagnes où, soumis aux travaux forcés vous étiez livrés au sadisme de gardes ayant droit de vie et de mort sur vous.
Tous ces noms de camps de concentration français que vous avez connus souvent avant de connaître les camps nazis.
Il y en avait plus d’une cinquantaine, ils ont été effacés de la mémoire française, sans doute parce que trop chargés de honte.
Pourtant, dès que la France eût déclaré la guerre à l’Allemagne nazie, c’est de ces camps que vous avez surgi pour reprendre les armes et combattre, en première ligne, cet ennemi qui nous était commun.
Longtemps fut accréditée l’idée que vous n’aviez été qu’une poignée à prendre part à la Libération de la France.
La vérité est que- dans la diversité de ce que vous étiez- vous avez été des dizaines de milliers à combattre pour elle : dans les armées alliées, sous l’uniforme de la France Libre, dans les rangs des Francs Tireurs et Partisans, dans ceux de la M.O.I, dans les maquis du Limousin, des Glières, du Vercors, comme passeurs de clandestins dans les Pyrénées…
Quand l’un de vous tombait, vous mettiez sur sa tombe un petit drapeau républicain.
Vous demandiez à ce que l’inscription « mort pour la France »- ce qui était le cas- soit remplacée par « mort pour la Liberté » !
Car votre engagement dans les combats de la France Libre répondaient à des valeurs universelles : celles de la Liberté, de la Justice, de la Démocratie, ces valeurs incarnées par la République que vous aviez défendue pendant plus de trente mois d’une atroce guerre civile.
Une fois la France libérée, voyant à nouveau trahis vos espoirs de libérer l’Espagne à son tour, vous avez préféré l’ombre et le silence à la renommée des héros.
Oui, la France vous doit sa totale reconnaissance et sa gratitude.
En baptisant de vôtre nom cette rue de Bobigny, nous avons bien conscience de n’en payer qu’un modeste tribut, mais nous le faisons de tout cœur.
Honneur à vous, hommes de la République espagnole, combattants de la Liberté !
Se celebra un acto de homenaje a la República española en Montpellier. Granada - Ideal
París, 14 abr (EFE).- Un acto en homenaje a la segunda República española, con motivo del 82 aniversario de su proclamación, reunió hoy a una cincuentena de personas en Montpellier, convocados...
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Multitudinaria marcha por la III República en Madrid
Miles de personas participan a esta hora en la marcha por la III República convocada por la Junta Estatal Republicana (JER), que agrupa a más de 50 organizaciones con ideales republicanos y entre...
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ASEREF était hier à Bobigny pour l'inauguration de la rue des Républicains espagnols et ce midi nous étions à Montpellier pour célébrer le 82ème anniversaire de la seconde République espagnole;
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Miles de personas conmemoran en Madrid la II República y piden la tercera
Varios miles de personas han conmemorado hoy en Madrid el 82 aniversario de la II República y han reclamado la llegada de la tercera, convocados por la Junta Estatal Republicana, que aglutina a unos
http://politica.elpais.com/politica/2013/04/14/actualidad/1365951279_102186.html
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14 DE ABRIL: MANIFESTACIONES EN TODAS LAS CIUDADES DEL ESTADO ESPAÑOL, POR LA III REPÚBLICA
A POR LA 3ª REPÚBLICA DEMOCRÁTICA EN UN ESTADO FEDERAL DE LAS REGIONES, NACIONALIDADES Y NACIONES ¡¡¡A por la República!!! A la tercera va la vencida MICAELA SAGASETA PARADAS
ASEREF participera demain dimanche 7 avril à Montpellier au rassemblement "On ne part pas pas, ils nous virent!" "No nos vamos nos hechan!" L'Association pour le Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France apporte tout son soutien à cette manifestation. Nous sommes les descendants des exilés qui ont combattu en Espagne pour défendre la République. Pour que jamais le peuple ait à s'exiler pour travailler. Nos parents ont lutté pour la justice, la paix et la liberté, ils ont versé leur sang en Espagne pour les valeurs de la république, ils ont versé leur sang en France dans la résistance. C'est tout naturellement que nous serons présents aux côtés des jeunes espagnols obligés de s'exiler, comme un nouveau mauvais retour de l'histoire. C'est pourquoi nous serons présents avec le drapeau de la république espagnole le seul légitime et porteur des valeurs universelles de liberté, égalité et fraternité. Viva la lucha de la juventud española para sus derechos en Francia y en España! Vive la lutte de la jeunesse espagnole pour ses droits en France et en Espagne!
ASEREF et la Colonia Española de Béziers présentent le samedi 6 avril 2013 à 20h30 la pièce de théâtre "Federico(s)" au Centro Espagnol. Entrée 10€, chômeurs, étudiants 5€. Cette pièce de Filip Forgeau mise en scène par Philippe Flahaut est interprété par Kévin Pérez petit fils de républicain espagnol lui même qui au travers de ce rôle rend hommage aux combattants de la liberté. Il interprète à la fois le grand père, le fils et le petit fils. Kévin Pérez débattra avec le public à l'issue de la représentation autour du verre de l'amitié. Colonie espagnole de Béziers 1 rue de la vieille citadelle à Béziers.
04.67.49.13.03
ASEREF sera dimanche 14 avril à 11h30 pour un dépôt de fleurs allée des républicains espagnols près du Corum à Montpellier pour le 82ème anniversaire de la seconde République espagnole. ASEREF invite les montpelliérains d'origine espagnole et tous les autres à nous rejoindre pour cet hommage aux républicains espagnols qui à Montpellier aussi ont contribué à libérer la ville.