initiatives en france
Pour une véritable reconnaissance officielle des républicains espagnols. Nous attendons le 25 août 2014 que le Président de la République rende l’hommage que la France n’a jamais rendu depuis 70 ans.
Le 24 août 2014 un hommage officiel devrait être rendu aux républicains espagnols lors de la cérémonie du 70ème anniversaire de la libération de Paris. L’association pour le souvenir de l’Exil républicain espagnol en France (ASEREF) a pris une part importante aux côtés d’autres associations mémorielles pour ce combat pour la vérité, la justice et la reconnaissance.
En effet le secrétaire d’Etat aux anciens combattants Kader Arif rendra hommage aux soldats républicains espagnols de la Nueve le dimanche 24 août à 18h esplanade des Villes Compagnons de la Libération à Paris à l’issue d’une marche commémorative voulue par Anne Hidalgo. L’actuelle Maire de Paris, alors première adjointe, nous l’avait annoncé le 25 août 2013 à l’Hôtel de Ville après la cérémonie officielle. Elle répondait ainsi à notre demande de voir la Nueve davantage honorée. Nous la remercions d’avoir tenu cet engagement.
Le 25 août 2014 à 21h le Président de la République s’exprimera lors de la cérémonie officielle à l’Hôtel de Ville nous souhaitons que cet hommage soit intégré dans son discours lui donnant ainsi encore plus de signification. Dans ses récents discours et notamment celui du Mont Mouchet lors d’une cérémonie le Président de la République rendant hommage aux résistants d’Auvergne a parlé de « ceux venus de loin » à aucun moment il n’évoque les résistants espagnols qui ont été partie prenante des combats pour la libération dans cette région comme ils l’ont été pratiquement dans toutes les régions de France. Méconnaissance ? Oubli ? Le 25 août 2014 nous attendons du Président de la République un hommage appuyé aux républicains espagnols et cette reconnaissance tant attendue par les descendants et familles de ceux qui ont versé leur sang pour la France après l’avoir versé en Espagne toujours pour la même cause : le combat contre le fascisme pour la liberté et la paix.
Rappelons qu’Il y a maintenant deux ans le 25 août 2012, le drapeau de la seconde République espagnole a flotté officiellement pour la première fois sur le parvis de l’Hôtel de Ville lors des cérémonies de la libération de Paris en présence du Président de la République. C’est pour nous une grande fierté mais ce n’est que justice, ce drapeau qui aurait dû être présent ces 68 dernières années à chaque commémoration. Suite à cette cérémonie nous adressions au Président de la République un courrier le 8 septembre 2012 dans lequel nous demandions vérité, justice et reconnaissance pour les républicains espagnols qui luttèrent pour la liberté en Espagne et en France. Les termes de ce courrier sont plus que jamais d’actualité et nous renouvelons cette demande.
Extraits du courrier adressé au Président de la République le 8 septembre 2012 :
« L’appel des républicains espagnols, de descendants de républicains espagnols et de leurs amis à assister officiellement à ces cérémonies avec le drapeau de la seconde République espagnole a recueilli un millier de signatures en provenance de France, d’Espagne et de bien d’autres pays. Cet appel avait pour objectif de participer à cette commémoration de la Libération de paris et d’honorer les républicains espagnols de « la Nueve », la 9ème Compagnie intégrée dans la deuxième Division Blindée du Général Leclerc, qui contribuèrent à libérer la capitale et dont les chars de combat qui entrèrent les premiers dans paris le 24 août 1944 portaient le nom de batailles de la guerre d’Espagne.
L’action unie de nombreuses associations mémorielles, de leurs adhérents et sympathisants a permis ce premier pas vers la reconnaissance du rôle des républicains espagnols dans la libération de Paris, des républicains espagnols qui étaient certes dans les premiers à entrer avec les chars de la deuxième DB du général Leclerc mais qui étaient aussi dans les rues de Paris aux côtés des autres résistants et FFI pour mener le combat de la victoire.
Nous demandons la reconnaissance officielle nationale qu’attendent les républicains espagnols, leurs descendants pour le rôle qu’ils ont joué dans la libération de la France et de nombreuses grandes villes, plusieurs milliers y perdirent la vie.
Ces républicains espagnols qu’un gouvernement de la troisième République française enferma en 1939 dans des camps de concentration bien français, plusieurs milliers y laissèrent leur vie. Ces républicains espagnols déportés sur dénonciation de la police de Vichy vers les camps nazis, notamment Mauthausen, plusieurs milliers y furent exterminés. La France doit reconnaître sa responsabilité historique pour ces déportations.
Ces républicains espagnols contraints aussi au travail forcé sous surveillance policière en France dans les années quarante.
La France doit reconnaître leur rôle de libérateurs au même titre qu’elle l’a fait pour les autres résistants. Ces pages d’histoire de France occultées depuis trop longtemps doivent être intégrées dans les manuels scolaires.
Nous demandons, Monsieur le Président de la République : vérité, justice et reconnaissance pour les républicains espagnols qui luttèrent pour la liberté en Espagne et en France. »
Aujourd’hui nous réitérons cette demande à l’occasion de la cérémonie du 70ème anniversaire de la libération de Paris le 25 aôut 2014.
Eloi Martinez Monegal
Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil républicain Espagnol en France
(ASEREF)
le 25 août 2012 François Hollande n'avait pas eu un mot pour rendre hommage aux républicains espagnols. Le 25 août 2014 va t-il continuer à occulter cette page de l'histoire de France
Appel à manifester devant le consulat d'Espagne à Bordeaux
AY CARMELA
MEMBRE DE LA COORDINATION « ¡ CAMINAR ! »
APPELLE A MANIFESTER
Le roi d’Espagne Juan Carlos vient d’annoncer qu’il abdique en faveur de son fils Philippe, prince des Asturies.
Simultanément, Mariano Rajoy, chef du gouvernement, a précisé qu’il convoquait le congrès pour ratifier cette décision. Rien de plus facile puisque la constitution exige une majorité simple qu’il détient seul avec le Parti Populaire.
Ainsi, en Espagne, on hériterait des plus hautes fonctions de l’état comme on hérite d’une propriété !
Ainsi, le Parti Populaire, parti majoritaire au congrès qui n’a recueilli que 26, 06 % des votes lors des récentes élections européennes du 25 mai 2014, avaliserait le bon vouloir du monarque et déciderait de l’avenir de l’Espagne en lieu et place de son peuple !
C’est aux peuples d’Espagne qu’il incombe de dire si cette monarchie, héritière du franquisme, obsolète, déconsidérée et corrompue, doit se perpétuer.
C’est aux peuples d’Espagne seuls qu’il appartient de se déterminer souverainement, au terme d’un processus constituant, entre Monarchie et République.
Plus que jamais nous pouvons aider les Espagnols à se réapproprier leur destin.
AY CARMELA
appelle tous les descendants des exilés de l’Espagne Républicaine,
toutes les associations mémorielles amies
tous les Républicains démocrates et amis de l’Espagne
à se rassembler mercredi 4 juin 2014 à 18 heures 30
Place Jean Moulin pour partir en cortège au Consulat d’Espagne
Abdication du roi d'Espagne, communiqué d'ASEREF
L'association pour le souvenir de l'exil républicain espagnol en France (ASEREF) suite à l'abdication du roi Jean Carlos en faveur de son fils ce 2 juin 2014 dénonce une opération de ravalement de la monarchie qui probablement voudra se doter de moyens exécutifs supplémentaires.
Mettre en place un nouveau roi serait une nouvelle usurpation de la démocratie. Les héritiers de Franco soutenus par le parti socialiste espagnol et la droite ont peur de la montée d'une exigence républicaine. ASEREF appelle à participer à tous les rassemblements qui vont se dérouler ces jours-ci organisés en France et en Espagne par des citoyens et des partis politiques de gauche tels Marea granata, Izquierda Unida Podemos et Equo, pour demander un référendum pour que le peuple espagnol choisisse s'il veut abolir la monarchie et instaurer la troisième République. La parole doit revenir au peuple après cette abdication du monarque mis en place par Franco dans un pays où les crimes du franquisme jouissent d'une totale impunité.
Nous appelons dès ce soir tous les démocrates et républicains amis de l'Espagne à participer au rassemblement à Montpellier à 19h place de la Comédie
MARCHE DE LA MEMOIRE ET DE LA POESIE
Le mercredi 28 mai, à partir de 18h, Serge Pey sera à Perpignan, pour une rencontre autour de son livre
La boite aux lettres du cimetière et un apéritif dans la rue Mailly, devant la Librairie TORCATIS.
Le lendemain, jeudi 29 mai, il présentera, à Saint-Cyprien, le livre La barque de pierre, paru aux éditions Voix.
En 1939, cinq cent mille républicains espagnols arrivent à la frontière française.
Parmi eux, marche, le poète magnifique des transparences : Antonio Machado.
Le mercredi 22 février à trois heures et demie de l’après-midi, il meurt. La nouvelle de la mort du poète se répand très vite parmi les exilés catalans et espagnols. Mais aujourd’hui, beaucoup l’ont oublié. Les fonctionnaires patentés de notre civilisation de l’oubli organisent méthodiquement l’effacement de l’histoire. Une poignée pourtant se la rappelle, dans ses poings.
Dans une époque où les poèmes sont jetés dans les rigoles et les tout-à-l’égout de la marchandise, la poésie doit inventer de nouvelles pages.
Serge Pey va ainsi partir de l’avenue Antonio Machado, adresse historique de l’Université de Toulouse-Le Mirail où il anime ses chantiers d’art provisoire, et marcher jusqu’au cimetière de Collioure où se trouve la tombe d’Antonio Machado. La seule tombe du monde où est érigée une boîte aux lettres.
Depuis le mois d’octobre 2013, Serge Pey a fait écrire des centaines de lettres destinées au poète espagnol qu’il ira poster dans cette boîte aux lettres de l’espérance, à Collioure.
Cette marche de la mémoire et de la poésie, aura lieu du 16 au 31 mai. Elle sera jalonnée, à chaque étape, par des rencontres, ainsi que des lectures.
Izquierda Unida à Montpellier au meeting du Front de gauche
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IU Francia con Adoración Guamán, candidata de IU para las Europeas en Montpellier, junto al FdG
Intervención de Adoración Guamán, candidata de Izquierda Unida al Parlamento Europeo, en el acto fin de campaña del Front de Gauche en Montpellier. Su intervención se centró en trasladar la v...
Francia omite a los republicanos espanoles al recordar su liberacion
Aseref: Francia omite a los republicanos españoles al recordar su liberación
París, 8 may (EFE).- La Asociación para el Recuerdo del Exilio Republicano Español (Aseref) se quejó hoy de que el Gobierno francés omitiera en la conmemoración sobre el armisticio de la Segu...
Lettre ouverte à Anne Hidalgo et Manuel Valls pour sauver le Grenier des Grands Augustins où Picasso peignit Guernica
Pour que la terre soit un bien commun
Les signataires de cette pétition demandent :
- L'arrêt des poursuites et de la répression à l'encontre des 54 du SAT !
- L'annulation du procès et la recherche d'une solution afin que la terre devienne enfin « un buen vivir ».
Pour que la terre soit un bien commun!
Chaque personne qui signe renforce notre mobilisation. Merci de prendre une minute pour partager ce lien avec tous vos contacts:
http://www.avaaz.org/fr/petition/Junta_de_Andalucia_Larret_des_poursuites_et_de_la_repression_a_lencontre_des_54_du_SAT_2/?tCvJRcb
Ensemble, provoquons le changement,
Coordination nationale
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Voici la pétition à envoyer à vos amis:
Pour que la terre soit un bien commun
Les associations mémorielles ci-dessous signataires, regroupées en coordination nationale, initiatrices de cette pétition, n'oublient pas qu'un des principaux points du programme de la République Espagnole était la réforme agraire, engagée en septembre 1932.
A l'époque il y avait deux millions d'ouvriers agricoles sans terre, soumis à l’arbitraire des grands propriétaires.
Aujourd'hui, la situation n'a pas beaucoup changé : 2 % des riches propriétaires possèdent plus de 50 % des terres. En Andalousie, il y a 500 000 sans terre et 37 % de chômeurs.
Les « jornaleros » organisés dans le SAT continuent cette lutte ancestrale afin que la terre revienne à ceux qui la travaillent.
C'est pour cela que les gouvernements successifs se sont acharnés et s'acharnent encore à l'encontre des syndicats agricoles et les mouvements sociaux les plus combatifs.
Pour avoir occupé de grandes propriétés laissées à l'abandon - appartenant notamment au Ministère de la Défense - 54 militants, dont le député-maire de Marinaleda Juan Manuel Sánchez Gordillo et le porte-parole du SAT Diego Cañamero, sont l'objet de plusieurs procès politiques visant à criminaliser leur action, et ainsi intimider les militants.
Ils encourent de nombreuses peines de prison et des amendes de plusieurs centaines de milliers d'euros.
Leur lutte pacifique est légitime, rejoint les valeurs que nous défendons et mérite d'être largement soutenue et popularisée.
Les signataires de cette pétition demandent :
- L'arrêt des poursuites et de la répression à l'encontre des 54 du SAT !
- L'annulation du procès et la recherche d'une solution afin que la terre devienne enfin « un buen vivir ».
Cette pétition sera adressée au gouvernement autonome régional d'Andalousie, au gouvernement espagnol, à l'ambassade d'Espagne en France, à la mairie de Marinaleda et au SAT.
Associations signataires, membres de la coordination :
Amis des Républicains Espagnols en Région Parisienne (Paris) – ASEREF (Hérault) – Ay Carmela (Gironde) – IRIS-Mémoires d'Espagne (Hautes-Pyrénées) - Memoria andando (Aveyron) - MER 47 ( Lot et Garonne) – Terre de Mémoire(s) et de lutte (Hautes-Pyrénées) - MER 64 Amicale Gurs (Hautes-Pyrénées) - MHRE 89 (Yonne)
Para que la tierra sea un bien común
Agrupadas en Coordinadora nacional, las asociaciones memoriales firmantes iniciadoras de esta petición no olvidan que uno de los principales puntos del programa de la República Española era la reforma agraria, iniciada en septiembre de 1932.
En aquella época había dos millones de obreros agrícolas sin tierra, sometidos a la arbitrariedad de los terratenientes)
Hoy en día, la situación no ha cambiado mucho : el 2% de los ricos propietarios poseen más del 50 % de las tierras. En Andalucía hay 500 000 sin tierra y 37 % de parados.
Los « jornaleros » organizados en el SAT siguen con esa lucha ancestral para que la tierra sea de los que la trabajan.
Por eso los gobiernos sucesivos se han ensañado y siguen ensañándose en contra de los sindicatos agrícolas y de los movimientos sociales más combativos.
Por haber ocupado grandes fincas sin cultivar – que pertenecen en particular al Ministerio de Defensa- 54 militantes, entre ellos el diputado y alcalde de Marinaleda Juan Manuel Sánchez Gordillo y el portavoz del SAT Diego Cañamero, son objeto de varios juicios políticos encaminados a criminalizar su acción, y así intimidar a los militantes.
Se exponen a numerosas penas de cárcel y multas de varios cientos de miles de euros.
Su lucha pacífica es legítima, coincide con los valores que defendemos y merece ser ampliamente apoyada y popularizada.
Los firmantes de esta petición piden :
- Que se abandonen las persecuciones y la represión en contra de los 54 del SAT !
- Que se anule el juicio y que se busque una solución para que la tierra acabe siendo por fin « un buen vivir ».
Esta petición será dirigida al gobierno español autónomo regional de Andalucía, al gobierno español, a la embajada de España en Francia, a la alcaldía de Marinaleda y al SAT.
Asociaciones firmantes, miembros de la coordinación :
Amigos de los Republicanos Españoles en Región Parisina (Paris) – ASEREF (Asociación por el recuerdo del exilio español en Francia, Hérault) – Ay Carmela (Gironde) – IRIS-Mémoires d’Espagne (IRIS-Memorias de España, Altos Pirineos) – Memoria Andando (Aveyron) – MER 47 (Lot et Garonne) – Terre de Mémoire(s) et de Lutte (Tierras de Memorias y Luchas, Altos Pirineos) – MER 64 Amical Gurs (Altos Pirineos) – MHRE 89 ( Memoria e Historia de los Republicanos Españoles, Yonne)
Soutenez le projet Carabanchel - Les ombres du franquisme
CARABANCHEL ~ Les ombres du franquisme
Présentation détaillée du projet Projet d'éditer le livre "Carabanchel": La sinistre prison du Barrio Aluche à Madrid, rasée de prés en 2008, comme si un trait de bulldozer effaçait des dé...
http://www.kisskissbankbank.com/carabanchel-les-ombres-du-franquisme?ref=search
A Lunel (Hérault) le drapeau de la République espagnole va flotter aux cérémonies de la libération pour la première fois
Pour la première fois depuis la libération de Lunel cette petite ville située entre Nîmes et Montpellier le drapeau de la seconde République espagnole flottera à la cérémonie qui va se dérouler ce jeudi 29 août 2013 au monument aux morts du Parc Jean Hugo. Encore un pas vers la reconnaissance... Reprenons les villes une par une pour la mémoire des républicains espagnols.
Por primera vez desde la liberacion de Lunel esta pequeña ciudad situada entre Nîmes y Montpellier la bandera de la segunda republica española ondeara en la conmemoracion de la liberacion esta tarde 29 de agosto de 2013 a las 17 hors. Un paso mas hacia el reconocimiento. Adelante por la memoria de los republicanos españoles en todas la ciudades de Francia!
Eloi Martinez
Le drapeau de la République espagnole flottera à nouveau cette année à Paris le 25 août
Monsieur le Maire,
En août 2012, les membres de notre association composée de Républicains espagnols, leurs descendants et amis avons eu la grande satisfaction d’assister à la commémoration de la Libération de Paris avec le drapeau de la Seconde République espagnole, ainsi que celui de l’ACER.
Nous sommes extrêmement touchés que cette initiative soit définitivement acquise et donc renouvelée cette année.
Les descendants de l’Exil espagnol et leurs amis seraient particulièrement sensibles d’entendre évoquer le rôle joué par les Républicains espagnols dans la Libération de Paris. Ce rappel historique serait un acte officiel de reconnaissance à l’égard des Républicains espagnols, premiers combattants antifascistes, qui luttèrent vaillamment avec les mouvements de Résistance français sur tous les fronts dont celui de la capitale.
Cette année, nous avons reçu le soutien d’un grand nombre d’associations, notamment des associations mémorielles de l’exil espagnol dont vous trouverez les noms en signature.
Enfin, nous espérons la présence parmi nous des Républicains espagnols âgés de plus de 90 ans. Pourrait-on les recevoir dans les tribunes d’honneur, s’ils le souhaitaient, accompagnés de ceux qui veilleraient sur eux ? Ou bien serait-il possible que les membres de nos associations ne soient pas séparés ?
En vous remerciant, par avance de l'attention que vous porterez à notre requête, veuillez agréer, Monsieur le Maire de Paris, nos salutations respectueuses.
Sylvia Martínez, Rose-Marie Serrano
(Amis des Républicains Espagnols de région parisienne)
Amicale de La Résistance Espagnole en Haute Savoie (Annecy, Président Miguel Vera)
Amicale des Anciens FTP-MOI des Bataillons Carmagnole-Liberté. (Président Léon Landini, Officier de la Légion d'Honneur - Médaille de la Résistance - Interné de la Résistance - Grand Mutilé de Guerre - Membre du Comité d'Honneur de Musée de la Résistance Nationale : « Parmi les combattants de ces unités il y avait de nombreux républicains espagnols qui se conduisirent héroïquement »)
Amicale Nationale de Mauthausen - déportés, familles et amis (Paris, président Daniel Simon)
Association pour le Souvenir de l’Exil Espagnol en France (ASEREF, président Eloi Martinez, porte-drapeau de la II République espagnole en 2012)
Association Gilberto Bosques (Paris, G. Moreno)
Ay Carmela (Bordeaux, président José Garcia)
Comité d’Hommage aux Combattants de la République Espagnole (Nîmes, Elie Rubio)
Cuba Sí France (Paris, président Jacques Milhas)
IRIS-Mémoires d'Espagne (Toulouse, président Domingo Fernández)
Memoria Andando de Decazeville (Decazeville, Président Jean Vaz)
Mémoire de l'Espagne Républicaine du Lot et Garonne (MER 47, Président : Alain Miranda)
Mémoire et Histoire des Républicains Espagnols (MHRE89, président Manuel Sanz)
Résistance (Collectif de membres du Parti Communiste Français, fédération du Nord, section de Lille)
Solidaridad sin Fronteras (Paris, présidents Concha Jaroslawski et José Rojas)
Terre de Mémoire(s) et de luttes (Oloron Sainte-Marie, Président Raymond Villalba)
Texto en castellano :
Excelentísimo Señor Alcalde de París,
En agosto del 2012, los miembros de nuestra asociación compuesta de Republicanos españoles, de sus descendientes y amigos, tuvimos la gran satisfacción de asistir a la conmemoración de la Liberación de París con la bandera de la Segunda República española, y con la de ACER.
Le estamos muy agradecidos de reanudar con esta excelente iniciativa este año y de que sea definitiva cada año.
Los descendientes del Exilio espagnol y sus amigos estarían particularmente satisfechos de oír evocar el papel desempeñado por los Republicanos españoles en la Liberación de París. Esta evocación histórica sería un acto oficial de reconocimiento hacia los Republicanos españoles, primeros combatientes antifascistas, que lucharon valientemente con los movimientos de Resistencia franceses en todos los frentes, entre ellos el de la capital.
Este año hemos recibido el apoyo de un número mayor de asociaciones, entre ellas de asociaciones de la Memoria del exilio español en Francia, de asociaciones españolas e internacionales, cuyos nombres encontrará en las firmas.
Por fin, esperamos que nos acompañen Republicanos españoles de más de 90 años. ¿ Podrían ser acogidos, si lo desearan, en las tribunas de honor, acompañados de quienes cuiden de ellos ? ¿ O tal vez podrían estar todos juntos los miembros de nuestras asociaciones ?
Agradeciéndole de antemano su solícita respuesta a nuestro pedido, le saludan atentamente,
Sylvia MARTINEZ, Rose-Marie SERRANO (Amigos de los Republicanos Españoles de región parisina)
Associations espagnoles et internationales :
Asociación Amical de Mauthausen y otros campos y de todas las víctimas del nazismo de España (Barcelona)
Asociación Archivo Guerra y Exilio (Madrid, Dolores Cabra)
Asociación de Amigos de las Brigadas Internacionales (Madrid, presidente Severiano Montero)
Asociación de hijos y nietos del exilio republicano (Barcelona, Sonia Subirats)
Asociación de Represaliados Políticos por el Franquismo en el País Valenciano (AREF-PV, Presidenta AREF-PV María Luisa García Muñoz)
Asociación de Víctimas del Franquismo 17 de Noviembre de 1939 (Orihuela, Amparo Pérez)
Asociación Foro por la Memoria (Presidente Francisco Javier Moreno)
Asociación Independiente La Memoria Viva de Palma de Mallorca (Illes Balears, Pedro Romero de Castilla Ramos)
Asociación LA COMUNA, presos y represaliados del franquismo (Madrid, Raúl Herrero).
Asociación Memorial Campo de Concentración de Castuera (AMECADEC, Guillermo León Cáceres)
Asociación para la Recuperación de la Memoria Histórica de Extremadura (ARMHEX)
Asociación para la Recuperación de la Memoria Histórica "19 Mujeres" de Guillena (Sevilla, Lucía Sócam)
Asociación Unidad Cívica por la República : José María Coronas Salcedo ( coordinador UCR) « Nos sumamos a vuestra propuesta al Alcalde de París para que recuerde la heroica participación de los Republicanos Españoles en la Liberación de París » (« Nous nous joignons à votre proposition au Maire de Paris pour qu’il rappelle l’héroïque participation des Républicains Espagnols dans la Libération de Paris »)
Asociación Viguesa pola Memoria Hª do 36.
Associació per la Recuperació de la Memòria Històrica de l'Exili Republicà (ARMHER, Enrique Urraca de Diego, Barcelona)
Associació pro Memoria als Immolats per la Llibertat a Catalunya (Barcelona, Pere Fortuny Velázquez)
Ateneo Republicano NAZARIO GONZÁLEZ MONTEAGUDO de Elche
Ateneo Socio-Cultural VIENTO DEL PUEBLO- (Orihuela, Ginés Saura Fernández)
Círculo Republicano Galán y García de Jaca (José Domínguez Solán).
Col.lectiu Republicà Baix Llobregat
Comisión pola Recuperación da Memoria Histórica da Coruña (Rubén Afonso Lobato, secretario da CRMH da Coruña)
Familiares de Víctimas de los Fusilamientos Franquistas en Madrid
Federación Asturiana Memoria y Republica (FAMYR)
Federación Estatal de Foros por la Memoria (à travers toute l’Espagne)
Fundación DOMINGO MALAGON (Secretario Javier Ruiz Rico)
Víctimas del fascismo de la Torre de Esteban Hambrán (Manuel Serrano Maroto, Toledo)
Otras firmas/ Autres signatures :
-Barreiro López de Gamarra Maria José (nieta y sobrina de fusilados/ petite-fille et nièce de fusillés)
-“Búscame en el ciclo de la vida”, blog de Maria Torres y Gabino Alonso.
-Fernández Díaz Victoria, autor de /auteur de “El exilio de los marinos republicanos”.
-Fernández Martínez David, hijo de Marino Republicano, de famillia represaliada por el franquismo (fils de marin républicain, de famille victime du franquisme).
-Grau i Gatell Jordi. (L’Eliana, València, http://memoriarepressiofranquista.blogspot.com.es/)
-Sánchez Del Valle Ángel Miguel (Madrid)
Firmas de apoyo y agradecimiento al Sr Alcalde hasta el 9 de julio : rosemarie.serrano9@gmail.com
Adhésions de soutien et de remerciement à Monsieur le Maire jusqu’au 9 juillet : rosemarie.serrano9@gmail.com
Adelante ! La Memoria republicana española en marcha.
Adelante ! La Memoria republicana española en marcha.
12 asociaciones de la memoria reunidas en Toulouse el 18 de mayo han constatado sus numerosas convergencias y están trabajando para elaborar una Carta común a nivel nacional.
Deciden de ahora en adelante informarse de sus iniciativas respectivas y compartir sus informaciones y contactos.
Conservando su plena autonomía, la diversidad de sus orientaciones y de las memorias de las que son portadoras, expresan la voluntad de llevar a cabo acciones comunes que unan todas las asociaciones de la memoria portadoras de la memoria del exilio y de la inmigración españoles.
Asociaciones que han participado a esta reunión de trabajo :
Ay Carmela, Asociación por el Recuerdo del Exilio Republicano Español en Francia (ASEREF), Memoria Andando, Memoria de la España Republicana 47, DAME (Elne), FFREEE, Memoria de la España Republicana 64, IRIS Memorias de España (Toulouse), CTDEE, AFAR, Terre de Fraternité (Tierra de Fraternidad), Terre de Mémoire(s) et de Luttes (Tierras de Memoria(s) y de Luchas); Présence Manuel Azaña.
Los Amigos de Los Republicanos Españoles en región parisina también se solidarizaron enviando un mensaje fraternal.
Adelante ! La mémoire républicaine espagnole en marche
12 associations mémorielles réunies à Toulouse le 18 mai ont constaté leurs nombreuses convergences et travaillent à l’élaboration d’une charte commune au niveau national.
Elles décident d’ores et déjà de se tenir au courant de leurs initiatives respectives et de partager leurs informations et contacts.
Tout en conservant leur pleine autonomie, la diversité de leurs approches et des mémoires dont elles sont porteuses, elles expriment la volonté de mener des actions communes rassemblant toutes les associations mémorielles porteuses de la mémoire de l’exil et de l’immigration espagnols.
Associations ayant participé à cette réunion de travail :
Ay Carmela; Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) ; Memoria Andando ; Mémoire de l’Espagne Républicaine 47 ; DAME (Elne) ; FREEE ; Mémoire de l’Espagne républicaine 64 ; IRIS Mémoires d’Espagne (Toulouse) ; CTDEE ; AFAR ; Terre de Fraternité ; Terre de Mémoire(s) et de Luttes ;
Associations non présentes mais soutenant la démarche: Présence Manuel Azaña; Amis des Républicains espagnols région parisienne.
Lutter contre l'oubli
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Visite au camp de Gurs
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L'émotion des Navarrais en visite au camp de Gurs
Les visiteurs navarrais ont été accueillis par l'association oloronaise Terres de mémoire(s) et de luttes. (jacques loustaunau) L'émotion était palpable, samedi, parmi les soixante Espagnols v...
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Magnifique hommage aux Résistants à la Courneuve le 8 Mai 2013, Journée de la Victoire sur le nazisme
Près de la Place de l’Armistice, au cimetière de l’église Saint-Lucien, à La Courneuve, ce matin du 8 Mai 2013, Journée de la Victoire sur le nazisme, célébrée de façon officielle dans toute la France, nous nous réunîmes des Amis des Républicains Espagnols de la région parisienne parmi les personnalités politiques et les associations présentes.
Quelque chose d’important, comme nous dit un ami hongrois présent, c’est que cette année, en plus d’être présents comme l’an dernier et de déposer de superbes fleurs tricolores (aux couleurs de la II République espagnole) on nous donnait pour la première fois en « soixante ans », à la Courneuve, la parole, qui fut prise par le plus ancien, Daniel Serrano, ex-combattant républicain espagnol, pour rappeler l’épopée de ceux qui traversèrent tragiquement les Pyrénées en 1939.
Un Italien de la Courneuve, M. Nazzareno Risi, âgé de 10 ans lors des attaques de Cassino par nazis et fascistes, se trouvait là également. Daniel, âgé de 93 ans, sympathisa avec l’ami italien et M. le Maire, Gilles Poux, arriva et les salua tous deux avec le plus grand respect.
On nomma de façon solennelle tous les assistants : M. Gilles Poux, Maire de la Courneuve, M. Stéphane Troussel, Madame Mugette Jacquin, M. Le Sergent (président de l’ARAC et de l’UFAC), les Anciens Combattants du Bengladesh, les Anciens Combattants et Résistants, les Amis des Républicains Espagnols de la région parisienne, les conseillers et les corps constitués.
Il faut remarquer que dans d’autres régions de France, comme à Annecy, en Haute-Savoie, la présence de l’Amicale de la Résistance Espagnole, présidée par Miguel Vera, est normale dans ce type d’hommages obligatoires et totalement naturels.
M. Le Sergent prit d’abord la parole : « Le 8 Mai 1945 ce fut l’acte de capitulation SS, en ce 68ème anniversaire nous rendons hommage à tous les soldats alliés qui unirent leurs forces pour vaincre le nazisme ».
Ensuite intervint M. le Maire d e la Courneuve, M. Gilles Poux (dont je résume l’important discours) : « Le Conseil National de la Résistance se donna deux objectifs : élaborer un plan d’action contre l’oppresseur…l’homme donna une leçon à l’enfer ; le courage, le sacrifice de ces hommes et de ces femmes qui refusèrent de se plier …C’est aussi le 70ème anniversaire de la mort de Jean Moulin. Le second objectif du CNR fut de s’unir pour un ordre social plus juste dans les jours heureux de l’indépendance sociale et économique de la nation. Ce fut penser l’organisation rationnelle de l’économie, la participation des travailleurs, avec un plan complet de Sécurité Sociale. La possibilité pour tous les enfants d’accéder à la culture. L’intelligence du CNR ce fut d’opposer à l’idéologie fasciste, née de la misère, l’éducation, la plus belle de toutes les manières de ne pas oublier. Des milliers de femmes et d’hommes qui ont fait face à l’ennemi et qui ont porté d’autres valeurs. Le programme du CNR constitue un socle de notre modèle social, ce programme est d’actualité. Les inégalités se creusent, les changements espérés l’an dernier sont loin d’être au rendez-vous, nous attendons qu’on affronte le monde de la finance. L’esprit du CNR est d’actualité…Face aux reculs sociaux on peut relever la tête. C’est le message de courage que nous ont légué ceux qui ont lutté pour la liberté. Ayons le courage de perpétuer ces combats. Ce 8 Mai nous dit aussi qu’un autre avenir est possible ».
Après ce discours rempli d’espoir notre républicain espagnol, Daniel Serrano, arriva à la tribune. Il combattit à Brunete, à Teruel, en Aragon et sur le front d’Extrémadure, mais il finit par s’exiler en France après avoir renoncé dans les prisons franquistes à voir arriver les Alliés jusqu’à Madrid. Daniel rassembla plusieurs données, dont certaines tirées de l’excellent texte historique du Collège Robert Doisneau de Garges les Gonesse intitulé « La Résistance espagnole, une page blanche de la deuxième guerre mondiale » ainsi que des données de son expérience personnelle pour rappeler l’importance de la Résistance républicaine espagnole en France :
« Les Espagnols qui combattirent en Espagne le fascisme-franquisme et qui dans leur fuite purent passer en France, ne furent pas reçus très honorablement mais, néanmoins, quand arriva l’heure de lutter contre l’ennemi commun, ils n’hésitèrent pas à le faire et ils le firent avec les Français, ce pourquoi ils furent poursuivis par la vindicte du même ennemi.
Environ 60 000 républicains espagnols luttèrent avec les Français contre le nazisme et le fascisme. La France, l’Europe parvinrent à se libérer, l’ennemi fut défait.
Plutôt que de rappeler l’amertume qui nous envahit en 1945, nous, les républicains espagnols, là-bas, dans les prisons franquistes de Madrid, de toute l’Espagne, en comprenant que nous ne serions pas libérés, en comprenant que le dictateur Franco resterait en place, je voudrais souligner l’importance des républicains espagnols dans la lutte pour la libération de Paris, de la France.
Charles Tillon, chef des FTP a reconnu la présence de plus de 4000 républicains espagnols à Paris et plus de 50 000 dans des combats du Massif Central, des Alpes, le long des Pyrénées.
Bien que minoritaires, sauf en Bretagne, parmi leurs compagnons de lutte, les FTP, les républicains espagnols déploient beaucoup d’énergie à Bordeaux (attentats, destructions de convois à destination du Reich), à Mont-de Marsan.
En Bretagne l’implication des Espagnols dans le combat est particulièrement importante (à Lorient, à Saint-Nazaire)
A Nantes 42 personnes comparaissent en 1943 (dont 5 Espagnols), accusées de sabotage.
Les insurrections de la prison d’Eysses (Villeneuve sur Lot) se soldent par la déportation, dont celle de 181 républicains espagnols. Parmi eux, Angelo Huerga, abattu, repose au cimetière de Compiègne avec la mention « Mort pour la France ».
Les rescapés de Madrid, de Barcelone agissent en Région Parisienne, dans la deuxième section espagnole des FTP-MOI.
Parmi les 21 victimes du groupe Manouchian fusillées au Mont-Valérien, un Espagnol de 27 ans : Celestino Alfonso.
Les 10 000 engagés dans la Légion Etrangère en 1939 rejoignirent les forces de la France Libre et intégrèrent la deuxième Division du Général Leclerc. Les vaincus de 1939, envoyés combattre nazis allemands et fascistes italiens dans les sables nord-africains, participèrent aux grandes campagnes méditerranéennes des Alliés. Ceux qui ont survécu marchent sur Paris le 24 Août 1944.
Paris doit beaucoup aux soldats espagnols, un millier, à affronter les dernières garnisons allemandes de Paris, mais ils accélèrent aussi le départ de la Wehrmacht à Toulouse, Perpignan, Dax, Arles. Le Commandant Robert, José Antonio Alonso, et ses guérilleros républicains espagnols libèrent Foix. Cristino Garcia libère Nîmes.
Je mentionnerai enfin l’épopée des Glières, où je me suis rendu en pèlerinage au Mémorial de Morette-Glières et à Thorens. Là, mon camarade de classe de 1934, année de notre certificat d’études, Avelino Escudero Peinado, fut tué parmi les 50 républicains espagnols qui quittèrent les derniers le plateau le 26 mars 1944, dans les sections Ebro et Renfort d’ Ebro du lieutenant Tom Morel et du Capitaine Anjot, pilonnées par la 157ème Division allemande sans avoir pu récupérer les armes parachutées par les Alliés mais en ayant sauvé l’honneur avec les maquisards français du capitaine Anjot, avec Miguel Vera, tous bien décidés à libérer la Haute-Savoie du joug nazi au plus vite.
Beaucoup de vaincus de 1939 ne sont jamais rentrés chez eux. 68 ans après les faits, ceux qui ont combattu l’ennemi nazi attendent toujours la reconnaissance officielle d’une nation qui fut aussi sauvée avec leur concours. Une reconnaissance souvent occultée des 60 000 maquisards espagnols engagés auprès de leurs compagnons français.
Merci de nous avoir donné l’occasion en cette date historique de rappeler ces faits.
Vive la République, Viva la República ! »
Après ce dernier discours on déposa de nombreuses gerbes de fleurs devant le monument aux victimes des deux guerres mondiales, on fit une émouvante minute de silence, on joua la Marseillaise et le Chant des Partisans ; les autorités saluèrent les porte -drapeau, parmi lesquels se trouvait le nôtre, Olivier, le neveu de José, qui ne put venir. Olivier est notre premier porte-drapeau très jeune, très fier et enthousiaste par rapport à la République, comme son oncle.
Avec beaucoup d’émotion, après l’aimable salutation de M. le Maire, nous lui demandâmes une photo de l’amitié en sa compagnie, ce qu’il accepta souriant.
Nous bavardâmes avec un ami hongrois et un autre antillais, étonnés tous deux du discours du républicain espagnol « soixante ans après ». Il est vrai que si nous ne demandons pas à « représenter » les républicains espagnols dans les cérémonies officielles en région parisienne (par exemple) pourquoi faut-il s’étonner qu’on ne nous l’accorde pas ?
Avant de partir pour l’apéritif offert par la Mairie de La Courneuve, je fis encore quelques photos des tombes fleuries en ce 8 Mai (le 7 Mai elles ne l’étaient pas) du carré militaire du cimetière, chacune ayant son bouquet attaché par un ruban tricolore. Nous devrons mettre à Hemerogildo Cid, « Mort pour la France » à 22 ans, le 12 juin 1940, des fleurs républicaines espagnoles. Il fut peut-être l’un de ceux qui passèrent la frontière en 1939 et ne retournèrent jamais dans leur patrie. Il y a aussi dans le cimetière de la Courneuve plusieurs tués d’Aubervilliers, de Garges les Gonesse. Les combats en région parisienne contre l’ennemi arrogant qui se croyait déjà le maître du monde, furent très durs. Partout des plaques au nom des victimes l’attestent.
Quand aurons-nous cela en Espagne, des cimetières avec les tombes fleuries aux couleurs du drapeau tricolore, des plaques gravées au nom des fusillés du franquisme, au nom des victimes des bombardements nazis et fascistes, au nom des brigadistes héroïques ? De tels lieux de mémoire sont actuellement l’exception. Les luttes sont âpres (mais enthousiastes) pour y parvenir.
Ces hommages doivent se multiplier (partout) et être diffusés largement, afin que la jeunesse garde la mémoire de ceux qui luttèrent pour notre liberté.
La Courneuve, le 8 Mai 2013
Rose-Marie Serrano (Amis des Républicains Espagnols de région parisienne)
Première cérémonie du 8 mai avec les Républicains espagnols dans le Gers
Hier matin à 11 h 15, pour la première fois depuis la fin de la guerre 39-45, une gerbe de fleurs ornée d’un ruban violet, déposée très officiellement, rappelait le rôle des Républicains espagnols dans le combat, aux côtés de la Résistance, contre l’occupation nazie.
Tamara Vall-Guerrero, présidente de l’association Mémoire de l’Espagne républicaine et résistante (Merr 32), se bat depuis quatre ans pour ce geste symbolique. Fille du guérillero combattant dans le Gers appelé Camilo et colonel dans l’armée républicaine espagnole, elle avait les larmes aux yeux, hier matin, portant les fleurs. « Pour nous, fils, filles ou petits-enfants de Républicains espagnols, c’est très émouvant de pouvoir honorer la mémoire de ceux qui sont tombés pour la liberté de la France. »
Pourtant, il n’a pas été aisé à l’association de faire reconnaître le droit de participer officiellement à la cérémonie. Les résistances politique (les Républicains sont souvent amalgamés aux anarchistes et aux communistes) ou philosophique (difficile d’accepter de partager les honneurs de la victoire) ont la vie dure. Les Républicains espagnols ont combattu dans le Gers à Castelnau-sur-l’Auvignon, à L’Isle-Jourdain et aux côtés du Bataillon de l’Armagnac. « Il nous semblait naturel de rendre hommage à ces hommes, témoigne Tamara Vall-Guerrero. À l’heure où l’on construit l’Europe, où l’on parle de paix, cela nous semble primordial. » La présidente de l’association a rencontré les différents préfets du Gers qui se sont succédé mais également l’Office national des anciens combattants (Onac) et le Comité gersois pour la mémoire des anciens combattants. Il aura fallu la rencontre avec des individus intimement persuadés du bien-fondé de la reconnaissance officielle des Républicains dans la Résistance pour aboutir à ce dépôt de gerbe.
Sur les fleurs, un ruban, du même violet que le manteau de la présidente de Merr 32. Un clin d’œil au drapeau de la seconde république espagnole (1936-1939) que Franco a décapitée.
La bannière rouge, jaune, violet ne flotte pas encore au pied du monument aux morts.
Un jour peut-être.
Discours de Catherine Peyge, maire communiste de Bobigny, lors de l'inauguration de la rue des Républicains espagnols
Au soir du 24 août 1994, une petite avant-garde de la 2ème DB du général Leclerc fonçait dans Paris insurgé mais toujours occupée par les Allemands et atteignait l’hôtel de ville. La quinzaine de blindés prenait position pour défendre le Comité National de Libération qui s’y était installé.
Les Parisiens accourus s’étonnaient de découvrir les noms de ces blindés: Madrid, Guadalajara, Brunete, Guernica, Teruel et même Don Quichotte…
Deux jours plus tard, le général de Gaulle, le général Leclerc, les membres du Comité de Libération, remontaient à pieds les Champs Elysée au milieu de la liesse populaire.
Les images d’actualité montrent ces mêmes blindés ouvrant cette marche et assurant la protection des deux hommes et celle de la foule des Parisiens qui les acclament, mais ces images laissent anonymes les hommes à bord de ces blindés.
L’histoire officielle a été frappée d’amnésie à l’égard de ces hommes.
Pour le grand public, ils sortiront enfin de l’anonymat et de l’oubli soixante ans plus tard, en août 2004, dans un article du Nouvel Observateur signé par le général Michel Roquejoffre.
Il écrit :
« Ce sont les véhicules du lieutenant Amado Granell, qui rêvait de la restauration de la République en Espagne ;
De l’adjudant-chef Campos, anarchiste, évadé d’Espagne, chef de commando dans les corps francs d’Afrique ; du sergent chef Garcès, Aragonais de Saragosse, matador sous le nom de Larita II, ancien de la Légion ; d’Enguinados, né au Mexique d’une mère indienne et d’un père espagnol, engagé à 15 ans dans les rangs républicains ; de Juan Reiter, Allemand d’origine, ancien chef de bataillon de l’armée républicaine espagnole, évadé d’Espagne ; de Carino Lopez, marin pêcheur galicien qui, après la débâcle des Républicains, rejoignit Oran sur une petite chaloupe… »
Et le général Roquejoffre souligne :
« Ces Espagnols avaient repris les armes pour libérer la France. Les Français doivent le savoir(…) Ils ont droit à toute la reconnaissance des Français ».
La reconnaissance de la France officielle fut, elle, bien modeste.
Pourtant la France avait une dette d’honneur qu’elle aurait dû acquitter pour effacer le profond sentiment de honte inspiré par son attitude envers ces hommes, envers les Républicains espagnols, envers vous qui êtes ici aujourd’hui en leur nom.
Quand vous aviez besoin d’aide, la France vous a abandonné.
Quand elle aurait du vous accueillir bras ouverts, elle le fit baïonnettes pointées.
Oui, dans l’Espagne de 1939, « ILS » sont passés… .
Mais cela a eu lieu à cause de la trahison des grandes démocraties de l’époque, trahison à laquelle, après l’échec du Front Populaire, la France a pris part.
Depuis sa proclamation le 14 avril 1931, la République espagnole en effet faisait peur à tous les biens pensants, comme elle faisait peur à la City de Londres et à Wall Street.
Elle représenta au contraire un espoir pour les peuples du monde entier qui s’organisèrent en un formidable mouvement pour la soutenir.
Des dizaines de milliers de femmes et hommes, en particulier en France, s’enrôlèrent dans les Brigades internationales pour combattre à ses côtés, à vos côtés.
Avec ses ombres et ses lumières, les Brigades écrivirent une des pages qui ont marqué le siècle.
Leur héroïsme, celui des combattants républicains n’ont pas suffi.
La politique de non intervention des grandes puissances démocratiques abandonna de fait l’Espagne à Franco.
Elle laissa le champ libre au soutien massif que lui apportèrent l’Italie de Mussolini et surtout l’Allemagne de Hitler qui utilisa l’Espagne pour expérimenter ses techniques de guerre, les bombardements massifs de populations civiles.
Comment oublier ? Ce jour là, le 26 avril 1937,à Guernica c’était jour de marché lorsque survinrent les avions de la légion Condor envoyée par Hitler. Ils rasèrent Guernica sous une pluie de bombes. Aujourd’hui, l’horreur de cet acte est toujours ressentie. Picasso en effet a rendu à jamais ce crime imprescriptible en peignant son célèbre et dramatique tableau du nom de la ville du pays basque, tandis que Paul Eluard annonçait en visionnaire la ‘Victoire’ future des morts de Guernica :
« Parias la mort la terre et la hideur
De nos ennemis ont la couleur
Monotone de notre nuit
Nous en aurons raison ».
Face à une puissance technologique supérieure, mal équipées, faiblement soutenues par la fausse générosité de Staline, les armées de la République finirent par céder.
Les historiens n’ont pas fini de creuser les charniers de la guerre d’Espagne qui hante toujours notre mémoire d’images terribles.
Comment oublier celles de la ‘Retirada’ ?
Ces centaines de milliers de femmes, d’enfants, de soldats exténués, hagards, frissonnant de froid, de faim, blessés ou malades, marchant -fourmilières humaines de désespoir et de misères- vers l’espoir que représentaient à leurs yeux, à vos yeux, la France.
Vous y avez été accueillis comme des bandits.
Parqués dans des camps où abandonnés à votre faim, à votre soif, sans soins, sans abris, livrés aux poux, au typhus, beaucoup d’entre vous moururent.
Les blindés de la Libération que vous meniez au combat auraient pu porter d’autres noms.
Ceux d’Argelès, du Vernet, de Gurs, d’Agde, de Bram, de Septfonds…tous ces camps de concentration du Sud Ouest où la France d’alors vous a parqué.
Ils auraient pu s’appeler également, Setat Relizane, Bou-Arfa, camp Morand, Oued-Akrouch, Kenadsa,Tandara…ces camps d’Afrique du Nord avec notamment les sinistres camps dit « de punition »de Hadjerta M’Guil,
Ain el Ourak, Meridja ou Djelfa, véritables bagnes où, soumis aux travaux forcés vous étiez livrés au sadisme de gardes ayant droit de vie et de mort sur vous.
Tous ces noms de camps de concentration français que vous avez connus souvent avant de connaître les camps nazis.
Il y en avait plus d’une cinquantaine, ils ont été effacés de la mémoire française, sans doute parce que trop chargés de honte.
Pourtant, dès que la France eût déclaré la guerre à l’Allemagne nazie, c’est de ces camps que vous avez surgi pour reprendre les armes et combattre, en première ligne, cet ennemi qui nous était commun.
Longtemps fut accréditée l’idée que vous n’aviez été qu’une poignée à prendre part à la Libération de la France.
La vérité est que- dans la diversité de ce que vous étiez- vous avez été des dizaines de milliers à combattre pour elle : dans les armées alliées, sous l’uniforme de la France Libre, dans les rangs des Francs Tireurs et Partisans, dans ceux de la M.O.I, dans les maquis du Limousin, des Glières, du Vercors, comme passeurs de clandestins dans les Pyrénées…
Quand l’un de vous tombait, vous mettiez sur sa tombe un petit drapeau républicain.
Vous demandiez à ce que l’inscription « mort pour la France »- ce qui était le cas- soit remplacée par « mort pour la Liberté » !
Car votre engagement dans les combats de la France Libre répondaient à des valeurs universelles : celles de la Liberté, de la Justice, de la Démocratie, ces valeurs incarnées par la République que vous aviez défendue pendant plus de trente mois d’une atroce guerre civile.
Une fois la France libérée, voyant à nouveau trahis vos espoirs de libérer l’Espagne à son tour, vous avez préféré l’ombre et le silence à la renommée des héros.
Oui, la France vous doit sa totale reconnaissance et sa gratitude.
En baptisant de vôtre nom cette rue de Bobigny, nous avons bien conscience de n’en payer qu’un modeste tribut, mais nous le faisons de tout cœur.
Honneur à vous, hommes de la République espagnole, combattants de la Liberté !




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