Réécriture de l'Histoire: ASEREF a envoyé un droit de réponse à Midi Libre
L'interview de l'historien Alain Alquier à propos de la libération de Montpellier qui fait l'objet d'un droit de réponse d'ASEREF Association Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France
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Droit de réponse d'ASEREF adressé à Midi Libre par notre Vice-Président Benjamin Garcia suite à l'interview de l'historien Alain Alquier publiée le samedi 31 août 2024.
ASEREF (Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France). Dans votre édition du 31/08/2024, vous publiez un entretien tenu avec Mr Alain Alquier, concernant ”la fin de l’occupation allemande dans l’Hérault au mois d'août 1944”, sous le titre “Plus une évacuation qu’une libération”. La lecture du titre puis celle des propos reportés nous fait réagir fortement et contester l’esprit de cet exposé et certains des énoncés formulés. Prétendre, pour les Allemands, à une évacuation, voire une retraite, c’est faire fi d’un mouvement organisé par l’Etat Major de la Wehrmacht pour renforcer l’opposition Allemande aux forces Alliées venant de débarquer en Normandie, puis en Provence.. Les occupants auraient ils achevé leurs vacances dans le Sud de la France, et s’en retourneraient ils tranquillement chez eux?...Non, il s’agissait bien de mouvements à destinations de combats ! Alain Alquier évoque “quelques incidents comme le 25 août à Montferrier”. Il feint d’ignorer que les objectifs de la Résistance étaient de contrarier, entraver, freiner, le cheminement des occupants vers les nouveaux fronts ouverts par les débarquements Alliés. Luttant à armes inégales, les groupes de Résistants opéraient par embuscades sur les convois et sabotage des voies et moyens de communications. Alain Alquier, a-t-il consulté (j’espère que oui, pour écrire sa thèse), l’ouvrage de J. Harris et J.C. Richard, “Libération de Montpellier”, d'après Andrew Croft, François Rouan et Gilbert de Chambrun, acteurs directs à l’époque? La publication “Etudes Héraultaises” est riche de compte rendus de ces événements, bien loin de simples “incidents” comme prétendu par Mr Alain Alquier. Également édifiante, la publication “Les Espagnols dans la Résistance Cévenole”; Y sont exposées des actions de combats, dans notre Région, contre les occupants, bien loin de simples incidents! Ce que l’auteur de votre publication évoque comme étant des ”attentats”, était bien des opérations à caractère militaire, inscrites dans une tactique et une stratégie élaborée; loin d’actes spontanés, décousus et désordonnés; même s’il put y en avoir parfois, malheureusement à contre emploi. L’épisode dramatique sur la Place de la Comédie est présenté comme une bévue de foule irresponsable, les militaires Allemands n’ayant fait que légitimement protéger leur sécurité; le contexte de violences et sévices passés, subis par la population, Alain Alquier l’occulte allègrement…La coupe était pleine, le débordement a été violent. A lire l’auteur, cette guerre n’aurait été qu’une “confrontation d’idéaux totalitaires” (les démocrates républicains apprécieront…), et l’occupation du Sud de la France en particulier présentée comme une fête foraine que quelques énergumènes locaux ont gâchée au moment du départ des comédiens… L’auteur ignore les innombrables stèles et plaques commémoratives qui jalonnent chemins, routes et places publiques des agglomérations de notre Département; elles portent des dizaines et des dizaines de noms de victimes, Résistants Français ou étrangers (et les Républicains Espagnols y sont en nombre), payant de leur vie la défense de la Liberté contre l’oppresseur nazi; et ce n’était pas suite à quelque malencontreux “incident” comme il est écrit. Alain Alquier ne manifeste aucun respect à la mémoire de ces hommes et de ces femmes. Ce n’est même plus du ripolinage grossier de l’Histoire; c’est du négationnisme assumé. Le dévouement des Résistants, sans considération d’origines ou de confessions, leur sacrifice, mérite sans cesse qu'il soit rappelé et honoré. Nous leur devons nos libertés d’aujourd’hui . ASEREF s’y emploie depuis des années et poursuivra ses actions en ce sens sans jamais s’en départir.
Pour ASEREF Benjamin Garcia Mansilla, vice Président.
Après cela, ma colère n’est toujours pas apaisée. Benjamin
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