activites aseref
Nous voulons redonner vie à ce blog
La période est difficile pour tout le monde, de nombreuses associations comme la notre sont au ralenti et nous ne pouvons mener à bien actuellement un certain nombre d'actions et initiatives. Cependant il est important que nos liens ne se distendent pas, d'une part entre adhérentes et adhérents d'ASEREF mais aussi, plus largement avec l'ensemble de la communauté mémorielle de l'exil républicain espagnol.
A compter de ce 24 octobre nous allons alimenter à nouveau ce blog avec des informations, des contributions, des articles, des commentaires, des analyses.
Le combat pour la vérité, la justice et la reconnaissance des républicains espagnols ne doit pas prendre de pause. Nous comptons sur votre interactivité et votre réactivité, n'hésitez pas à commenter ou à nous faire parvenir des articles.
Notre groupe ASEREF sur facebook compte actuellement 1300 membres de différents pays, notamment de France, Espagne, Amérique latine... nous recevons par ce biais une multitude d'informations que nous relayons régulièrement.
Afin de compléter notre dispositif en matière de communication, en préparation un bulletin au format PDF qui sera publié sur ce blog et qui sera transmis aux adhérentes et adhérents par mail.
Prenez soin de vous.
Eloy Martinez Monegal
Président d'ASEREF
Francia omite a los republicanos espanoles al recordar su liberacion
Aseref: Francia omite a los republicanos españoles al recordar su liberación
París, 8 may (EFE).- La Asociación para el Recuerdo del Exilio Republicano Español (Aseref) se quejó hoy de que el Gobierno francés omitiera en la conmemoración sobre el armisticio de la Segu...
Les néos nazis vont-ils pouvoir se rassembler dans le P.O. ?
Communiqué d’ASEREF
Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France
Les néos nazis vont-ils pouvoir se rassembler dans le P.O. ?
Une information publiée par le site internet de l’Indépendant fait état d’un rassemblement européen de néos nazis dans les Pyrénées Orientales qui devrait se tenir demain samedi 18 mai. L’association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France appelle les autorités gouvernementales et préfectorales à tout faire pour localiser ce rassemblement et à l’interdire.
Extrait de l’article de l’Indépendant : « Concours de salut hitlérien, concerts de groupes nationalistes... Les néo-nazis ont choisi le département pour organiser leur rassemblement européen. Des skinheads et néo-nazis venus de plusieurs pays d'Europe doivent se rassembler samedi et dimanche dans le département. Au programme de ce week-end qui serait organisé par les 'Hammerskins' français (succursale hexagonale d'un mouvement américain proche du Ku klux klan) et placé sous le signe du nationalisme le plus dur, des réunions des cadres des différents groupuscules, concerts RAC (pour 'Rock anti-communiste' ou rock néonazi) en présence des Lyonnais du groupe Frakass, des Bordelboys ou encore des Espagnols de 'Mas que palabras' (traduisez 'Au-delà des mots')... Un concours de saluts hitlériens devrait même couronner ce viril rassemblement. Peut-être dans un camping... »
Rappelons que l'apologie du nazisme et du racisme ou encore le négationnisme sont des délits en France.
Par ailleurs, nos parents ont été nombreux internés dans des camps de concentration en 1939 dans ce département tels Argelès sur Mer ou Saint-Cyprien avant pour certains d’entre eux d’être déportés dans les camps d’extermination nazis c’est pourquoi notre association est particulièrement interpellée par cette annonce de rassemblement néo nazi dans les P.O.
Si les mesures d’interdictions n’étaient pas prises par les autorités gouvernementales, notamment par Manuel Valls Ministre de l’Intérieur et par les autorités préfectorales, ASEREF serait en droit de s’interroger sur la volonté de celles-ci d’empêcher les résurgences de ces groupuscules néo fascistes.
Eloi Martinez Monégal
Président d’ASEREF
"Federico(s)" le 6 avril 20h30 à Béziers au Centro Espagnol
ASEREF et la Colonia Española de Béziers présentent le samedi 6 avril 2013 à 20h30 la pièce de théâtre "Federico(s)" au Centro Espagnol. Entrée 10€, chômeurs, étudiants 5€. Cette pièce de Filip Forgeau mise en scène par Philippe Flahaut est interprété par Kévin Pérez petit fils de républicain espagnol lui même qui au travers de ce rôle rend hommage aux combattants de la liberté. Il interprète à la fois le grand père, le fils et le petit fils. Kévin Pérez débattra avec le public à l'issue de la représentation autour du verre de l'amitié. Colonie espagnole de Béziers 1 rue de la vieille citadelle à Béziers.
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Frédérico(s)
Assis seul à la table encore mise d’un repas de famille, les yeux protégés du soleil par des lunettes sombres, en chemise blanche et veste noire, comme il se doit pour une fête ou un enterrement, un jeune homme écoute résonner en lui les voix d’autres repas de famille. De sa famille. Autour de cette table désertée, renaissent en lui ceux dont il est né. 1921, 1951, 1981, de père en fils, Frédérico, Frédérico, Frédérico … comme le poète. Lui, devient le fils et le père de ses pères auxquels il donne vie par sa parole. Ceux qu’il a connus, ceux qu’il n’a pas connus, il les porte en lui : il est eux, Frédérico(s).
Avec eux, reviennent les temps qu’ils ont traversés, temps dont ils ne parlaient pas, ou si peu, se tenant au bord de leur douleur ancienne pour ne pas raviver les blessures : la guerre civile, la défaite, le Franquisme, l’exil amer de la première génération, celui de la deuxième pour tenter de survivre, si proches, si loin de leur pays où ils ne sont jamais revenus.
Le texte de Filip Forgeau, nourri des paroles recueillies, parle de la mémoire intime d’une famille et à travers elle, de celle de tout un peuple, dont l’art, de Lorca à Picasso, est aussi une arme de résistance et de lutte*.
La mémoire se forge dans la répétition : ainsi, sont reprises, tout au long de la pièce, des paroles auxquelles s’ajoutent d’autres paroles, à leur tour répétées, le fils, le père, le grand-père qui lui-même racontait son père, son grand-père… Transmission : le texte comme une comptine, les couplets d’une complainte populaire, un chant révolutionnaire repris en cœur, de douleur ou d’espoir « AÏ Carmela ! Aï Carmela… ». « Un pueblo, unido, jamas sera vincido !... » Parce qu’un peuple ne meurt pas avec ses enfants fusillés tant que leur mémoire reste vivante : en Espagne aujourd’hui, les Indignados héritiers portent toujours la résistance à l’oppression, des armes ou de la Finance.
Le décor (François Tomsu) parle de la terre d’Espagne : la terre ocre rouge recouvre l’espace de la scène. C’est le sol dans lequel s’enracinent des oliviers et des hommes, et que portent avec elles les familles en exil.
L’intensité de la lumière (Michaël Vigier) fait passer Frédérico du grand soleil à l’intimité intérieure. La nappe qui recouvre la table de famille se prolonge sur la terre, en un chemin blanc jalonné d’un chandelier, une photo ancienne, des objets venus du passé, les morceaux brisés d’une assiette à recoller, comme des bribes de mémoire. La lumière rouge le colore de sang, la lumière bleue l’inonde de ciel, la guerre et la paix.
Dans le drapé de la table qui tombe jusqu’au sol, ondoient les projections de vieux documentaires : la liesse de la République Populaire, le coup d’Etat de Franco, Guernica, les Brigades Internationales de l’Espoir, les enfants morts, ceux partis, parfois pour toujours, pour l’URSS afin d’échapper à la guerre, la fuite des vaincus au-delà des Pyrénées pour y trouver, au lieu du refuge espéré, les camps d’internements d’une France scélérate. Les pleurs de désespoir d’une femme… L’Histoire.
Frédérico le fils, s’est dépouillé de son habit, de sa chemise blanche, pour revêtir le vieux manteau de la misère de ses pères. Couché sur la table, comme un mort, il se redresse pour raconter. Au-dessus, dans le noir qui se fait, tourne le vrombissement terrible, prélude au bombardement aérien : instants intenses où les vibrations vrillent les nerfs et le cœur de chacun.
Philippe Flahaut, par son intelligence de l’Histoire, par le son (chants unanimes, continuos sourds ou fracas de la guerre), la direction d’acteur (il connaît Kevin depuis ses 7ans, il lui a fait confiance et l’a guidé dans sa belle démarche), par sa sobre mise en scène, concentre le spectateur sur la tragédie collective comme sur l’intime et traduit sans rupture le singulier et le pluriel de Frédérico(s),
Pour Frédérico(s), Kevin a quitté le rire de l’humoriste que chacun reconnaissait, pour aller chercher au fond de lui–même la douleur ancestrale occultée avec laquelle il a grandi : sobrement, calmement, avec une diction claire, sans emphase, sans pathos, laissant parfois parler seulement ses mains avec une véhémence retenue, il est juste, il éclaire, il bouleverse.
Cette douleur assumée, ce témoignage qui va au-delà de lui-même dans l’Histoire, ont grandi le jeune homme et ont fait naître devant nous le comédien véritable.
Geneviève BRUN
*( Paco Ibanez témoignait aussi de cette arme, en chantant pour nous dans une Maison du Peuple comble de gens et d’enthousiasme, les poètes, andalous, basques, catalans… qui ont porté le cœur et l’Histoire de l’Espagne.)
14 avril à Montpellier hommage aux républicains espagnols
ASEREF sera dimanche 14 avril à 11h30 pour un dépôt de fleurs allée des républicains espagnols près du Corum à Montpellier pour le 82ème anniversaire de la seconde République espagnole. ASEREF invite les montpelliérains d'origine espagnole et tous les autres à nous rejoindre pour cet hommage aux républicains espagnols qui à Montpellier aussi ont contribué à libérer la ville.
Federico(s) Une pièce de théâtre retraçant l'histoire de trois générations
Federico(s)
Une pièce de théâtre retraçant l'histoire de trois générations de républicains espagnols à travers le grand-père, le père et le fils. Trois personnages merveilleusement interprétés par un seul et même comédien: Kevin Pérez.
Au Centro espagnol de Béziers le samedi 6 avril à 20h30
Harlem Désir veut réécrire l'histoire
L'assemblée générale de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France ASEREF a approuvé à l'unanimité la déclaration ci-dessous et a décidé de demander un droit de réponse à France 2 après les propos tenus par Harlem Désir 1er secrétaire du Parti Socialiste. L'Assemblée générale appelle à signer cette déclaration et à interpeler les différentes instances du PS et les parlementaires socialistes. Pour signer:
http://www.petitionduweb.com/Petition_republicains_espagnols_non_au_negationnisme-1000224.html
ASEREF appelle les républicains espagnols et les familles de républicains espagnols à témoigner de l'accueil des autorités françaises en 1939 . Constituez votre dossier et faites le nous parvenir par mail aseref@netcourrier.com . ASEREF constituera grâce à vos témoignages un dossier qui servira de base à l'élaboration d'un projet de loi pour la Vérité, la justice et la reconnaissance officielle pour les républicains espagnols ASEREF se réserve la possibilité d'aller en justice pour faire condamner les propos négationnistes DECLARATION D'ASEREF Républicains espagnols : Harlem Désir veut réécrire l’Histoire L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) s’indigne des propos tenus par le secrétaire national du Parti Socialiste, monsieur Harlem Désir, lundi 21 janvier 2013 lors de l’émission « Mots Croisés » sur France 2. Le sujet de l’émission était l’intervention française au Mali. Le Secrétaire du Parti Socialiste, député européen, a tenu les propos suivants : « Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames, ou des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants ». Monsieur Harlem Désir n'ignore pas l'Histoire. Ces propos ne relèvent pas d’une méconnaissance de ce qui s’est passé en 1939 lors de l’exil des républicains espagnols, ces propos confirment la volonté au plus haut niveau de l’Etat de nier certaines pages honteuses pour la France. S’il y a eu en France solidarité à l’égard des réfugiés espagnols, elle venait du peuple français et non pas des autorités gouvernementales de la troisième République. C’est bien le gouvernement du Président du Conseil Radical-socialiste Edouard Daladier qui enferma des dizaines et des dizaines de milliers de républicains espagnols dans des camps de concentration, plusieurs milliers y sont morts. C’est bien le gouvernement de la troisième République qui en 1939 a signé des décrets de surveillance des espagnols, qui les a fiché camp par camp. Des fiches récupérées ensuite par Vichy pour faire déporter les espagnols vers l’Allemagne nazie ou les renvoyer chez Franco. C’est bien la France de la troisième République qui a utilisé les espagnols dans l’économie nationale pour remplacer la main d’œuvre française mobilisée par la mise en place de compagnie de travailleurs étrangers étroitement surveillées. N’est-ce pas le ministre de l’intérieur du cinquième gouvernement radical-socialiste de monsieur Daladier qui signe cette circulaire aux Préfets le 30 octobre 1939 ? Extraits : « Il m’est apparu qu’il était nécessaire de préciser à nouveau les conditions dans lesquelles doivent être utilisés les miliciens espagnols internés dans les camps du Sud-Ouest (…) ne seront désormais employés à titre individuel, soit dans l’industrie, soit dans l’agriculture, que les miliciens sur lesquels des renseignements favorables auront été recueillis (…) en conséquence les services de police devront effectuer une enquête minutieuse concernant la conduite de ces étrangers depuis qu’ils sont en France et, si cela est possible, leur activité avant leur arrivée dans notre pays (…) Placement dans l’industrie et l’agriculture : les miliciens pourront être mis à disposition , ils seront nourris par leurs employeurs et hébergés par la commune (…) je vous rappelle qu’il convient de soumettre les intéressés à la surveillance des services de police et de faire vérifier notamment s’ils rejoignent, chaque soir, le local où ils sont logés… » signé : Le secrétaire général du Ministre de l’Intérieur J. Berthoin. ». Ainsi Monsieur Désir la France de la Troisième République montrait sa « solidarité » à l’égard des espagnols par une surveillance de chaque instant par les services de police, par leur exploitation éhontée dans l’industrie et l’agriculture. « Ces espagnols étaient reconnaissants …» dites-vous. C’est la France qui devrait être reconnaissante à l’égard des républicains espagnols qui ont dans la résistance et dans l’armée contribué à libérer la plupart des villes de France dont Paris. Comme nous l’avons déjà écrit au Président de la République, François Hollande, nous demandons vérité, justice et reconnaissance officielle pour les républicains espagnols. Nous demandons que ces pages de l’histoire que vous voulez occulter puissent intégrer les manuels scolaires. Vos propos à la télévision relèvent d’une volonté de travestir l’Histoire et de l’enjoliver, ils sont choquants. Je tenais au nom familles et descendants des républicains espagnols et de tous leurs amis vous faire part de notre indignation et de notre volonté de mettre au grand jour une réalité historique que vous essayez de nier.
L'émouvant hommage à Manuel Madrona
L'Hommage aux républicains espagnols au CMCAS EDF GDF Languedoc Roussillon
remerciements à Lina Angles d'ASEREF pour ses photos.
nous lit un poème de Antonio Machado juste avant la projection du film de Jean Ortiz et Dominique Gautier "Les ombres de la mémoire"


Un auditoire attentif lors du débat et encore ému après la projection du film. Nombre d'entre eux découvraient cette histoire.
L'hommage aux marins républicains espagnols tués en 1937 au large du Grau du Roi

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