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L'Hommage à Pepita Gros Martinez décédée à l'âge de 99 ans

Publié le par ASEREF

Elle repose au cimetière de Montredon des Corbières près de Narbonne. Notre ami Miguel Ayala qui a relaté son exil dans le livre "La poupée perdue" lui a rendu un dernier hommage lors des obsèques. Ci-dessous le discours prononcé par Miguel.

Miguel Ayala l'auteur de "La poupée perdue", aux côtés de Pepita Gros Martinez, qui retrace l'histoire de l'exil de Pepita de son village de Gaucin (Almeria) jusqu'en France

Miguel Ayala l'auteur de "La poupée perdue", aux côtés de Pepita Gros Martinez, qui retrace l'histoire de l'exil de Pepita de son village de Gaucin (Almeria) jusqu'en France

Le livre de Miguel Ayala qui relate l'exil de Pépita

Le discours de Miguel Ayala lors des obsèques en hommage à Pepita
"Un matin de 1936, une petite fille de neuf ans, nommée Pepita s'apprête à quitter son village natal. Accompagnée par sa famille, elle n'a comme seul bagage que sa poupée qu'elle serre fort contre sa poitrine, une poupée qui est pour elle le seul lien avec ses neuf premières années de bonheur  . Le soulèvement fasciste à l'origine de la guerre d'Espagne, vient de la chasser comme des milliers d'autres au nom d'une croisade qui n'a comme seule ambition que l'assassinat de la liberté, de la démocratie et de l'espoir.

C'est à pied que Pepita va parcourir les 350 kilomètres qui séparent Gaucin, son village natal, d'Alméria. Le voyage d'exil se poursuivra en train jusqu'à Valence, puis en camion jusqu'au Val d'Aran. C'est enfin à pied qu'elle franchira un col des Pyrénées dans la neige, la neige qui sera le linceul de sa poupée définitivement perdue.

Une nouvelle vie va se construire en France, d'abord à Millau où elle rencontrera celui qui deviendra son mari, Paco, un espagnol en exil comme elle, passé par le tristement célèbre camp d'Argelès, puis à Bize, à Mirepeisset, à Narbonne et à Montredon. Deux enfants, Lydia et Floreal viennent donner du bonheur au couple. Un bonheur qui sera une porte ouverte vers des petits enfants Valérie et David et arrières petits enfants Amandine, Mathilde, Evann et Corentin.

Mais Pepita n'oubliera rien des premières années de sa vie. Comment oublie l'horreur lorsqu'à neuf ans on se cache sous un pont pour se protéger des mitraillages allemands ? Comment oublier lorsqu'à neuf ans elle doit enjamber des cadavres pour continuer à avancer sur la route qui relie Malaga à Alméria ?

Pepita s'en souvient et répète : « Mon père me disait : apprends à lire et écrire, ça te servira toute la vie. » Des mots qui l'inciteront à écrire sur un cahier d'écolier les choses essentielles de sa vie, comme un précieux héritage, la transmission de son vécu et de sa mémoire. Elle ne se trompait pas. Il y a exactement un an, le 19 juin 2025, elle me disait « Il faut défendre la liberté et la démocratie et transmettre aux générations actuelles et futures pour que de telles atrocités ne se reproduisent pas. ».

C'est sa petite fille Valérie qui a pris le relais et qui met tout en œuvre pour continuer à porter et transmettre cette mémoire à ses enfants et à ses neveux. C'est elle qui a été le gardien des valeurs et de la solidité familiale, fidèle aux traditions de l'Espagne. C'est elle qui m'a confié les écrits de Pepita pour en faire l'ouvrage que beaucoup connaissent.

Je terminerai en reprenant les dernières phrases du livre qui lui est consacré : « Pepita écoute attentive les commentaires sur sa vie. Elle insiste encore sur l'importance d'apprendre à lire et à écrire pour transmettre aux générations futures. Elle me gratifie de son éternel sourire. Avant de partir je me surprends à la regarder ému tant Pepita est admirable et sa vie entière est un hommage aux 500 000 républicains espagnols exilés. »

Miguel Ayala

ASEREF présente ses plus sincères condoléances à la famille de Pepita et ses remerciements à Miguel Ayala pour avoir été la plume talentueuse qui a su retranscrire dans son livre "La poupée perdue" l'histoire de Pepita. Une histoire qui pourra ainsi être transmise

 

 

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L’attaque fasciste contre l’Andutz-Mendi près du Grau du Roi

Publié le par ASEREF

Photos du journal l'intransigeant du 1er aout 1937. L'andutz Mendi remorqué et photo du bas les rescapés aux obsèques de leurs camarades au Grau du Roi

Photos du journal l'intransigeant du 1er aout 1937. L'andutz Mendi remorqué et photo du bas les rescapés aux obsèques de leurs camarades au Grau du Roi

Le 29 juillet 1937, en pleine guerre d’Espagne, vers 15 heures, plusieurs navires de commerce de la République espagnole sont victimes d’un canonnage de la part d’un ou plusieurs sous-marins franquistes dans les eaux territoriales françaises près du Grau du Roi (Gard). En provenance de Barcelone ces bateaux se dirigeaient vers Marseille. A bord de l’un de ces bateaux, l’Andutz Mendi qui fut fortement touché et à bord duquel se déclara un important incendie se trouvaient 34 marins, 22 d’entre eux sont morts ou portés disparus. Ce jour-là, la solidarité des marins pêcheurs ne fit pas défaut, plusieurs d’entre eux en mer à ce moment-là de l’après-midi, participèrent rapidement au sauvetage des rescapés. Le journal communiste « Rouge Midi » du 3 août 1937 cite un témoignage d’un rescapé « les sous-marins étaient au nombre de quatre, ils ont attaqué par babord et tribord à coups de canon et à la mitrailleuse. Les appareils de bord ont été détruits et un incendie s’est déclaré, des hommes meurent. On a mis un canot à la mer et il a été immédiatement mitraillé, d’autres hommes tombent. Le capitaine et quelques hommes ont pu se sauver à bord d’une chaloupe… »

Quarante ans après ce drame, en 1977, sur proposition de Jean Pierre Bas adjoint communiste au maire du Grau du Roi, une stèle en souvenir des marins morts et disparus fut érigée au cimetière du Boucanet au Grau du Roi. Chaque année, à l’initiative de l’Association des Marins et Marins anciens combattants (AMMAC) du Grau du Roi dont le Président est 3 Denis-Pierre Gozioso et de la Municipalité, se déroule une cérémonie d’hommage à ces marins à laquelle participe l’association pour le souvenir de l’exil républicain espagnol en France (ASEREF), afin de perpétuer la mémoire de ceux qui furent d’innocentes victimes d’un guet-apens fasciste en Méditerranée. Le témoignage du capitaine rescapé de ce bateau, rapporté dans la presse de l’époque, est accablant pour les autorités maritimes françaises. Le capitaine a affirmé à plusieurs reprises que dans le carnet de bord qui lui a été retiré par les affaires maritimes, une page a été déchirée celle où il écrivait que le navire lors de l’attaque se trouvait bien dans les eaux territoriales françaises. Très rapidement la presse française, à quelques exceptions près, s’en tenait à la version officielle : l’Andutz Mendi n’était pas dans les eaux territoriales lors de l’attaque par un sous-marin inconnu et donc il n’y aurait pas d’enquête diligentée.

Cette version arrangeait particulièrement le gouvernement de l’époque, qui prônait aux côtés de l’Angleterre la non-intervention dans la guerre d’Espagne. Affirmer que cette attaque avait eu lieu hors des eaux territoriales françaises évitait pour la France une nécessaire condamnation de cet acte et la recherche des responsabilités. Par ailleurs, plusieurs sources font état de complicités de français et d’agents franquistes à Marseille dans les télécommunications et dans les affaires maritimes qui auraient informé les franquistes des mouvements des navires de la République espagnole en Méditerranée. Depuis plusieurs mois déjà les agents franquistes introduits sur le territoire français agissent depuis Saint Jean de Luz. Dans les ports comme Marseille, notamment, les soutiens français du général Franco signalent les mouvements des navires de la République espagnole.

Des émetteurs récepteurs installés dans les ports de Méditerranée permettent eux espions franquistes d’établir des connexions avec d’autres services d’espionnage afin de signaler les positions des bateaux de la République espagnole. Il est probable que les navires canonnés au Grau du Roi l’aient été grâce à des renseignements venus de terre et particulièrement de Marseille où les agents franquistes avaient leurs entrées dans les services maritimes. 4 L’Humanité du 17 août 1939 révèle qu’à Marseille « les sous marins italiens viennent jusqu’à nos côtes. Ces jours derniers, les pêcheurs de Carro à l’embouchure du Rhône ont aperçu un sous marin qui n’était sûrement pas français en surveillance à quelques milles de la côte. Qui nous expliquera les raisons qui auraient fait agir les gendarmes du Grau du Roi, lesquels ont arraché les feuilles u journal de bord de l’Andutz Mendi, précisément les pages qui indiquaient que ce navire se trouvait dans les eaux territoriales françaises lorsqu’il a été attaqué par un sous-marin dont la nationalité n’est que trop connue ? » dans le même article l’Humanité constate que « la haute société marseillaise a nettement pris parti pour Franco, les espagnols qui peuvent se réclamer des rebelles et qui prennent une part active à la lutte contre la République, bénéficient à Marseille d’un traitement de faveur de la part des autorités françaises… ». De nombreuses zones d’ombre entourent encore l’affaire de l’attaque de l’Andutz Mendi des investigations menées par l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) se poursuivent. 

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L'indispensable lecture de "Surcos de mis Memorias" de Ramon Morales Morago

Publié le par ASEREF

Ramon Morales Morago a subi la prison et la torture sous le franquisme. Il raconte dans ce livre sa vie de militant communiste, ses combats, ceux de ses camarades, son exil. Une nouvelle pierre à l'édifice fragile de la construction de la Mémoire Historique... A lire absolument. Eloy Martinez Monegal

Ramon Morales sera à Béziers le 14 août à 11h à la Colonie espagnole pour présenter son livre

Ramon Morales sera à Béziers le 14 août à 11h à la Colonie espagnole pour présenter son livre

"SURCOS DE MIS MEMORIAS"

EL AUTOR RAMON MORALES MORAGO PRESENTARA SU LIBRO EN LA COLONIA DE BEZIERS EL 14 DE AGOSTO A LAS 11H

En Surcos de mis memorias. Encontrarás historias de mi infancia en la  lucha por la subsistencia.  Desde niño conocí la lucha de los jornaleros, así que comencé a asimilar la lucha de clases.

A los diez años tuve mi primera reivindicación como aprendiz en un taller de carpintería donde trabajaba doce horas y no podía asistir a la escuela nocturna. Llegó a Mataró a la edad de 14 años. A los 16 ingresé en el PSUC que me aconseja y guía para organizar el JCC. A los 18 años fui detenido y torturado durante 13 días en  Jefatura Superior de Policía en Vía Laietana 43 y Llevadó a la presión Modelo.  En 1972, como resultado de una maniobra por los servicios secretos del Estado fascista,nos inculpan a los hermanos Morales en las condenan a doce años de prisión una de las condenas más largas desde el año 54 Mataró. Me veo obligado a exiliarme en Francia,  pasando por Bucarest.

Mi hermano Pablo es detenido cumpliendo 5 años de prisión. En el exilio  participó en las movilizaciones por la amnistía y el retorno de los exiliados, así como en la defensa y ayuda (desde CGT), de los trabajadores temporales que vienen de toda  España a tareas agrícolas.

Regreso a Mataró tras la muerte del tirano, hoy con casi 75 años sigo activo en la lucha a través de grupos  memorialistas y del sindicalismo de clase, representados por CCOO y UGT.

Surcos de mis memorias no és solo una historia personal en las luchas antifranquistas y por las conquistas salariales de la que muchos de vosotros fuisteis partícipes.... Es también una alerta para la consolidación de la democracia...

Article paru dans la Marseillaise le 20 novembre 2025

Article paru dans la Marseillaise le 20 novembre 2025

Publié dans Actualité mémorielle

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La Résistance française et espagnole fut déterminante pour le succès du débarquement

Publié le par ASEREF

LA RESISTANCE A PERMIS LA REUSSITE DU DEBARQUEMENT EN NORMANDIE. LES GUERILLEROS ESPAGNOLS ONT PRIS UNE PART IMPORTANTE
 
Les FFI ont largement contribué à la réussite de l'opération et parmi eux les guérilléros espagnols en Normandie. Les républicains espagnols avec les brigadistes parmi les premiers à entrer en résistance en France ont récupéré et caché des officiers américains, effectué de nombreux sabotages, ont facilité l'avancée des troupes américaines en Normandie (voir le document d'homologation des FFI ci dessous). Je suis fier de ma famille ( mes parents, mes oncles et tantes) qui a participé activement à la résistance dans le département de l'Eure notamment à Pacy sur Eure à Evreux et à Conches au péril de leur vie. Les guérilléros ont ensuite pour nombre d'entre eux accompagné la Nueve de la 2ème DB jusqu'à Paris le 24 août et poursuivi le combat avec les autres FFI dans Paris insurgé depuis le 19 août
L'Humanité du 6 juin 1945, un an après le débarquement et document d'homologation des FFI sur lequel ont rapporte l'action des guérilléros notamment à Conches (Eure)
L'Humanité du 6 juin 1945, un an après le débarquement et document d'homologation des FFI sur lequel ont rapporte l'action des guérilléros notamment à Conches (Eure)

L'Humanité du 6 juin 1945, un an après le débarquement et document d'homologation des FFI sur lequel ont rapporte l'action des guérilléros notamment à Conches (Eure)

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Recherche des familles des marins de l'Andutz Mendi

Publié le par ASEREF

Nous recherchons les familles des  marins de l’Andutz Mendi morts, disparus, survivants qui constituaient l’équipage de ce bateau de commerce de la République espagnole canonné par un ou plusieurs sous marins franquistes dans les eaux territoriales françaises au large du Grau du Roi (Gard) le 29 juillet 1937.

Cette investigation  menée par ASEREF qui s’implique depuis plusieurs années à l’hommage qui leur est rendu  a pour but  de réunir les familles pour le 90ème anniversaire de l’attaque du bateau par les fascistes qui aura lieu en juillet 2027. Nous ne disposons pas des noms des 14 disparus hormis Emilio de Murga  dont nous avons le contact avec la famille

 

Buscamos a las familias de los marineros del Andutz Mendi muertos, desaparecidos y supervivientes que formaban la tripulación de este barco comercial de la República Española, acorralado por uno o varios submarinos franquistas en aguas territoriales francesas frente al Grau du Roi (Gard) el 29 de julio de 1937.
Esta investigación llevada a cabo por ASEREF, que se ha involucrado durante varios años en el homenaje que se les rinde, tiene como objetivo reunir a las familias para el 90 aniversario del ataque al barco por los fascistas que tendrá lugar en julio de 2027. No tenemos los nombres de los 14 desaparecidos, excepto Emilio de Murga, cuya familia tenemos el contacto
 
 
Recherche des familles des marins de l'Andutz Mendi
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Réactivation du blog ASEREF

Publié le par ASEREF

Après de longs mois sans mises à jour, ce blog va de nouveau vous informer sur l'actualité mémorielle, sur les différentes initiatives et actions d'ASEREF, sur les différentes investigations que nous menons, sur les recherches des familles...

N'hésitez pas à commenter les différents articles, à nous faire parvenir de l'information 

 

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