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Paco Ibañez: exil, révolte et poésie

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Paco Ibañez: Exil, Révolte et Poésie était le thème de l'exposition qu'ASEREF spécialement présentée à l'occasion de la venue à Lunel le 30 septembre dernier de Paco Ibañez dans le cadre des internationales de la guitare. Une exposition qui mêlait l'histoire de la guerre d'Espagne, de l'exil, de la résistane et la déportation avec celle du chanteur.
450 personnes étaient présentes salle Georges Brassens pour assister au concert, 450 personnes qui ont pu aussi s'attarder sur notre exposition installée dans la salle du concert et qui l'ont particulièrement appréciée. Paco Ibañez à l'issue de son concert a pu passer un moment empli d'émotion à nos côtés, échanger avec nos adhérents et visiter notre expo.

Le public a été très intéressé par notre exposition




Manuel Madrona vice président d'ASEREF en discussion avec le public. Manuel, 84 ans, a passé dix ans de sa vie dans la prison franquiste de Burgos. Il est toujours disponible pour apporter toutes les explications relatives à cette sinistre période.







L'émotion de Paco Ibañez en revoyant des photos où il se trouve en compagnie de Léo Ferré, de Brassens ou encore de Juliette Gréco


Paco Ibañez et Eloi Martinez Monegal président d'ASEREF la même exigence de justice et de vérité pour l'histoire des républicains espagnols
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Antigone des associations à Montpellier

Publié le par Eloi Martinez Monegal



ASEREF a participé pour la première fois à "l'Antigone des Associations" dimanche 11 septembre dans le quartier Antigone.
1200 associations montpelliéraines y présentent leurs activités, plus de 100 000 personnes se rendent à cette grande fête des associations. Nous avons donc tenu un stand toute la journée ce qui a été l'occasion de prendre de nombreux contacts avec des enfants et petits enfants de républicains espagnols qui résident à Montpellier ou dans l'agglomération et qui ne connaissaient pas l'existence de notre association. Une quarantaine d'entre eux ont souhaité être informés de nos activités régulièrement.
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Il y a 70 ans le camp d'Argelès sur Mer fermait ses portes

Publié le par Eloi Martinez Monegal




Il y a 70 ans le camp d'Argelès sur Mer fermait ses portes . Doit-on pour autant oublier ce que furent les conditions de "vie" des réfugiés qui furent parqués durant l'hiver 1939 sur cette plage d'Argelès ouverte à tous les vents , à la neige , à la pluie puis plus tard au soleil brûlant sans aucun abri jusqu'à la construction de cabanes sommaires et d'installations plutôt précaires ?

C'est vrai ,un tel afflux de réfugiés , fuyant ne l'oublions pas las barbarie des franquistes et fascistes de tous poils qui avaient assassiné la jeune République espagnole avec l'appui des Hitler , Mussolini et consort , ne devait pas être facile à gérer pour les autorités locales.

Beaucoup de braves gens ont été présents pour aider ces pauvres malheureux qui ont tant souffert de ces années de guerre et qui se sont réfugiés en France où on les a souvent traités comme des moins que rien ! Ils sont arrivés ici sans rien pour subir une nouvelle guerre ou ce qui était en fait la continuation de ce qu'ils avaient vécu dans leur pays.

Ce dimanche 4 septembre 2011 nous étions réunis autour de la stèle d'Argelès pour leur rendre hommage , pour que les générations futures ne les oublient pas ! Hommage pour nos parents , nos grands-parents et arrière-grands-parents sans lesquels beaucoup d'entre nous ne seraient pas là aujourd'hui .

C'est sous une battante que nous avons déposé nos fleurs et nos petits cailloux pour leur dire merci et qu'on ne les oublie pas ! Mais ce n'était rien quand on pense à ce qu'ils ont vécu ici ! Merci aux autorités et associations locales qui nous ont permis d'être là et de faire ce petit geste !Faisons en sorte que l'on continue à les honorer et qu'on ne les oublie jamais !

Monique Gimenez

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Solidarité aux sinistrés de Lorca

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Après le séisme qui a secoué Lorca en Espagne, l’Association pour le Souvenir de l’Exil républicain Espagnol en France (ASEREF) exprime sa solidarité aux habitants de cette ville ainsi qu’à toutes les familles qui en sont originaires parmi lesquelles nous comptons de nombreux amis qui résident à Mauguio et dont l’inquiétude est grande. Nous assurons également de notre amitié tous nos amis de l’Association « Echanges Mauguio Lorca ».
Nous lançons un appel à la solidarité pour les sinistrés du séisme de Lorca en partenariat avec la Cruz Roja Espanola. ASEREF a ouvert un compte spécialement à la banque CIC IBERBANCO de Montpellier qui nous a assuré la gratuité des opérations bancaires, nous l'en remercions. Les dons seront reversés à la Croix rouge espagnole ils peuvent être envoyés par chèque libellé ainsi: "ASEREF - SOLIDARITE LORCA"


pour tout renseignement contact: aseref@netcourrier.com tèl 06 62 76 70 31

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Nous étions plus de 2000 à Ille sur Têt le 17 avril 2011

Publié le par Eloi Martinez Monegal





































80ème anniversaire de la seconde République à Ille sur Têt le dimanche 17 avril 2011.































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Le 14 avril à Montpellier, l'hommage aux républicains espagnols

Publié le par Eloi Martinez Monegal












Une centaine de personnes presentes pour la commémoration du 80ème anniversaire de la seconde République espagnole allée des républicains espagnols à Montpellier.


Sur la photo de gauche à droite: Manuel Madrona vice président de notre association, Eloi Martinez Monegal président d'ASEREF, Michel Passet adjoint au maire, Josep Maria Bosch consul général d'Espagne et madame Hélène Mandroux maire de Montpellier.

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14 avril à Montpellier l'hommage à la République Espagnole assassinée

Publié le par Eloi Martinez Monegal

80ème anniversaire de la seconde République Espagnole, jeudi 14 avril 2011 à Montpellier allée des Républicains Espagnols à 18h30 en présence de Madame Hélène Mandroux Maire de Montpellier, du Consul Général d’Espagne Josep Maria Bosch et d’Eloi Martinez Monegal Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France – ASEREF


C’est le 14 décembre 1996 que Georges Frêche alors Maire de Montpellier inaugurait « l’allée des républicains espagnols ayant lutté et donné leur vie pour la liberté de nos deux pays ». Un acte fort apprécié par la communauté espagnole de Montpellier et de la région.

L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) est constituée en majorité de fils et petits fils de républicains espagnols dont les familles se sont exilées en France en 1939. Notre association a prévu une commémoration jeudi 14 avril 2011 à 18h30 allée des Républicains Espagnols en hommage à la République espagnole. Madame Hélène Mandroux Maire de Montpellier et Monsieur Josep Maria Boch Consul général d’Espagne seront présents et y prendront également la parole. Nous nous félicitons de leur présence. D’une part celle de madame Hélène Mandroux qui attestera ainsi de l’attachement de la ville de Montpellier à cette histoire et d’autre part à celle de monsieur le Consul général d’Espagne dont l’ouverture d’esprit témoigne d’une certaine volonté des autorités espagnoles d’être à l’écoute de celles et ceux qui réclament justice et vérité sur cette histoire en France et en Espagne.

Nos parents ont eu à subir, après la fin de la guerre d’Espagne qui a vu la victoire du fascisme sur la République, l’internement dans des camps de concentration français sous le régime de la troisième République et sous Vichy la déportation dans les camps d’extermination nazis. Les Républicains Espagnols avec des milliers d’autres étrangers ont pris part aux combats de la Résistance pour libérer le pays de l’occupant nazi soutenu par le gouvernement de Vichy. Ils ont participé activement à la libération de Montpellier. N’ayons pas la mémoire courte. La montée de la xénophobie, de l’intolérance, du racisme doit nous inciter à la vigilance et à clamer haut et fort les valeurs de la République celle qui fut renversée en Espagne et celle qui est porteuse des idéaux de la révolution française ici en France « Patrie des droits de l’Homme » pour combien de temps encore ? Rappelons aussi qu’une des pages les moins glorieuses de l’histoire de Montpellier fut celle de la réception du dictateur Franco par le maréchal Pétain à la Préfecture le 13 février 1941, une rencontre qui se concrétisa par davantage de répression en France à l’égard des républicains Espagnols. Montpellier le 14 avril 2011 à l’occasion de cette commémoration montrera que les valeurs de la République sont universelles et que plus que jamais il faut les défendre sans concessions.

Jeudi 14 avril 2011 retrouvons nous nombreux pour célébrer le 80ème anniversaire de la seconde République Espagnole. Rendez-vous : allée des Républicains Espagnols près du Corum sur l’esplanade Charles de Gaulle à 18h30 pour la cérémonie à la suite de laquelle la Ville offrira un Vin d’Honneur dans les jardins de la Maison des Relations Internationales.
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Anniversaire seconde République à Montpellier

Publié le par Eloi Martinez Monegal


Jeudi 14 avril 2011 retrouvons nous nombreux pour célébrer le 80ème anniversaire de la seconde République Espagnole en présence notamment de Madame Hélène Mandroux Maire de Montpellier. Rendez-vous : allée des Républicains Espagnols près du Corum sur l’esplanade Charles de Gaulle à 18h30. La commémoration sera suivie d'un vin d'Honneur offert par la ville à la Maison des Relations Internationales située à proximité.
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Succès pour la projection à Sète des "ombres de la mémoire"

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Plus de 200 personnes étaient présentes au cinéma "Le Comoedia" de Sète le samedi 9 avril pour la projection en avant première du fil de Jean Ortiz et Dominique Gauthier "Les ombres de la mémoire". Un débat a fait suite à la projection. Une très belle soirée parfaitement bien organisée par ASEREF. Remercions une fois de plus les adhérents de l'association quui se sont largement impliqués pour la réussite de celle-ci.

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Appel à faire barrage au Front National

Publié le par Eloi Martinez Monegal

L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) est constituée en majorité de fils et petits fils de républicains espagnols dont les familles se sont exilées en France. Nos parents ont eu à subir, après la fin de la guerre d’Espagne qui a vu la victoire du fascisme sur la république, la haine de l’extrême droite en France. Ceci étant, les espagnols avec des milliers d’autres étrangers ont pris part aux combats de la Résistance pour libérer le pays de l’occupant nazi soutenu par le gouvernement de Vichy constitué de « bons français ». N’ayons pas la mémoire courte. ASEREF respecte le vote et les idées politiques de chacun mais rappelle le caractère raciste et xénophobe du Front National. L’intolérance, l’exclusion, la haine sont à combattre sans concessions. Les républicains espagnols ont payé de leur sang le combat pour une France républicaine juste, libre et fraternelle. ASEREF tout naturellement appelle les citoyens français ayant le droit de vote et quelles que soient leurs origines à faire barrage au Front national lors du deuxième tour des élections cantonales ainsi qu’aux candidats de droite qui font des alliances sournoises avec le FN. C’est notre devoir en souvenir de nos parents qui sont morts pour la liberté de la France.
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Paru dans "L'Hérault du jour" du 13 février 2011

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Reconquista!

Publié le par Eloi Martinez Monegal





C'était hier à la Jonquera, lieu symbolique de l'exil, un moment historique, celui du rassemblement de représentants de vingt associations mémorielles du souvenir républicain espagnol en France, pour dire "nous ne laisserons pas les crimes du franquisme impunis". Venus de Pau, Toulouse, Montauban, de l'Aude, des Pyrénées Orientales, de l'Hérault... Filles et fils de républicains espagnols et petits enfants et tous les amis qui ont au coeur l'Espagne républicaine et ses valeurs ont clamé "Vérité, Justice, Réparation!". Une journée qui en appelle d'autres avec toutes les associations unies sur un même objectif, au delà de leurs différences. ASEREF est heureuse d'avoir contribué à l'unité et au rassemblement des associations en appelant à se retrouver à la Jonquera.
Ensemble nous allons reconquérir les droits des victimes du franquisme, ensemble nous allons combattre l'impunité des crimes de la dictature franquiste.
Eloi Martinez
Président d'ASEREF
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Rassemblement de la Jonquera

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Article paru dans Midi Libre région en date du 7 juin 2010



L'Hérault du Jour et la Marseillaise toutes éditions du 7 juin 2010




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Verdad, Justicia, Reparacion! Dimanche 6 juin rassemblement à la Jonquera

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Vérité, Justice, Réparation !
Verdad, Justicia, Reparación !

Dimanche 6 juin 2010 à 11h00 rassemblement à la Jonquera (Plaza Mayor) en soutien au juge Baltazar Garzón et a 12h00 au Musée de l’Exil (MUME)

Domingo 6 de junio 2010 a las 11h00 a la Jonquera (Plaza Mayor) concentración en apoyo al juez Baltazar Garzón y à las 12h00 al Museo de l’Exilio (MUME)

VÉRITÉ, JUSTICE, RÉPARATION
Pour avoir, à la demande de familles de victimes, ouvert une instruction contre certains crimes du franquisme, le juge espagnol Baltasar Garzón vient d’être suspendu dans l’attente de mesures définitives.
Nous voulons que la justice espagnole abandonne ces poursuites rétrogrades.
Nous voulons que les disparus des fosses communes soient identifiés et réhabilités.
Nous voulons que tous les crimes du franquisme soient condamnés et que toutes ses sentences soient annulées, telles celles qui ont conduit à la mort Luis Companys, Julián Grimau, Salvador Puig Antich et des dizaines de milliers d’autres.
Nous voulons que l’Espagne applique le droit international.
Nous sommes solidaires des citoyens d’Espagne et du monde entier qui réclament :
¡ Verdad, Justicia, Reparación !
- :- :- :-

Apoyo al juez Baltazar Garzón

VERDAD, JUSTICIA, REPARACIÓN
El juez Baltasar Garzón acaba de ser suspendido, en espera de medidas definitivas, por haber abierto una instrucción, a petición de familias de víctimas, contra ciertos crímenes del franquismo.
Queremos que la justicia española abandone estas persecuciones retrógradas.
Queremos que los desaparecidos en las fosas comunes sean identificados y rehabilitados.
Queremos que todos los crímenes del franquismo sean condenados y que todas sus sentencias sean anuladas, tales las que llevaron a la muerte a Luis Companys, Julián Grimau, Salvador Puig Antich y decenas de miles de personas.
Queremos que España aplique el derecho internacional.
Somos solidarios de los ciudadanos de España y del mundo entero que reclaman :
¡ Verdad, Justicia, Reparación !



Associations appelant au rassemblement ou soutenant celui-ci (liste non définitive)

Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France ASEREF (Président Eloi Martinez)

L’appel des universitaires (coordonnateur Jean Ortiz Maître de Conférences à l’Université de Pau)

Amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France FFI Gard Lozère (Président Joaquin Garcia)

Amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France FFI de l’Aude (Président Casildo Sanchez)

Amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France FFI de l’Ariège (Présidente Jeanine Garcia)

Amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France FFI des Pyrénées Orientales (Président Pepita Leon Gonzalez)

Chemins de l'Exil Républicain Espagnol Aude (Président Ruben Rubio)

Ay Carmela Bordeaux (Président Emmanuel Dorronsoro)

Gen’Iberica (Président David Garcia)

Mémoire de l’Espagne Républicaine du Tarn-et-Garonne – MER 82 (Président Joseph Gonzalez)

Mémoire de l’Espagne Républicaine – MER 64, Pau (Présidente María Pehau)

Itinéraires Recherches Initiatives du Sud IRIS (Président Progreso Marin) Toulouse

Mémoire de l’Espagne Républicaine et Résistante Gers – MERR 32 (Présidente Tamara Guerrero)
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"L'Héraut du Jour" édition du 21 mai 2010

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Rassemblement à Toulouse jeudi 27 mai

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Vérité et justice pour les victimes du franquisme, c'est sur ce théme qu'un grand nombre d'associations dont ASEREF organisent un RASSEMBLEMENT à TOULOUSE, PLACE DU CAPITOLE Jeudi 27 mai 2010 à 18 heures.
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Le 6 juin à la Jonquera, ensemble pour faire triompher la vérité sur les crimes du franquisme

Publié le par Eloi Martinez Monegal

L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) appelle à une large rencontre le dimanche 6 juin 2010 à la Jonquera en Espagne afin d’exprimer l’inquiétude des descendants des exilés républicains espagnols quant à la suspension du juge Baltazar Garzon et sur la signification d’une telle décision.

Nos parents et grands parents par centaines de milliers ont franchi la frontière en passant par la Jonquera où d’ailleurs est situé aujourd’hui le Musée de l’Exil, certains étaient dans l’armée républicaine d’autres étaient des civils, mais tous sont des victimes du franquisme. Pour beaucoup d’entre nous nous avons aussi dans nos familles des proches qui ont été fusillés dans la période franquiste et qui ont été jetés dans des fosses. En France, en 1939, le gouvernement de la Troisième République s’est comporté de façon indigne à l’égard des républicains espagnols en les traitant comme des ennemis alors qu’ils étaient victimes du fascisme international. Ce même gouvernement qui nommait Pétain à Burgos auprès de Franco alors que la République espagnole menait encore ses derniers combats. La France doit reconnaître officiellement son rôle complice avec les franquistes en 1939 et par la suite sous Vichy, elle doit aussi reconnaître le rôle des espagnols dans la résistance et pour la libération du pays.

C’est cette réalité historique qui nous lie profondément et fraternellement à tous ceux qui en Espagne mènent le même combat que nous pour la recherche de la vérité.

L’énorme travail mis en place en Espagne par les associations de récupération de la mémoire historique, l’engagement du juge Baltazar Garzon pour poursuivre les crimes du franquisme ne doivent pas être stoppés par la volonté de ceux qui voudraient entraver la marche de la vérité et de la justice.

ASEREF appelle les fils, filles, petites filles et petits fils de républicains espagnols et tous les citoyens qui ont au cœur les valeurs de la République ainsi que toutes les associations qui œuvrent pour le devoir de mémoire de l’Espagne Républicaine à se retrouver sur ce lieu symbolique de l’exil massif des républicains espagnols, soyons nombreux dimanche 6 juin pour afficher notre volonté de reconquête des idéaux de nos parents, ceux de la paix, de la justice et de la liberté et pour dire que nous ne laisserons personne faire obstacle au devoir de mémoire ni en France, ni en Espagne.
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Baltazar GARZON suspendu. Appel à une riposte en France!

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Communiqué de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF)

Le juge Garzón suspendu,
appel à une riposte nationale en France

L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) s’indigne de la décision du Tribunal Suprême en Espagne qui vient de suspendre de ses fonctions le juge Baltazar Garzón. Cette décision gravissime et inique va encourager les groupes d’extrême droite à poursuivre et amplifier leur combat contre la recherche de la vérité concernant les crimes du franquisme. Nous appelons tous les fils, filles, petites filles et petits fils de républicains espagnols en France et tous les citoyens attachés au travail de mémoire à faire part de leurs protestations auprès de tous les consulats du pays et auprès de l’Ambassade à Paris sous les formes qu’ils détermineront eux-mêmes. ASEREF appelle toutes les associations qui œuvrent pour le souvenir républicain espagnol dans notre pays à entrer en contact entre elles afin de déterminer ensemble la riposte à mettre en place pour que personne ne puisse entraver la marche vers la vérité.
No Pasaran !

Le samedi 15 mai 2010
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Article paru dans toute la presse espagnole aujourd'hui 25 avril

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Concentraciones en favor de Garzón en París, Pau, Montpellier y Burdeos

París, 24 abr (EFE).- Varios cientos de personas participaron hoy en Francia en diversas concentraciones en París, Pau, Montpellier o Burdeos en apoyo del juez de la Audiencia Nacional española Baltasar Garzón frente a las querellas que amenazan con su inhabilitación.
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Un centenar de manifestantes, convocados por organizaciones de chilenos en Francia, se presentaron frente a la embajada española en la capital francesa, pero fueron desplazados por la policía a una plaza cercana, que era el lugar en el que tenían la autorización para llevar a cabo el acto.
Los asistentes llevaban banderas chilenas y de la Segunda República española y entre ellos había algunos españoles como Valentín Martínez, de la Asociación para la Recuperación de la Memoria Histórica, cuyo padre fue fusilado durante la Guerra Civil y está enterrado en un osario del cementerio de Cuenca, donde hay 444 víctimas del franquismo.
"Tenemos la suerte de tener un juez que hace algo para que podamos hacer el duelo a los nuestros", explicó a Efe para justificar su presencia en el acto Martínez, que se exilió en Francia en 1957.
Carmen Negrín, nieta del presidente de la Segunda República Juan Negrín, denunció el procedimiento contra Garzón y dijo a Efe que le parece "vergonzoso que España todavía no sea capaz de enfrentarse a su propio pasado de forma honesta".
La nieta del político, cuya recusación contra algunos de los magistrados encargados de la querella de Garzón fue rechazada por el Tribunal Supremo, insistió en que "los familiares de los que están (enterrados) en las cunetas es darles unas tumbas decentes".
Eduardo Olivares, responsable de Francochilenos.com, una de las organizaciones convocantes de la concentración de París, señaló que el apoyo al juez de la Audiencia Nacional era para sus miembros "una evidencia" por la aportación del magistrado español "para que en Chile se terminara la impunidad" al ordenar en 1998 el arresto en Londres del ex dictador Augusto Pinochet.
En la misma línea, Ricardo Parvex, de la Asociación de ex Prisioneros Políticos Chilenos, precisó que su organización nació precisamente con motivo de esa detención de Pinochet.
En Pau (suroeste de Francia), unas 150 personas se concentraron delante del consulado español, según las organizaciones convocantes, Memoria de la España Republicana y Tierra de Memorias y de Lucha.
Entre los asistentes al acto, había hijos y nietos de españoles exiliados en Francia, así como algún antiguo guerrillero español o Virgilio Peña, un republicano español superviviente de los campos de concentración nazi, indicó a Efe Jean Ortiz, uno de los responsables del acto.
En Montpellier (sur), la convocatoria corrió a cargo de la Asociación por el Recuerdo del Exilio Republicano en Francia y reunió a unas 150 personas en la plaza de la Comedie, en el centro de la ciudad, contó a Efe Eloi Martínez, miembro de este grupo.
Viejos republicanos españoles tomaron la palabra ante el auditorio, entre los que estaba el número dos del Ayuntamiento de Montpellier, Philippe Tines. Además, se recogieron más de 200 firmas en favor del juez de la Audiencia Nacional.
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Rassemblement de Montpellier pour Garzon

Publié le par Eloi Martinez Monegal


150 personnes ont répondu à notre appel samedi après-midi à Montpellier en soutien au juge Garzon. Mardi prochain une délégation se rendra au consulat général d'Espagne pour déposer les pétitions recueillies dans l'Hérault depuis plusieurs jours.
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Rassemblement samedi 24 avril en soutien à Garzon

Publié le par Eloi Martinez Monegal

L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) appelle à un rassemblement samedi 24 avril à Montpellier place de la Comédie à 15 H 00 en soutien au juge Baltazar Garzon poursuivi en Espagne pour « prévarication » par des groupuscules nostalgiques du franquisme. Il est menacé d’être suspendu de ses fonctions par le Tribunal Suprême pour avoir, à la demande des familles des victimes, voulu ouvrir une instruction contre le franquisme, ses crimes contre l’humanité : 150 000 disparus au moins dans les fosses communes…. ASEREF se déclare solidaire du combat du juge et des familles ainsi que des associations de récupération de la mémoire historique qui œuvrent en Espagne. Nous exigeons que la justice espagnole abandonne ces poursuites infondées. La destitution du juge Baltazar Garzón hypothèquerait gravement la démocratie espagnole, elle serait un recul considérable pour toutes celles et ceux qui ont au cœur la recherche de la vérité historique et l’attachement aux combats que menèrent les républicains espagnols pour la paix, la justice et la liberté en Espagne et en France dans la Résistance.
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Lansargues (Hérault) et ASEREF ensemble pour le devoir de mémoire

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Un excellent bilan et de nombreux projets pour 2010

Publié le par Eloi Martinez Monegal

L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) a tenu samedi 24 octobre son assemblée générale annuelle au cours de laquelle ont été élus à l’unanimité les 25 membres du conseil d’administration ainsi que les 12 du nouveau bureau. Eloi Martinez a été réélu à la présidence d’ASEREF, Nicole Josse et Manuelle Parra ont été élues respectivement trésorière et secrétaire. Sont également membres du bureau : Lina Angles, Antoine Beltran, Cèdre Cadena, Thierry De La Rica, Bruno Garcia, Anita Liberti Garcia, Manuel Madrona, Mireille Neu Pujol et Michel Ramos.
L’Assemblée générale a approuvé à l’unanimité le bilan financier de l’association et a débattu des projets à venir pour 2010.
Le Président dans son rapport d’activité a rappelé que l’association qui ne comptait que quelques membres début 2009 est forte aujourd’hui de plus de 100 adhérents résidants majoritairement à Sète et le bassin de Thau mais aussi dans tout le département de l’Hérault mais aussi dans d’autres régions de France ainsi qu’en Espagne. Le bilan de neuf mois d’activité est plus que positif : exposition « Rouges sous haute surveillance » à la bourse du travail pendant cinq semaines en début d’année avec 800 visiteurs et plus de 150 témoignages écrits, pose de la plaque sur le môle Saint-Louis en souvenir du Sinaïa qui emmenait le 25 mai 1939 plus d’un millier de républicains espagnols vers le Mexique, exposition à Balaruc les Bains au mois d’août dans le cadre des journées espagnoles, pose d’une plaque au Lazaret le 17 octobre dernier en souvenir des enfants de la guerre d’Espagne accueillis en ce lieu entre 1937 et 1939. Une année bien remplie pour l’ASEREF qui a déjà de nombreux projets pour 2010. Citons d’ores et déjà un projet d’exposition au lycée Joliot Curie en janvier dans le cadre d’un projet pédagogique initié par les enseignants, des conférences débat sur les années noires de la dictature franquiste qui seront principalement animées par Manuel Madrona qui a passé dix ans de sa vie dans les geôles du dictateur, un projet sur Frontignan et un autre sur Montpellier. ASEREF s’emploiera également à constituer un fonds d’archives et documentaire…
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Assemblée générale d'ASEREF samedi 24 octobre 2009

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Notre association tiendra son assemblée générale annuelle samedi 24 octobre à 16h à la Bourse du Travail de Sète.

Ordre du jour: rapport moral, rapport financier, élection du conseil d'administration, propositions et projets pour 2010.
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Recherches sur un bateau de républicains espagnols échoué à Frontignan en 1939

Publié le par Eloi Martinez Monegal


Pour toute info ou témoignage sur cet événement vous pouvez contacter Pierre Serrano
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Photos de la cérémonie au Lazaret

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Témoins directs et familles des enfants réfugiés au Lazaret se sont rassemblés devant la plaque.









De gauche à droite Eloi Martinez Monégal président d'ASEREF, le Consul Général d'Espagne à Montpellier Josep Maria Bosch, François Liberti Vice Président du Conseil Général de l'Hérault, Alain Salery président de l'association Le Lazaret, Paco Ibañez chanteur, fils de républicain espagnol et engagé également dans le combat du devoir de mémoire



(photos de nos amis Elie Rubio et Georges Vinci)




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Revue de presse: "L'Hérault du Jour" du 19 octobre 2009

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Revue de presse : Midi Libre Sète 18 octobre 2009

Publié le par Eloi Martinez Monegal







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Paru dans "L'Hérault du jour" du 17 octobre 2009

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Quand Sète accueillait les enfants réfugiés de la guerre d'Espagne

Publié le par Eloi Martinez Monegal


Samedi 17 octobre 2009 à 17h, une plaque commémorative sera posée à l’entrée du village vacances du Lazaret à Sète (Corniche de Neubourg) en souvenir des enfants réfugiés de la guerre d’Espagne et accueillis en ce lieu entre 1937 et 1939. Beaucoup de ces enfants arrivaient de Bilbao où l’évacuation fut la plus importante notamment après les bombardements de Guernica et du pays Basque par la légion Condor d’Hitler au service de Franco.

La France comme d’autres pays, tels le Mexique, la Suisse, la Belgique, l’URSS… ont grâce à des comités d’entraide avec la république espagnole accueillis des milliers d’enfants.
Samedi à l’initiative de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain espagnol en France (ASEREF) cette plaque posée au Lazaret rappellera cette tragédie mais aussi les solidarités qui se sont mises en place par des citoyens face une guerre inégale où le camps franquiste disposait des soutiens de Hitler et Mussolini et le camps républicain avec son gouvernement légalement élu était trahi notamment par la France républicaine sous prétexte de « non intervention ».


Homenaje a los niños refugiados de la guerra civil de España.


El sábado 17 de octubre de 2009 a las 17h, se pondrá una placa conmemorativa en la entrada del pueblo de vacaciones del Lazaret en Sète (Corniche de Neubourg) para recordar a los niños refugiados de la guerra civil española acogidos en este lugar entre 1937 y 1939. Muchos de estos niños llegaban de Bilbao donde la evacuación fue la más importante y especialmente después de los bombardeos de Guernica y del País Vasco por la legión Condor de Hitler que apoyaba a Franco.

Francia junto con otros países como México, Suiza, Bélgica, URSS…acogieron a miles de niños gracias a la existencia de comités de ayuda a la república española.
Este sábado la Asociación para el recuerdo del Exilio Republicano español en Francia (ASEREF) toma la iniciativa de poner una placa en el Lazaret, ésta recordará aquella tragedia pero también las solidaridades que se pusieron en marcha por ciudadanos frente a una guerra desigual en la que el campo franquista disponía del apoyo de Hitler y de Mussolini y el campo republicano con su gobierno legalmente elegido estaba traicionado y particularmente por la República Francesa con el pretexto de « no intervención ».


Contacts : Eloi Martinez Monegal

00 33 662 76 70 31
aseref@netcourrier.com
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Hommage aux enfants de la guerre d'Espagne

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Samedi 17 octobre 2009 à 17h00 aura lieu un hommage aux enfants de la guerre d'Espagne accueillis au Lazaret à Sète entre 1937 et 1939. Ces enfants pour la plupart avaient été évacués en 1937 du pays Basque à partir de Bilbao après les bombardements des allemands alliés de Franco sur Guernica et sur cette région.
Une plaque sera posée à l'entrée du domaine du Lazaret sur la corniche de Sète.
Renseignements: aseref@netcourrier.com
tèl: 06 62 76 70 31
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Journées espagnoles à Balaruc les bains

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Le programme

Jeudi 06 août
- Ouverture de la semaine espagnole balarucoise20h30 - Pavillon Sévigné (salles d'exposition et salle voutée) : ouverture officielle par l'exposition présentée par l'Association pour le Souvenir de l'Exil républicain espagnol en France "Républicains espagnols 1936-1939" qui occupera l'ensemble des deux salles jusqu'au 12 août. Entrée libre et gratuite.

22h - Théâtre de verdure : projection du film, de Frédéric Goldbronn, "La maternité d'Elne", suivi d'un débat. Présence de MM Oliva et de son fils Ruben né à la maternité d'Elne en 1940 (sous réserve). Entrée libre et gratuire.

Vendredi 07 à 18h - Salle de conférence : conférence-débat présentée par Eloi Martinez, président de l'Association pour le Souvenir de l'Exil Républicain espagnol en France (ASEREF), "Rouges sous haute surveillance". Entrée gratuite et libre.21h - Cinécure : projection du film réalisé par Dominique Gautier, "Fils de rojo", suivi d'un débat "Les enjeux de la mémoire rouge aujourd'hui", animé par Jean Ortiz, protagoniste de "Fils de Rojo" et Maïtre de conférence à l'université de Pau. Entrée libre et gratuite.

Samedi 08 à 10h30 - Centre ville : défilé équestre Andalou par les cavaliers et cavalières costumés d'Oliver Boutaud.11h - Eglise : messe sévillane avec le Choeur du Cercle andalou). Entrée libre.17h30 - Parc Charles de Gaulle : inauguration par le maire Gérard Canovas et le Conseil municipal du village espagnol "El campo de la fiesta"17h30 à 01h30 - animation permanente par le cercle andalou, (danses sévillanes, flamenco ...), dégustation, tapas, boissons typiques, stand espagnol.18h - Espace "Caballos de luz" : délonstration equestre par olivier Boutaud : rênes longues, haute école, vaquera.19h à 19h30 - Espace "Rincon de las palabritas" : Gérard Franco chante en espagnol "De clavelitos à la Mala reputacion".20h - Espace "Caballos de luz" : démonstration équestre par Olivier Boutaud.21h à 22h - Espace "Campo de la fiesta" : Flamenco, rumba, sévillanes avec Carlos Rodrigo.22h30 - Grande scène : Pour la première fois l'intégrale du "Canto general" de Pablo Neruda et Nikis Theodorakis par l'ensemble "les chants de Thau" dirigé par Antoine Allemand, 80 choristes, 15 musiciens. Entrée libre et gratuite.

Dimanche 09 Entre 17h30 et 01h30 - Village espagnol El campo de la Fiesta : animation permanente par le cercle andalou et dégustation, tapas, boissons typiques, stands.18h - Rincon de las palabritas : "Exils d'Espagne", récits et musiques "De la Retirada à aujourd'hui" par Susana Azquinezer (Photo). Entrée libre et gratuite.19h30 - Village espagnol "El campo de la fiesta" : Le Cercle andalou vous fait déguster sa paella (réservation obligatoire mardi 04 août de 9h à 12h, vendredi 07 (mêmes heures) à l'Office de Tourisme, Pavillon sévigné.21h - Scène espace village : spectacle musical par Pierre Diaz et ses musiciens "Hiras queridas cantando "La Retirada". Entrée libre et gratuite.22h30 - Grande scène : film "talon aiguille" de Pedro Almodovar. En plein air sur écran géant. Entrée libre et gratuite.

Mardi 11 à 18h - Salle de conférence : "Les années noires de la dictature franquiste", conférence-débat présentée par Manuel Madrona qui a passé dix ans de sa vie dans la prison de Burgos. Entrée libre et gratuite.

Mercredi 12Clôture des journées espagnoles balarucoises au quartier des usines.20h30 - Maison du peuple : projection du film de Dominique Gautier " Rouge Miroir". débat sur le thème "Apatride, terroriste ou comabttant universel...?". Entrée libre et gratuite.22h30 - Sangria offerte par la municipalité
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Discours du Président d'ASEREF le 25 mai 2009

Publié le par Eloi Martinez Monegal


Mesdames Messieurs

Tout d’abord je tiens à remercier toutes celles et ceux qui ont contribué à la réussite de cet évènement :

Les adhérents d’ASEREF, qui ont mis toute leur énergie et tout leur cœur pour que nous réussissions cette commémoration dont notre association a eu l’initiative.

Les collectivités qui ont répondu favorablement à nos demandes et sans lesquelles nous n’aurions pu donner l’ampleur que méritait cette commémoration.

Je remercie l’artiste peintre François Carmona qui nous a fait don de deux de ses œuvres.

Remerciements également, aux amis de la bourse du travail de Sète qui ont accueilli pendant cinq semaines notre exposition « Rouges » sous haute surveillance qui a vu 800 visiteurs, 150 témoignages écrits et qui a permis à ASEREF de se renforcer de 70 nouveaux adhérents, ce qui permet à l’association d’envisager de multiplier les actions et les projets sur le devoir de mémoire, tel que nous le faisons aujourd’hui.

Je tiens à remercier particulièrement Santiago Ridaura Lopez, mexicain et jeune chercheur à l’Inra de Montpellier qui est le fils de madame Cecilia Ridaura Sanz ici présente qui a fait la traversée à l’âge de 3 ans. Santiago qui est actuellement à Cuba pour des obligations professionnelles, pense certainement très fort à nous en ce moment et à cet évènement que nous avons construit ensemble.

Merci a Rebeca sa compagne à qui l’on doit le graphisme de l’affiche et celui du bateau qui figure sur la plaque,

Merci à Régis Zaïa et à ses amis collectionneurs, ce passionné de marine marchande nous a procuré de par ses relations la photo du Sinaïa qui nous a servi pour tous nos supports et pour la plaque,

Merci à madame Catherine Lopez-Dreau directrice des archives municipales de Sète pour son aide.

Merci enfin à tous ceux qui de près ou de loin ont cru tout de suite à notre projet alors que nous ne l’avons décidé qu’au mois de mars.

Je voudrai avoir une pensée pour notre ami Manuel Madrona, une des chevilles ouvrières de notre association, que certains ici connaissent bien, il n’est pas parmi nous ce soir car il vient de subir une importante intervention chirurgicale, de son lit d’hôpital ce matin il m’a dit qu’il serait de tout cœur avec nous et qu’il était sûr que cette commémration serait un succès. Manuel a 82 ans et il a passé dix ans de sa vie à la prison de Burgos pendant les années noires du franquisme. Nous l’embrassons très fort.

Permettez moi aussi, une parenthèse personnelle, mais j’ai ce soir une pensée pour ma mère Maria qui en Espagne suit de près et avec fierté tout ce que nous faisons, mais aussi pour mon père Felipe né le 25 mai 1912 décédé il y a 4 ans, il aurait aujourd’hui 97 ans. Combattant dans l’armée républicaine et interné à Argelès sur Mer il a poursuivi en France son combat contre le fascisme dans les rangs de la Résistance, comme l’ont fait des dizaines de milliers de républicains espagnols qui ont participé à la libération de la France. Soldat de la liberté, internationaliste, il n’a jamais réclamé de médaille ni de carte d’ancien combattant, sa médaille je lui offre aujourd’hui en faisant présent et porteur d’avenir son combat et celui de tous les républicains espagnols.

Nous saluons Roger Tarbouriech, président de la FNDIRP de Sète et du bassin de Thau qui comptait beaucoup d’adhérents républicains espagnols rescapés des camps d’extermination allemands et nous avons une pensée pour un de ceux là en la personne de Francisco Batiste Baila rescapé de Mauthausen et qui fut longtemps président de cette association d’anciens combattants,

et comment ne pas avoir non plus une pensée pour Antoine Beille, qui ce soir serait particulièrement heureux d’être parmi nous.

Je remercie pour leur soutien les personnalités et associations qui ne peuvent être présentes mais qui nous ont fait parvenir des messages :

Monsieur Cuauthemoc Cardenas fils de Lazaro Cardenas président de la République qui accueillie les républicains espagnols

Madame Carmen Negrin, petit fille du chef du gouvernement républicain espagnol de 1937 à 1939 et dans l’exil jusqu’en 1945.
« J'aurai vraiment aimé être avec vous pour cet événement d'autant plus que ce bateau est arrivé au Mexique avec une belle pancarte panneau disant "Negrín tenía razón"!
Mais je serai avec vous en pensée, puisque je serai en Espagne, toujours pour la fondation Negrín.
Amicalement,
Carmen Negrín »

L’Association hispaniste Amis et Amigos de Dordogne

MERR »32

L’Ateneo Republicano du Limousin

L’Amicale des Anciens Guerrilleros en France FFI, section des PO


Voilà 70 ans, le 25 mai 1939, du port de Sète 1599 Républicains Espagnols embarquaient pour le Mexique à bord du paquebot Sinaïa. Ouvriers, paysans, médecins, avocats, journalistes, artistes, écrivains… qui avec les milliers d’autres arrivés ensuite, ont contribué au développement économique et culturel du Mexique. Sinaïa a été le premier bateau transportant des réfugiés espagnols de façon massive en partance pour d’autres pays à l’issue de la guerre d’Espagne.

Ces réfugiés provenaient notamment de camps de concentration français, internés au moment de la défaite de la République Espagnole qui combattit héroïquement le Franquisme soutenu par les forces fascistes internationales depuis 1936.

Arrivés le 13 juin 1939 à Veracruz les Républicains Espagnols ont été dignement et chaleureusement accueillis par le Mexique qui a maintenu les relations diplomatiques et amicales avec le gouvernement républicain espagnol en exil grâce au Président de la République du Mexique Lazaro Cardenas dont le fils Cuauthemoc Cardenas nous a fait parvenir un message que Madame Ridaura Sanz nous lira tout à l’heure. Le 13 juin prochain date anniversaire de l’arrivée du Sinaïa une commémoration aura lieu à Veracruz avec pose de plaque également organisée notamment par l’Institut de culture de Veracruz.

A Sète, ce sont des Républicains espagnols rescapés du camp d’extermination de Mauthausen, qui ont reconstruit le Môle Saint-Louis, après les bombardements de 1944. Ces espagnols, pour certains travaillaient dans les carrières de Frontignan.

Notre hommage va également aux Républicains espagnols morts en déportation et à ceux installés à Sète ou dans le bassin de Thau après avoir combattu dans la Résistance pendant l’occupation nazie.

Rappelons aussi qu’à Sète des enfants réfugiés de Bilbao après les bombardements du pays basque et de Guernica par la légion condor d’Hitler, ont été accueillis notamment au Lazaret en 1937. Fn 2009 en accord avec la direction du centre de vacances du Lazaret nous avons le projet de poser également une plaque commémorative.

Nos amis anciens passagers du Sinaïa ici présents, que nous saluons avec beaucoup d’émotion, vont dévoiler tout à l’heure une plaque rappelant cette traversée.

Le Mexique a toujours soutenue la république espagnole, et aux moments des bombardements sur le pays basque en 1937, ce pays accueillait déjà 500 enfants ……

Le chef du gouvernement républicain espagnol en exil Juan Negrin et les organisations d’aide aux réfugiés espagnols tel le SERE et le JARE ainsi que de nombreux comités d’aides français et étrangers ont œuvré pour permettre à des milliers de républicains espagnols de rejoindre le Mexique et d’autres pays tels que l’Argentine, le Chili, l’URSS…

D’autres bateaux partis de différents ports français furent affrétés par la suite tels le Nyassa, le Mexique, l’Ipanem ou encore le Winnipeg qui grâce à Pablo Neruda consul du Chili en France pour l’immigration emmena en septembre 1939 au départ de bordeaux 2500 réfugiés vers Valparaiso et qui eux aussi sortaient des camps de concentration français.

Aujourd’hui, avec les survivants de la guerre d’Espagne et de l’exil, nous, enfants, petits enfants, et amis de l’Espagne républicaine, avons le devoir de poursuivre le combat de nos parents pour la paix, la justice et la liberté, d’œuvrer pour la vérité et de pointer les responsabilités de l’Etat français, qui considérait les républicains espagnols comme des ennemis sur le territoire de la République Française. Des vérités qui dérangent certes, mais des vérités qu’il faudra bien entendre…

Nous avons constaté, lors d’une récente exposition à la bourse du travail de Sète, l’attente de beaucoup de familles sur la recherche de la vérité historique pour cette période. La recherche des racines dans une période où les dangers que représentent l’intolérance, la xénophobie sont toujours présents.
Certains nous disent déjà qu’il faudrait oublier, ou bien que le sort des espagnols dans les camps français n’était pas si terrible, ou bien encore que les franquistes n’étaient pas si méchants que l’on veut bien le dire et que les républicains espagnols ont commis de leur côté bien plus de massacres et d’exactions… C’est aller un peu vite, car, certes une guerre est une guerre, mais, qui a soutenu Franco pendant la guerre d’Espagne si ce n’est Hitler et Mussolini ? et qui a lâché la République espagnole en prônant la non intervention si ce n’est le gouvernement de la France? Qui a ouvert les camps de concentrations français? N’est-ce pas le gouvernement de la France de la troisième République? Qui a nommé Pétain ambassadeur à Burgos pour reconnaître le régime franquiste en mars 1939 alors que la République espagnole livrait encore ses derniers combats, n’est-ce pas monsieur Daladier?


Non, la France ne peut pas botter en touche sur cette histoire, et les commémorations sont nécessaires et nous sommes ici ce soir pour cela mais elles ne suffisent pas. Nous ne voulons pas que l’on pleure sur le sort des pauvres réfugiés qui « fuyaient » devant l’avancée des troupes franquistes… Ils ne fuyaient pas, ils préféraient mourir debout que de vivre à genoux. Ils l’ont prouvé par la suite en combattant dans les rangs de la Résistance en France.
Plus que jamais nous sommes confortés dans la justesse de notre combat pour le devoir de Mémoire. Plus que jamais nous allons faire en sorte que cette partie de l’histoire de France entre dans les écoles, collèges, lycées, universités; celle où la France internait des républicains espagnols dans des camps de concentration du fait de leurs idéaux de paix, de justice et de liberté et de leur détermination dans la lutte antifasciste. Nous sommes intervenus auprès des plus hautes autorités de l’Etat français pour qu’il y ait reconnaissance des responsabilités de celui-ci dans ces actes indignes d’une République, pour qu’il y ait une juste réparation morale à l’égard des victimes internées dans les camps et exploitées dans le cadre du travail forcé avant Vichy et pendant Vichy .A vous toutes et tous qui êtes venus aujourd’hui à Sète pour commémorer cet exil nous disons: ensemble nous allons rechercher la vérité historique et exiger la justice. Bien sûr cela ne rendra pas un être cher et peut-être diront certains cela vient un peu tard… Certes, mais il n’est jamais trop tard pour mener des combats justes et pour que la jeunesse de ce pays issue notamment de nombreuses communautés immigrées sache ce que l’on faisait des libertés dans la France de 1939. Pour que cette jeunesse agisse pour la défense de celles-ci et des droits de l’Homme dans la France de 2009 où les centres de rétention et la chasse aux sans papiers sont aussi indignes que les camps de concentration et les circulaires de surveillance des étrangers il y a 70 ans.

L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) et les anciens réfugiés et descendants des passagers du Sinaïa saluent la mémoire de tous les républicains espagnols qui ont lutté pour les libertés et les valeurs de la République, en Espagne, en France, au Mexique et partout où ils se sont trouvés.

Enfin en guise de conclusion, tout en sachant que notre combat pour la vérité historique et le devoir de mémoire ne se conclura jamais, je vais vous lire en espagnol quelques vers d’un poème de Pedro Garfias poète espagnol qu’il a écrit pendant la traversée et publié dans le journal du Sinaïa réalisé par un groupe de passagers


Un rio espagnol de sangre roja
España que perdimos, no nos pierdas;
guárdanos en tu frente derrumbada,
conserva a tu costado el hueco vivo
de nuestra ausencia amarga
que un día volveremos, más veloces,
sobre la densa y poderosa espalda
de este mar, con los brazos ondeantes
y el latido del mar en la garganta.

Y tú, México libre, pueblo abierto
al ágil viento y a la luz del alba,
indios de clara estirpe, campesinos
con tierras, con simientes y con máquinas;
proletarios gigantes de anchas manos
que forjan el destino de la Patria;
pueblo libre de México:
como otro tiempo por la mar salada
te va un río español de sangre roja
de generosa sangre desbordada.
Pero eres tú esta vez quien nos conquistas,
y para siempre, ¡oh vieja y nueva España!
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ASEREF tient bon la barre

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Nous sommes arrivés à bon port, ASEREF a su rassembler toutes les énergies pour aboutir à la pose d'une plaque commémorative en souvenir des 1599 républicains espagnols qui ont quitté le port de Sète le 25 mai 1939 à destination du Mexique. Cécilia, Juan et Carmelo sont venus spécialement pour cette magnifique cérémonie, pour eux un moment crucial de leur vie, une émotion incommensurable, pour nous une victoire, celle des combattants du devoir de mémoire. Certains ont bien essayé et essayent encore de dresser quelques obstacles, de récupérer de façon politicienne et déplacée cet événement, mais contre vents et marées ASEREF tient bon la barre. Cette victoire c'est d'abord celle des adhérent(e)s de notre association qui en deux mois on su mener à bien cette commémoration sans ménager leurs efforts. Merci à eux.

Eloi Martinez Monegal
Président de l'Association pour le Souvenir
de l'Exil Républicain Espagnol en France
ASEREF
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La Gazette de Sète (jeudi 28 mai 2009)

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Francia: homenaje a republicanos españoles que se fueron a México en 1939

Publié le par Eloi Martinez Monegal


SÈTE, Francia, 25 Mayo 2009 (AFP) -
El pueblo de Sète (sur de Francia) rindió el lunes un homenaje a unos 1.600 republicanos españoles, 70 años después de su partida desde el puerto de la localidad hacia México a bordo del barco "Sinaia", el primero que transportó a exiliados españoles a otros países.
Una placa conmemorativa se inauguró en el muelle de San Luis en memoria de los 1.599 exiliados españoles, refugiados en campos instalados en el sur de Francia tras haber huido del régimen franquista y que fueron los primeros en partir hacia México, el 25 de mayo de 1939.
"Siento una emoción indescriptible; no puedo creer que esta placa se haya hecho realidad; es una parte de la memoria histórica que yo quiero dejar a mis hijos y a mis nietos", declaró Juan Urrusti-Sanz, un hombre de 81 años que se embarcó junto con sus padres y su hermana en el "Sinaia".
La ceremonia fue organizada por la Asociación para el Recuerdo del Exilio Republicano (ASEREF), en presencia de representantes del consejo regional de Languedoc-Rosillón, donde se encuentra Sète, y del alcalde de la localidad, François Commeinhes.
Los 1.599 pasajeros llegaron el 13 de junio de 1939 al puerto de Veracruz, gracias a las relaciones diplomáticas mantenidas entre el gobierno republicano en el exilio y el presidente mexicano, Lázaro Cárdenas.
A finales de enero de 1939, cerca de medio millón de personas --entre civiles y soldados del derrotado ejército republicano-- huyeron y se refugiaron en Francia después de que las tropas franquistas se hicieran con Barcelona (noreste).
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Les républicains espagnols ont finalement gagné (Midi Libre 28 mai)

Publié le par Eloi Martinez Monegal

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une plaque pour ne pas oublier

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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L'Indépendant - Midi Libre

Publié le par Eloi Martinez Monegal

70 ans après, des réfugiés espagnols exilés au Mexique reviennent à Sète

Il y a un peu plus de 70 ans, près de 1 600 réfugiés républicains embarquaient du port de Sète à bord d'un navire à destination du Mexique. Une plaque en leur mémoire a été dévoilée lundi dans le port héraultais. Juan Urrusti-Sanz raconte sa traversée et la découverte d'un pays inconnu. S oixante-dix ans qu'il n'était pas revenu sur le port de Sète. Mais Juan Urrusti-Sanz n'a rien oublié de cette journée de mai 1939, quand il a embarqué sur le Sinaïa pour le Mexique, avec près de 1 600 réfugiés républicains fuyant un franquisme triomphant en Espagne. C'est sur le môle Saint-Louis que le garçon de 11 ans accompagné de sa mère et de sa soeur avait retrouvé son père, militaire espagnol en exil, après deux mois d'internement dans des camps séparés en France. Ensemble, ils avaient embarqué sur le premier navire spécialement affrété pour permettre l'exode massif des réfugiés espagnols vers l'Amérique centrale ou l'Amérique du sud. La peur au ventreen longeant l'Espagne "C'est incroyable d'être là aujourd'hui !", lâche l'octogénaire, droit dans son élégant costume gris, venu dévoiler une plaque commémorative sur cette jetée (lire ci-dessous) . "Je ressens une émotion indescriptible. C'est une grande satisfaction et, en même temps, comme si on m'arrachait la peau", explique-t-il, tout en retenue, décrivant "un sentiment aigre-doux", entre le bonheur de s'en être sorti et les souvenirs douloureux d'une fuite périlleuse. Près d'un demi-million de personnes, civils et soldats en déroute de l'armée républicaine, avaient pris fin janvier 1939 le chemin de l'exil et trouvé refuge en France. Le 25 mai, 1 599 d'entre eux, beaucoup d'intellectuels et d'artistes, s'embarquèrent à Sète avant d'être accueillis le 13 juin à Veracruz comme réfugiés politiques par les autorités mexicaines. En trois ans, près de 25 000 "rouges" gagnèrent le Mexique. Juan Urrusti-Sanz se souvient des heures d'angoisse avant le départ de Sète. "Ils appelaient les familles par ordre alphabétique. On a attendu toute la nuit. Je ne savais pas si nous allions monter à bord". Tout retard leur faisait craindre un renvoi en Espagne. Une fois l'ancre levée, la crainte de l'enfant ne faiblit pas, malgré l'escorte de destroyers britanniques qui accompagne le Sinaïa jusqu'au détroit de Gibraltar. "J'étais en panique quand nous avons longé les côtes espagnoles car Franco avait menacé de nous couler", raconte l'octogénaire aux cheveux ondulés impeccablement coiffés. De la traversée, il garde en mémoire le bruit des machines, la chaleur infernale dans les cales où dormaient les réfugiés. "Je ne suis ni d'ici, ni de là-bas"Le sourire revient sur son visage mince à l'évocation de la vie à bord, débordante d'activités culturelles, débats et concerts. La lecture publique par l'enfant d'un poème de son père lui avait valu des caramels, les premiers de sa vie.Au Mexique, une nouvelle vie commence. "Du Mexique, on ne connaissait rien. Comment allait-on vivre là-bas, travailler, s'intégrer ?", raconte-t-il. Son père trouve un emploi dans l'industrie, sa mère dans une usine de textile. "Je m'habillais avec les chutes de tissus. Le costume n'était pas cher", parvient-il à plaisanter. " Les exilés espagnols ont été transportés d'une terre à une autre. Je ne suis ni d'ici, ni de là-bas", confie-t-il. Lors de la cérémonie à Sète, le menton haut et le sourire aux lèvres, il entonne le chant national mexicain. Le poing levé, il écoute l'hymne républicain espagnol. Mais devant la plaque commémorative, symbole "d'une renaissance, d'une partie de la mémoire historique qu'(il) veut laisser à (ses) enfants et petits-enfants", il ne peut retenir ses larmes. L'un de ses descendants se prénomme Sinaïa.
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Une plaque en souvenir de l'exil républicain espagnol de Sète à Veracruz a été posée dans le port de Sète

Publié le par Eloi Martinez Monegal

SÈTE (Hérault), 25 mai 2009 (AFP) - 20h16
Hommage à des républicains espagnols partis de Sète pour le Mexique en 1939
Un hommage a été rendu lundi à Sète à quelque 1.600 républicains espagnols, 70 ans après leur départ depuis le port de Sète pour le Mexique à bord du paquebot Sinaïa, premier bateau à transporter des réfugiés espagnols vers d'autres pays. Une plaque commémorative a été inaugurée sur le Môle Saint-Louis à la mémoire de ces 1.599 exilés espagnols, réfugiés dans des camps de concentration dans le sud de la France après avoir fui le franquisme et qui ont été les premiers à partir pour le Mexique, le 25 mai 1939. "Je ressens une émotion indescriptible, je n'arrive pas à croire que la pose de la plaque (devienne une réalité, ndlr) ,c'est une partie de la mémoire historique que je veux laisser à mes enfants et petits enfants", a déclaré Juan Urrusti-Sanz, 81 ans, qui embarqué avec ses parents et sa soeur à bord du Sinaïa. La cérémonie était organisée par l'association pour le souvenir de l'Exil Républicain (ASEREF), en présence de représentants du conseil régional du Languedoc-Roussillon et du conseil Général de l'Hérault ainsi que de François Commeinhes, maire de Sète. Les 1.599 passagers étaient arrivés le 13 juin 1939 à Veracruz (est) au Mexique, où ils avaient été accueillis à la faveur des relations diplomatiques maintenues entre le gouvernement républicain en exil et le président mexicain Lazaro Cardenas. Fin janvier 1939, près d'un demi-million de personnes, civils et soldats en déroute de l'armée républicaine, avaient pris le chemin de l'exode après la chute de Barcelone et trouvé refuge en France.
























































La cérémonie de pose de la plaque rappelant le départ vers le Mexique de 1599 républicains espagnols a eu lieu le 25 mai sur le môle Saint-Louis dans le port de Sète en présence de nombreuses personnalités parmi lesquelles le consul général d'Espagne, le représentant du consultat noraire du mexique à Marseille, les élus de la ville, du département et de la région.
Soirée émouvante où nos amis Cecilia Ridaura Sanz, Juan Urrusti Sanz et Carmelo Izquierdo qui avaient fait la traversée sur le Sinaïa lorsqu'ils étaient enfants, ont pu témoigner de cette période. Une rencontre inoubliable qui restera comme un des moments forts de l'histoire du port de Sète. Un défilé républicain a parcouru la ville du môle Saint-Louis à la salle Georges Brassens pour une soirée festive animée par le groupe de flamenco "La Blanca Paloma" et "les graïles de Thau"

Reportage photo de notre ami Georges Vinci.
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Gazette de Sète du 21 mai

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Article publié depuis Overblog

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Rencontre avec l'ASEREF

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Rendez-vous le 25 mai sur le môle Saint-Louis à Sète

Publié le par Eloi Martinez Monegal


Le 25 mai 2009 ASEREF invite toutes celles et ceux qui ont au coeur l'Espagne Républicaine et son peuple en exil à se rassembler à 18h30 au môle Saint-Louis à Sète pour poser une plaque en souvenir des 1600 républicains espagnols qui grâce aux autorités mexicaines ont pu se sortir des camps de concentration français. C'est à bord du paquebot Sinaïa qu'ils ont fait la traversée. Partis du port de Sète le 25 mai 1939 ils sont arrivés le 13 juin 1939 dans le port de Veracruz, là ils ont été accueillis dignement.
Cette commémoration a le soutien de la région Languedoc-Roussillon, du Conseil général de l'Hérault et de la Ville de Sète.
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Exil vers le Mexique: le Sinaïa quitte le port de Sète le 25 mai 1939

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Le Sinaïa est le premier bateau d'exilés Républicains Espagnols en partance pour le Mexique. Il a quitté le port de Sète le 25 mai 1939. A son bord 1600 réfugiés en provenance pour la plupart des camps de concentration français. Notre association a décidé de commémorer à Sète le 25 mai 2009, le 70ème anniversaire de cet évènement. D'ores et déjà le Conseil Régional Languedoc Roussillon s'associe à cette manifestation et une plaque sera posée sur le môle Saint-Louis près du phare. Le gouvernement Mexicain et surtout le Président Lazaro Cardenas a toujours refusé de reconnaître le régime franquiste. La France de la troisième République pour sa part ne s'est pas honorée en envoyant Pétain à Burgos en tant qu'ambassadeur auprès de Franco alors que la République livrait enconre ses derniers combats. Le Mexique est le seul pays à avoir maintenu les relations diplomatiques avec le gouvernement républicain espagnol en exil. C'est aussi un pays qui a accueilli dignement les espagnols exilés. Pour toutes ces raisons et pour bien d'autres encore, nous seront nombreux le 25 mai pour rendre hommage à la fois aux Républicains Espagnols exilés au Mexique, mais aussi au Président du Mexique Lazaro Cardenas qui a eu le courage de défendre les valeurs républicaines au moment ou d'autres pays dont la France les foulaient au pied.
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ASEREF va suivre de près la suite qui sera donnée à ses demandes

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Le Chef de l'Etat, voir courrier ci-dessous (cliquer sur le courrier pour l'agrandir), a donc répondu à notre courrier. Le Président de la République transmet nos demandes au Ministre de l'Education ainsi qu'au Secrétaire d'Etat à la Défense et Aux Anciens Combattants afin qu'ils puissent étudier nos suggestions et nous fassent connaître la suite possible qu'il paraîtra possible de leur réserver. Nous prenons acte de cette réponse. ASEREF va suivre de très près la suite qui sera donnée à ses demandes.
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Réponse de la Présidence de la République à notre courrier

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Rencontre avec le Maire de Sète

Publié le par Eloi Martinez Monegal


Notre association a été reçue ce jeudi 16 avril par le maire de Sète François Commeinhes, Antoine de Rinaldo adjoint aux finances ainsi que par Gérard Bastide conseiller municipal délégué aux anciens combattants.
Cette entrevue fait suite à la demande d’ASEREF, qui a souhaité faire part au maire de propositions de manifestations commémoratives à l’occasion 70ème anniversaire de la Retirada.
La délégation était conduite par Eloi Martinez président d’ASEREF. Celui-ci a fait part des projets immédiats et à plus long terme à propos de l’hommage aux républicains espagnols exilés. Parmi ces projets:
Le 25 mai prochain, se déroulera à l’initiative d’ASEREF une commémoration quai d’Alger qui rappellera que le 25 mai 1939 le paquebot « Le Sinaïa » prenait la mer en direction du Mexique avec à son bord 1800 républicains espagnols qui venaient de passer par les camps de concentration français. Par ailleurs, fin 2009 en accord avec la direction du centre de vacances du Lazaret, se déroulera une cérémonie en souvenir des enfants d’Espagne accueillis sur ce site en 1937 après leur évacuation de Bilbao suite aux bombardements des forces fascistes allemandes soutenant Franco. Le Maire et les élus présents ont pris acte de ces propositions soulignant que la ville apporterait son aide logistique.
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ASEREF rencontrera jeudi 16 avril le Maire de Sète

Publié le par Eloi Martinez Monegal


L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) rencontrera jeudi 16 avril à 11h30 le Maire de Sète François Commeinhes.
ASEREF lors de l’exposition consacrée à l’exil des républicains espagnols s’était adressée à François Commeinhes pour solliciter cette rencontre dans la perspective d’une commémoration officielle à Sète du 70èmme anniversaire de l’exil. Dès 1937 des enfants évacués du Pays Basque lors de bombardements dans la région de Bilbao ont été accueillis au Lazaret et à la caserne Vauban notamment, avant d’être placés dans des familles d’accueil. Du port de Sète est parti pour le Mexique le 25 mai 1939 un paquebot, le Sinaïa, avec à son bord 1600 réfugiés espagnols qui venaient de passer par les camps de concentration français. Ce fut le premier bateau en partance pour le Mexique suite aux accords entre le gouvernement Mexicain et le gouvernement républicain espagnol en exil.
A Sète, les réfugiés républicains espagnols, ont contribué à la reconstruction du port après le bombardement de la ville en 1944. Enfin, de nombreuses familles espagnoles ont trouvé refuge à Sète et s’y sont installées.
L’immigration issue de la guerre d’Espagne est bien présente dans cette ville comme dans toute la région, les enfants et petits enfants pour la plupart français aujourd’hui y ont grandi.
ASEREF, fera part jeudi 16 avril de ses propositions au maire de Sète afin qu’un hommage officiel soit rendu au Républicains Espagnols.
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La presse espagnole fait écho à notre courrier au Président de la République

Publié le par Eloi Martinez Monegal

L'agence de presse espagnole Europa press a diffusé le 1er avril notre courrier adressé à Nicolas Sarkozy


Exiliados republicanos en Francia piden a Sarkozy un homenaje oficial y reconocimiento en sus libros de texto
miércoles, 1 de abril, 19.30

La Asociación para el Recuerdo del Exilio Republicano Español en Francia (ASEREF) ha enviado una carta al presidente francés, Nicolás Sarkozy, para pedir "un acto fuerte de reconocimiento", que rinda homenaje "oficial" a los republicanos españoles que fueron internados en campos de concentración galos y a los que se lucharon junto a sus tropas contra "la barbarie nazi". Además, quiere que esta parte de la Historia francesa "oculta" se integre en los manuales escolares de texto.
En la carta, a la que ha tenido acceso Europa Press, la asociación recuerda a los "decenas de miles" de españoles que, tras huir de la Guerra Civil y la represión franquista, acabaron internados en campos de concentración. "La Francia de la Tercera República no tenía ninguna razón para ejercer represión y vigilancia frente a los españoles refugiados, excepto si les considerara enemigos", afirma la misiva.
Además, denuncia la "gran responsabilidad" de Francia en las deportaciones de refugiados españoles, que si llegaban a España eran "fusilados o encarcelados y torturados", y si eran expulsados por "el lado nazi" acaban en campos de concentración y de exterminio como el de Mauthausen y su anexo Gusen" y recalca que el "importante papel" desempeñado por los republicanos españoles en la Resistencia para la liberación de Francia.
TRATADOS COMO PARIAS EN FRANCIA
Por todo ello, la asociación pide, "sin odio y sin espíritu de revancha", lo que, en su opinión, "debe ser simple justicia y debe contribuir al deber de la Memoria". En concreto, instan a Francia a "que rinda homenaje oficialmente a estas mujeres y hombres que luchaban por la libertad de los pueblos, expulsados por su país por un golpe de Estado militar contra un gobierno republicano legalmente elegido y tratados en el territorio de la República francesa como parias".
"Señor presidente de la República --continúa--, pedimos solemnemente que en nombre de Francia os expreséis para rendir justicia a estos olvidados de la Historia de Francia. Pedimos un acto fuerte de reconocimiento por parte de la República francesa ante aquellos que perdieron todo en su país y que dieron todo por Francia".
Además, solicitan al Estado francés que integre en los manuales de historia "esta parte de Historia de Francia oculta". Para ello, se ofrecen a mantener un encuentro con los ministros franceses implicados, para examinar "las modalidades de un verdadero reconocimiento y del derecho a la reparación moral, así como un enfoque que permita una nueva reflexión histórica sobre el contenido de las obras escolares".
Para la ASEREF, los jóvenes franceses "deben saber que extranjeros se levantaron junto a los franceses para defender el país que les acogió tan mal para defender las libertades frente a la barbarie nazi".
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