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ASEREF écrit au Président de la République

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF)

Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République Française.

Demande du droit à reconnaissance et à réparation morale des victimes républicaines espagnoles internées dans les camps de concentration français en 1939 et utilisées par la suite comme main d’œuvre forcée.

18 juillet 1936, un coup d’Etat tente de renverser la République Espagnole et son gouvernement légalement élu. Très vite Hitler et Mussolini soutiennent militairement les rebelles. La France qui, dans un premier temps fait mine de soutenir la République, se réfugie rapidement dans la politique de « non intervention ». En Espagne, le peuple résiste, mais faute d’aide, la République chute irrémédiablement en 1939.

Dans cette tourmente, la France tiraillée par sa conscience accueille dès 1937, de nombreux réfugiés espagnols sur son territoire suite, notamment, aux bombardements de Guernica et du pays Basque par l’aviation allemande au service de Franco. Cet exil s’est amplifié au fil des mois. Adultes et enfants ont pu trouver refuge en France grâce souvent à la solidarité et aux nombreux Comités d’Aide à l’Espagne Républicaine.
Mais, début 1939, après la capitulation de Munich, la France opère un blocus encore plus meurtrier à l’encontre de la République espagnole qui manque cruellement d’armement. Pendant ce temps les populations civiles sont bombardées en Catalogne par l’aviation fasciste italienne.

Des centaines de milliers de réfugiés républicains espagnols civils et militaires convergent vers la frontière française. Par dizaines de milliers, ils ont été internés dans des camps de concentration notamment dans le Sud de la France. Parmi eux des milliers sont morts dans ces camps suite à leurs conditions d’internement.

La France de la Troisième République n’avait aucune raison d’exercer répression et surveillance à l’encontre des espagnols réfugiés, sauf à les considérer comme des ennemis sur le territoire français.
Nous savons que la France c’est d’abord le peuple et que la solidarité du peuple français s’est exercée à l’égard des républicains espagnols dans cette sinistre période. Des français ont su porter haut les valeurs de fraternité de la patrie des droits de l’Homme, comme ceux aussi qui s’engagèrent dans les Brigades Internationales pour défendre la République espagnole lâchée notamment par la France et l’Angleterre sous prétexte d’une fausse neutralité, ce que les gouvernements de l’époque appelaient « la non intervention ».

Dès février 1939, la surveillance et le fichage de ces espagnols par les Préfets à la demande du gouvernement Daladier a permis plus tard au gouvernement de collaboration de Vichy de livrer ceux-ci soit à Hitler soit à Franco.
En Espagne, ils étaient fusillés ou emprisonnés et torturés à leur arrivée. Du côté nazis ils étaient déportés dans des camps de concentration et d’extermination tels Mauthausen et son annexe Gusen.
La responsabilité de la France est grande dans ces déportations, et pas seulement la France de Vichy mais aussi celle de la troisième République.
Monsieur le Président de la République, lors de votre discours en tant que candidat aux élections présidentielles le 3 mai 2007 à Montpellier vous avez dit notamment « les républicains espagnols qu’on a parqué dans les camps n’ont rien oublié ».
Non, ils n’ont rien oublié, leurs familles non plus.
Nous demandons, sans haine et sans esprit de revanche, ce qui doit être simple justice et doit contribuer au devoir de Mémoire. Nous demandons que la France rende hommage officiellement à ces femmes et hommes qui luttaient pour la liberté des peuples, chassés de leur pays par un coup d’Etat militaire contre un gouvernement républicain légalement élu et traités sur le territoire de la République française comme des parias.
N’oublions pas non plus, le rôle important joué par beaucoup de républicains espagnols dans la Résistance pour la libération de la France, n’oublions pas que la Deuxième DB de Leclerc rentrée victorieuse à Paris le 24 août 1944 étaient composée de nombreux républicains espagnols.
Monsieur le Président de la République, nous vous demandons solennellement qu’au nom de la France vous vous exprimiez pour rendre justice à ces oubliés de l’Histoire de France.
Nous demandons un acte fort de reconnaissance de la part de la République Française à l’égard de celles et ceux qui ont tout perdu dans leur pays et qui ont tout donné pour la France.
Nous demandons que soit intégrée dans les manuels scolaires cette partie de l’Histoire de France occultée.

L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) , est disponible pour envisager en coopération avec l’ensemble des associations engagées dans le devoir de mémoire qui le souhaitent, une rencontre avec les ministères concernés (Anciens Combattants et Education Nationale) pour que nous examinions les modalités d’une véritable reconnaissance et du droit à la réparation morale ainsi qu’une approche permettant une nouvelle réflexion historique sur le contenu des ouvrages scolaires. La jeunesse française doit savoir que des étrangers se sont levés aux côtés des français pour défendre le pays qui les avait si mal accueillis afin de défendre les libertés face à la barbarie nazie.

Eloi Martinez
Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France
aseref@netcourrier.com
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Midi Libre édition de Sète du 18 mars 2009

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Ils ne fuyaient pas, ils préfèraient mourir debout que vivre à genoux

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Réflexions après une expo.

A Sète, ville singulière, port ouvert sur la méditerranée, où l’Italie est comme chez elle et l’Espagne plus discrète y est tout aussi bien, nous avons pu grâce à nos amis de la Bourse du Travail exposer quelques épisodes d’une période sombre et peu glorieuse de l’histoire de France. L’expo « Rouges sous haute surveillance » avec plus de 700 visiteurs est un véritable succès et révèle à quel point le sujet est sensible.

Quelle émotion ! Au terme de cinq semaines d’une exposition consacrée aux républicains espagnols, l’envie de faire partager cette histoire ne nous quitte plus. Nous avons pu au travers de multiples rencontres dialoguer avec des témoins directs de l’exil et des combattants survivants de la guerre d’Espagne, rencontrer de nombreux fils et petits fils d’exilés. Chacun racontant son histoire, une histoire empreinte de douleur mais aussi révélant l’exigence du combat pour le devoir de mémoire.

Cinq semaines, non pas en ballon mais en exposition pour crier que nous voulons que cela se sache. Que l’on sache, que la France n’a pas été correcte dans l’accueil des réfugiés espagnols vaincus par le fascisme, des républicains internés dans des camps de concentration par le gouvernement d’une France républicaine. Une France qui déjà se préparait à collaborer avec l’Allemagne nazie.

Cinq semaines d’exposition à Sète où nous avons constaté l’attente de beaucoup de familles sur la recherche de la vérité historique pour cette période. La recherche des racines dans une période où les dangers que représentent l’intolérance, la xénophobie sont toujours présents.

Certains nous disent déjà qu’il faudrait oublier, ou bien que le sort des espagnols dans les camps français n’était pas si terrible, ou bien encore que les franquistes n’étaient pas si méchants que l’on veut bien le dire et que les républicains espagnols ont commis de leur côté bien plus de massacres et d’exactions… C’est aller un peu vite, car, certes une guerre est une guerre, mais, qui a soutenu Franco pendant la guerre d’Espagne si ce n’est Hitler et Mussolini ? et qui a lâché la République espagnole en prônant la non intervention si ce n’est le gouvernement de la France issu du Front Populaire ? Qui a ouvert les camps de concentrations français ? N’est-ce pas Monsieur Daladier, radical, ancien ministre de Blum ? Qui a nommé Pétain ambassadeur à Burgos pour reconnaître le régime franquiste en mars 1939 alors que la République espagnole livrait encore ses derniers combats, n’est-ce pas encore monsieur Daladier?

Non la France ne peut pas botter en touche sur cette histoire, et les commémorations ne suffisent pas. Nous ne voulons pas que l’on pleure sur le sort des pauvres réfugiés qui « fuyaient » devant l’avancée des troupes franquistes… Ils ne fuyaient pas, ils préféraient mourir debout que de vivre à genoux. Ils l’ont prouvé par la suite en combattant dans les rangs de la Résistance en France.

La France leur doit reconnaissance et respect.

Eloi Martinez
Président de l'Association pour le Souvenir de l'Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF)
aseref@netcourrier.com
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Revue de presse: Hérault du Jour du 16 mars 2009

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Revue de presse: Midi Libre du 16 mars 2009 édition de Sète

Publié le par Eloi Martinez Monegal


Eloi Martinez « Réparation pour les réfugiés espagnols »

VOS PAPIERS
Nom : Martinez Prénom : Eloi Age : 57 ans Profession : journaliste Signe particulier : son père, républicain espagnol, a passé la frontière en 1939. D'abord interné au camp d'Argelès-sur-Mer , il a ensuite été placé dans une ferme de département du Cher avant d'être envoyé en Allemagne. Son fils a obtenu de la justice que ce séjour en Allemagne soit considéré comme une période de travail forcé. L'expo "Rouges sous haute surveillance" à la Bourse du travail, organisée dans le cadre de la commémoration de la Retirada, vient de se terminer. Comment a-t-elle été perçue par le public ?Nous avons accueilli plus de 600 personnes en cinq semaines. Beaucoup d'enfants et de petits enfants de Républicains espagnols mais aussi des visiteurs qui ne sont pas liés à ces événements et qui ont découvert à cette occasion une page méconnue de l'Histoire de France.L'expo a suscité une très grande émotion. Les 130 messages laissés sur le Livre d'or en témoignent. Nous avons notamment accueilli la petite fille d'un réfugié. Elle avait été internée derrière les barbelés du camp d'Argelès à l'âge de 4 ans. En quittant l'expo, elle avait les larmes aux yeux.En fait, dans les familles de réfugiés, on parlait assez peu de cette période et il y a un grand besoin aujourd'hui de renouer les fils.Cette expo va déboucher sur de nouveaux objectifs pour l'association Aseref (1). Quelles actions concrètes allez-vous mener ?L'association sort renforcée de cette expo. Nous avons par exemple obtenu cinquante nouvelles adhésions. Et de nombreux visiteurs nous ont apporté des documents personnels, des photos, des actes administratifs, des témoignages. Cela va nous servir à constituer une solide base d'archives.L'un de nos buts sera d'aider les familles à faire des recherches sur leurs parents disparus, à essayer de compléter les histoires familiales. Nous travaillerons en réseau avec d'autres associations, en France et en Espagne.Vous allez également militer pour une reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans ce que vous appelez « une déportation politique »... L'ensemble des dossiers individuels que nous avons ou que nous allons constituer, cette mosaïque d'histoires personnelles, doit permettre de mieux connaître cette période occultée de l'Histoire de France. Et notamment les responsabilités de la France et du gouvernement Daladier, puis de Pétain, dans l'internement des réfugiés, la déportation, le travail forcé. Dans une politique de collaboration avec Hitler, on livrait les rouges. Nous allons demander réparation, au même titre que les juifs. Si nous ne sommes pas entendus, nous n'excluons pas de porter nos revendications sur le terrain judiciaire.Et puis, nous voulons que cette page de l'Histoire de France intègre les programmes scolaires.Ne craignez-vous pas d'être accusé de réécrire l'Histoire et d'entrer en conflit avec des historiens ?On sait que 500 000 réfugiés ont passé la frontière en 1939. Certains sont repartis en Espagne mais au moins 300 000 sont restés en France. Dans les camps de concentration français, il y a eu 15 000 morts. On respecte le travail des historiens. Il est complémentaire du nôtre. Les témoignages directs que nous avons recueillis doivent permettre de reconstituer le puzzle et de déboucher sur une reconnaissance nationale.Nous ne sommes pas opposés au débat. Certains historiens seront peut-être contrariés par notre travail. Mais nous avançons sur des bases solides.

Recueilli par François DORÉ

(1) Aseref : Association pour le souvenir de l'exil républicain espagnol en France.
Contact : 06 62 76 70 31.
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Invitation à la clôture de l'expo ce soir

Publié le par Eloi Martinez Monegal

L'exposition "Rouges sous haute surveillance" prend fin ce samedi 14 mars. Afin de dresser un bilan des cinq semaines d'exposition et de débats, l'ASEREF invite aujourd'hui à 18h30 à la Bourse du travail de Sète, à une assemblée publique suivie d'un apéritif convivial. Ce sera aussi l'occasion d'exposer les objectifs de l'association et d'évoquer nos actions à venir pour le devoir de mémoire.
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« Rouges » sous haute surveillance

Publié le par Eloi Martinez Monegal


La force de l’émotion
et la recherche
de la vérité historique

En ce samedi 14 mars 2009, cette émouvante exposition se termine. Avec près de 700 visiteurs en cinq semaines et plus de 50 adhésions à notre association, nous ne pouvons qu’être pleinement satisfaits du travail accompli par toute une équipe qui n’a ménagé ni son temps ni ses efforts.

Plus que jamais nous sommes confortés dans la justesse de notre combat pour le devoir de Mémoire. Plus que jamais nous allons faire en sorte que cette partie de l’histoire de France entre dans les écoles, collèges, lycées, universités; celle où la France internait des républicains espagnols dans des camps de concentration du fait de leurs idéaux de paix, de justice et de liberté et de leur détermination dans la lutte antifasciste. Plus que jamais nous allons intervenir auprès des plus hautes autorités de l’Etat français pour qu’il y ait reconnaissance des responsabilités de celui-ci dans ces actes indignes d’une République, pour qu’il y ait une juste réparation à l’égard des victimes internées dans les camps et/ou exploitées dans le cadre du travail forcé avant Vichy et pendant Vichy et de leurs familles.

A toutes celles et tous ceux qui sont venus la gorge nouée par l’émotion et avec la volonté de comprendre pourquoi la France pays des Droits de l’Homme a si mal accueilli leurs parents, nous disons: ensemble nous allons rechercher la vérité historique et exiger la justice. Bien sûr cela ne rendra pas un être cher et peut-être diront certains cela vient un peu tard… Certes, mais il n’est jamais trop tard pour mener des combats justes et pour que la jeunesse de ce pays issue notamment de nombreuses communautés immigrées sache ce que l’on faisait des libertés dans la France de 1939. Pour que cette jeunesse agisse pour la défense de celles-ci et des droits de l’Homme dans la France de 2009 où les centres de rétention sont aussi indignes que l’existence des camps de concentration il y a 70 ans.

ASEREF
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Sète doit rendre hommage aux Républicains espagnols

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Le courrier ci-dessous a été remis au maire de Sète et à l'ensemble du conseil municipal le 28 février 2009


Monsieur le Maire de Sète
Hôtel de Ville
34200 Sète

Objet : commémoration 70ème anniversaire de l’exil républicain espagnol

Monsieur le Maire,
Copie : Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,

En cette année 2009 a lieu la commémoration du 70ème anniversaire de l’exil Républicain Espagnol en France. Notre association expose actuellement et jusqu’au 14 mars inclus à la Bourse du Travail. Plus de 500 visiteurs ont pu participer à nos différentes initiatives dans ce cadre. Nous sommes d’ailleurs sollicités par des enseignants et établissements scolaires afin que les jeunes découvrent une partie méconnue de notre histoire de France, celle de l’accueil des républicains espagnols.

Nous savons qu’à Sète comme ailleurs, des solidarités ce sont développées pour accueillir enfants, femmes et familles de républicains espagnols, nous savons qu’à Sète comme ailleurs les réfugiés espagnols notamment, tout comme les immigrés italiens ont contribué à l’essor de la cité. N’est-ce pas des réfugiés espagnols travaillant dans les carrières de l’entreprise Mazza qui ont participé à la reconstruction de la ville après les bombardements allemands de la deuxième guerre mondiale ?

Sète a accueilli au Lazaret sous l’égide du Comité d’Accueil des Enfants d’Espagne, dont le siège héraultais se situait précisément à la bourse du travail, de nombreux enfants de la guerre d’Espagne qui furent évacués de Bilbao au plus fort de la guerre en 1937.

L’ASEREF, propose que la ville de Sète rende hommage aux Républicains Espagnols en cette année commémorative du 70ème anniversaire de l’exil républicain Espagnol. Nous sommes à votre disposition pour une rencontre afin d’examiner les modalités de cet hommage qui pourrait avoir lieu sous la forme de la pose d’une plaque sur un site à déterminer.

Ne doutant pas de l’attention que vous porterez à notre demande, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos respectueuses salutations.

Eloi Martinez
Président d’ASEREF
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Rencontre du 28 février avec les adhérent(e)s d'ASEREF

Publié le par Eloi Martinez Monegal


C'était samedi soir, une assemblée sympathique qui rassemblait de nombreux nouveaux adhérents à notre association, l'occasion d'évoquer nos projets avant de passer au buffet (encornets farcis) préparés par les amis d'Antoine Beltran que nous remercions particulièrement... Une soirée qui en appelle d'autres. Hasta siempre!
(photo Georges Vinci)
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« Retirada »: les enfants des républicains espagnols à l'offensive pour le devoir de mémoire

Publié le par Eloi Martinez Monegal


Notre exposition « Rouges sous haute surveillance », a été l’occasion pour de nombreux descendants de républicains espagnols de partir en quête de leur histoire. Pour bon nombre de ceux que nous avons rencontrés, ils ou elles ignoraient certains aspects de l’histoire de leurs parents ou de leurs grands parents. Nos rencontres tout au long de ces journées passées à la bourse du travail ont été fructueuses et porteuses d’avenir. Au-delà des 500 visiteurs en trois semaines, ce sont près d’une cinquantaine d’adhésions qui viennent renforcer notre association.
Samedi 28 février, nous avons réuni nos adhérents pour un bilan de notre action commémorative et pour se fixer quelques objectifs. Nous avons convenu, qu’au delà des commémorations, il s’agit de faire vivre le devoir de mémoire au quotidien.
Nos différentes initiatives (débats, hommages…) ont profondément marqué, nous allons poursuivre. Mais, une chose est sûre, la Retirada (la retraite) n’est pas dans le tempérament des républicains espagnols qui n’ont jamais baissé les bras face au fascisme (voir leur combat dans la résistance). Réduire cet exil à une retraite et à une déroute serait tout simplement faire du négationnisme. Aujourd’hui, nous, enfants et petits enfants avons le devoir de poursuivre le combat de nos parents pour la paix, la justice et la liberté, d’œuvrer pour la vérité et de pointer les responsabilités de l’Etat français, qui considérait les républicains espagnols comme des ennemis sur le territoire de la République Française. Des vérités qui dérangent certes, mais des vérités qu’il faudra bien entendre…

Eloi Martinez
Président d’ASEREF
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Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Lu dans "l'Hérault du Jour"

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Un tableau offert par François Carmona

Publié le par Eloi Martinez Monegal


L'artiste peintre Sétois, François Carmona, fils de Républicain espagnol, a offert un magnifique tableau qu'il a réalisé spécialement pour notre asssociation.

Sur la photo de g à dr: François Carmona, Antoine Beltran et Eloi Martinez président d'ASEREF.
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L'expo est prolongée jusqu'au 14 mars 2009

Publié le par Eloi Martinez Monegal

Plus de 500 visiteurs pour notre exposition "Rouges sous haute surveillance" présentée à la bourse du travail de Sète qui devait se clôturer le 28 février. Devant le succès de notre manifestation dans le cadre du 70ème anniversaire de la retirada, l'ASEREF a décidé de prolonger l'expo jusqu'au 14 mars inclus.
Bourse du travail de Sète, 14 rue Jean Jaurès.
aseref@netcourrier.com
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Images d'un Hommage

Publié le par Eloi Martinez Monegal


Lectures de poèmes en hommage à Federico Garcia Lorca et Antonio Machado.


Une assistance nombreuse et attentive


Gérard Franco, auteur compositeur interprète, a animé la partie musicale de la soirée


Antoine Beltran, témoigne de sa douleureuse enfance. Lui interné dans un camp lors de la retirada et son père en prison.


Armande Maillet, catalane, se souvient de la retirada dans les pyrénées orientales, et aussi de l'aide qu'elle a apporté aux espagnols dont la vie était en danger pendant la période franquiste.


Manuel Madrona, fêtait ses 82 ans ce 20 février.
Engagé dans la lutte anti franquiste très tôt, il a passé 10 ans de sa vie dans la prison de Burgos.


Marcel Diaz, 89 ans, a combattu à Teruel à l'âge de 16 ans.


La soirée de vendredi 20 février avait pour objet de rendre hommage aux républicains espagnols et aux brigades internationales. Comme pour les précédentes soirées, une forte participation et des témoignages émouvants. Nous publions une série de photos prises par notre ami Georges Vinci.
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Débat émouvant et intense

Publié le par Eloi Martinez Monegal




Samedi 14 février, a eu lieu une rencontre débat à la Bourse du Travail de Sète sur le thème de la surveillance et la répression à l"encontre des républicains espagnols en 1939. Un public nombreux a participé à cette nouvelle initiative de l'ASEREF dans le cadre du 70ème anniversaire de l'exil. Une soirée où se mêlaient émotion et réflexion sur le devoir de mémoire
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Vernissage de l'expo: revue de presse

Publié le par Eloi Martinez Monegal




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Expo à Sète du 6 au 28 février 2009

Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Publié le par Eloi Martinez Monegal


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Appel à témoignages

Publié le par Eloi Martinez Monegal

L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) organise à la Bourse du Travail de Sète (Hérault) du 6 février au 28 févier 2009 une exposition dans le cadre de la commémoration du 70ème anniversaire de l’exil des républicains espagnols qui furent parqués dans des camps de concentration sur notre littoral début 1939. Cette exposition intitulée « Rouges sous haute surveillance » relate à partir de témoignages, documents et coupures de presse de l’époque, la surveillance et la répression dont on été victimes les républicains espagnols sur le territoire français de la part du gouvernement de la troisième République puis par celui de Pétain.
ASEREF, souhaite à l’occasion de cette exposition, recueillir également des témoignages et documents concernant cet exil de la part de personnes dont les parents ou elles mêmes ont vécu cette période et résidant à Sète ou dans le bassin de Thau. Pour ce faire une permanence se tiendra mercredi 14 janvier à 18 heures à la bourse du travail de Sète, 16 rue Jean Jaurès.

Contact : aseref@netcourrier.com
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Il y aura bientôt 70 ans...

Publié le par Eloi Martinez Monegal


Il y a près de soixante dix ans, alors que le monde s’acheminait vers une deuxième guerre mondiale, la France de la 3ème République ouvrait des camps de concentration pour y interner les Républicains Espagnols. L’Espagne Républicaine vaincue par Franco chutait. Le dictateur avait bénéficié dès 1936 du soutien de Hitler et de Mussolini. La France et l’Angleterre prônaient alors la politique dite de « non intervention » laissant ainsi le champ libre aux assassins de la République Espagnole.

En février 1939, le flot des réfugiés espagnols traverse les Pyrénées. 500 000 civils et soldats républicains. La plupart des camps furent ouverts pour interner les Républicains Espagnols, et puis ce fut le tour d'autres étrangers, de juifs, de résistants. Nombreux sont ceux qui passèrent des camps français aux camps d'extermination nazis par la suite. Le littoral du Languedoc Roussillon était jalonné de camps: Argelès sur Mer, Saint Cyprien, Le Barcarès, Agde, mais aussi des dizaines d’autres sur l’ensemble du territoire français.

La guerre d'Espagne (1936 – 1939) fut une tragédie comme toutes les guerres. La particularité, c'est qu'elle fut le véritable début de la seconde guerre mondiale. Les combattants Républicains Espagnols et les membres des Brigades Internationales ne s'y étaient pas trompé, eux qui ont poursuivi leur combat sur le territoire français après 1939 contre le même ennemi: le fascisme international.
Aujourd’hui, cette histoire reste à écrire, en Espagne de nombreuses associations pour la récupération de la mémoire historique ont entamé un travail considérable, en France des associations constituées souvent à l’initiative d’enfants ou de petits enfants de Républicains Espagnols se développent et multiplient les actions relatives également à la mémoire historique.
L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) qui a été créée en 1999, vient de créer ce blog afin de contribuer également au travail de mémoire.
De nombreuses initiatives vont se dérouler en 2009 pour le 70ème anniversaire de l’Exil Républicain Espagnol, ASEREF y prendra toute sa place et vous tiendra informés de ses actions.

N’hésitez pas à nous adresser vos commentaires, vos propositions.

Pour tout contact ou adhésion à l’association : aseref@netcourrier.com
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